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Cent ans après le génocide, les Arméniens souffrent toujours

Manifestation commémorant le 99ème anniversaire du génocide des Arméniens, le 23 avril 2014 à Yerevan, en Arménie.
Manifestation commémorant le 99ème anniversaire du génocide des Arméniens, le 23 avril 2014 à Yerevan, en Arménie.
Karen Minasyan / AFP
Le 24 avril 2015, le pays célébrera le centième anniversaire du Génocide arménien, qui a fait environ un million et demi de victimes. Aujourd’hui, la mémoire de cette tragédie reste vive dans chaque famille arménienne, tout comme la souffrance de ne pas être reconnus comme victimes d’un génocide partout dans le monde, notamment en Turquie.

19'30" - Première diffusion le 13/04/2015

À Erevan il n’existe pas de famille qui n’aurait pas été touchée par le génocide. Les rescapés encore vivants s’en souviennent alors qu’ils étaient de très jeunes enfants à l’époque. Les descendants de cette génération témoignent aussi des souffrances de leurs ancêtres et de leurs péripéties macabres.

Le mémorial dédié aux victimes, le Tsitsernakaberd (« le fort aux hirondelles » en arménien), retrace cette douloureuse histoire. Situé sur une des collines du nord-ouest de la capitale arménienne, le monument a été érigé en 1966. Devenu un véritable lieu de pélerinage, il abrite le Musée-Institut du Génocide Arménien (MIGA) qui a ouvert ses portes en 1995 à l’occasion de la commémoration du quatre-vingtième anniversaire du génocide.

Les Arméniens, qui ont fui l’Arménie occidentale, ont aussi réussi à emporter un grand nombre de livres précieux, témoins de leur histoire. Tout ce patrimoine culturel a ensuite été restitué à l’Arménie devenue indépendante. Ainsi le Matenadaran Mashtots (1), musée des manuscrits anciens et institut de recherche, est l'un des plus riches dépôts de manuscrits et de documents au monde. Il est inscrit au Registre international « Mémoire du monde » de l’Unesco depuis 1997. Véritable trésor national, il est riche d’une collection d'environ 17 000 manuscrits dans les domaines de la science et de la culture antique et médiévale d'Arménie.

 (1) Le Matenadaran Mashtots tient son nom de l'inventeur de l'alphabet arménien en 405, le moine Mesrop Mashtots.  

Publié le 17/02/2016 - Modifié le 24/04/2018 - Par Piotr Moszynski

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