Le pape François se recueille au mémorial du Musée des occupations et des combats de la liberté de Vilnius, le 23 septembre 2018.
Le pape François se recueille au mémorial du Musée des occupations et des combats de la liberté de Vilnius, le 23 septembre 2018.
REUTERS/Max Rossi
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Le pape François commémore l'Holocauste des Juifs de Lituanie

Pour sa deuxième journée en Lituanie, le pape François a célébré une messe à Kaunas, la deuxième ville de Lituanie. Tout s’est conjugué au superlatif. Plus de 100 000 personnes étaient présentes, 800 prêtres accompagnaient le souverain pontife et l’office a été chanté par 260 chanteurs. Le pape a entamé samedi 22 septembre 2018 une tournée de quatre jours dans les trois pays baltes.
Par RFI -

Avec notre correspondante à Vilnius,  Marielle Vitureau et notre envoyé spécial, Xavier Le Normand

Petit pays d’Europe de l’Est, la Lituanie a été victime des deux totalitarismes du 20e siècle : le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale puis l’occupation soviétique jusqu’en 1990. Au second jour de sa visite dans ce pays, le pape François a décidé de rendre hommage aux nombreuses victimes de ces deux régimes.

Rassemblée dès les petites heures du matin dans le grand parc au confluent de deux fleuves, la foule de croyants a été exaltée puis émue par les propos du pape. Le souverain pontife a de nouveau choisi de parler de l’histoire de la Lituanie. « Il y a 75 ans, cette nation vivait la destruction définitive du ghetto de Vilnius. »

Discerner et se souvenir

Le 23 septembre est en effet la date de la liquidation du ghetto de Vilnius. Près de 95 % des 200 000 Juifs de Lituanie ont péri lors de l’Holocauste. Après la prière de l'Angelus, François a souligné qu'il irait prier dans l'après-midi devant le monument aux victimes du ghetto de Vilnius. « Je réserve, en ces jours, une pensée spéciale à la communauté juive », a-t-il ajouté. Puis, le pape a visité les anciens locaux du KGB, où un millier de personnes ont été sommairement exécutées.

Le pape a lancé un appel. Il faut du « discernement », a-t-il dit,un mot-clé du lexique de ce pontificat,« afin de découvrir à temps tout nouveau germe de cette attitude pernicieuse, toute atmosphère qui atrophie le cœur des générations qui n’en ont pas fait l’expérience et qui pourrait courir derrière ces chants de sirène. »

Se souvenir, a expliqué le Saint-Père lors d’une messe, est nécessaire : c’est en effet selon lui le seul « remède » pour éviter que ces atrocités ne se reproduisent. Et si un peuple veut à nouveau dominer les autres, le pape François l’invite plutôt à se faire « le dernier de tous et le serviteur de tous ».

Demain, le pape François consacrera sa journée à visiter la Lettonie.

Publié le 25/10/2019 - Modifié le 23/01/2020

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