Président Charles De Gaulle (g) serrant la main du chancelier allemand Konrad Adenauer (d) au Palais de l’Élysée à Paris en 1963.
Président Charles De Gaulle (g) serrant la main du chancelier allemand Konrad Adenauer (d) au Palais de l’Élysée à Paris en 1963.
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Il y a 40 ans, de Gaulle et Adenauer se découvrent

Le Traité de l’Élysée, dont la France et l’Allemagne célèbrent le quarantième anniversaire le 22 janvier 2003, est l’aboutissement de la volonté de ces deux hommes d’État.
Par Dominique de Courcelles -

« Personne ne peut mieux que lui saisir ma main, mais personne ne peut mieux que moi la lui tendre », disait en 1958 le général de Gaulle à peine revenu au pouvoir et fermement décidé à construire avec le chancelier Adenauer une nouvelle relation entre les deux pays.

En l'espace de 70 ans seulement, la France et l'Allemagne s'étaient affrontées au cours de trois guerres particulièrement meurtrières. Deux hommes allaient décider de mettre fin à ce cycle de haine, de transformer irrévocablement les relations entre les deux voisins et l'histoire de l'Europe.

Une grande amitié

Après avoir refusé plusieurs invitations du général de Gaulle, dont il se méfiait notamment à cause de son nationalisme, Konrad Adenauer qui, quant à lui, se voyait toujours comme le représentant d'un pays vaincu, finit par se rendre, avec beaucoup d'appréhension, à Colombey-les-Deux-Églises, la résidence privée du chef d'État français.

Ce sera le début d'une grande amitié entre les deux hommes. «J'étais heureux d'avoir trouvé un autre homme que ce que j'avais craint », reconnaîtra le vieux chancelier à l'issue d'un tête-à-tête de deux jours. Mûri au fil des entretiens et des visites de part et d'autres du Rhin, l'accord franco-allemand aura, selon les souhaits de Konrad Adenauer la forme d'un traité pour mieux le rendre irrévocable, «l’œuvre la plus importante de mes 14 années à la chancellerie», confiera le chancelier au Général peu de temps avant sa mort en 1967.

Publié le 24/09/2015 - Modifié le 12/01/2018

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