Le président français Emmanuel Macron avait décidé d'organiser ce sommet après le retrait américain du pacte historique contre le réchauffement climatique.
Le président français Emmanuel Macron avait décidé d'organiser ce sommet après le retrait américain du pacte historique contre le réchauffement climatique.
Étienne Laurent / Pool / Reuters
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Moins d'énergies fossiles, investissements verts: les promesses du sommet climat

Des acteurs publics, des philanthropes et des entreprises venus de toute la planète étaient réunis le mardi 12 décembre 2017, près de Paris, pour un sommet sur le climat destiné à donner un nouveau coup de fouet à la lutte contre le réchauffement climatique. La plupart des projets, qui ont été dévoilés ou précisés à l’issue de cette rencontre, ont pour ambition de dégager de nouveaux financements, les fonds faisant aujourd'hui cruellement défaut pour la mise en œuvre des objectifs de la COP21.
Par RFI -

Avec notre envoyé spécial à Boulogne-Billancourt, Altin Lazaj

Des dizaines de milliards d’euros vont être consacrés à la lutte contre le changement climatique. Les engagements ont été pris par des gouvernements, des institutions financières, des entreprises multinationales ou encore des fondations privées.

Les annonces les plus significatives viennent des institutions financières : la Banque centrale, les banques privées, les fonds souverains. La Banque mondiale a ainsi fait savoir qu’elle arrêtera de financer l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz après 2019. L’assureur AXA a décidé de ne plus assurer de projet de construction de centrales à charbon. Enfin, d’autres institutions, comme la BNP Paribas, ont annoncé qu’elles ne financeront plus les projets d’exploitation de pétrole et de gaz.

Plus d'argent pour les projets « verts »

Outre le désengagement des énergies fossiles, ces institutions ont décidé d’augmenter la part de leur portefeuille d’investissement destiné aux projets verts. Des fonds publics et privés vont être consacrés par exemple aux événements extrêmes dans les États insulaires ou pour la protection des terres et des ressources en eau.

Pour l’instant, cette avancée n’est pas encore suffisante. Pour réussir la transition énergétique, il faudra 3 500 milliards de dollars par an d’investissement dans le secteur énergétique pendant 30 ans. On est encore loin du compte. Mais ce sommet est important car il marque un changement des mentalités. La finance privée au service du climat était quelque chose d’inimaginable il y a dix ans… Aujourd’hui, ils sont enfin conciliables.

Mais le président français a prévenu : « On est en train de perdre la bataille », appelant à une mobilisation plus rapide et plus importante pour faire face aux défis du réchauffement climatique. « L'urgence est devenue permanente et le défi de notre génération est d'agir, agir plus vite et gagner cette bataille contre le temps, cette bataille contre la fatalité, pour mettre en oeuvre des actions concrètes qui vont changer nos pays, nos sociétés, nos économies. »

On ne va pas assez vite, et c'est ça le drame... (...) On est en train de perdre la bataille.

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 00'57" - Le cri d'alarme du président français Emmanuel Macron

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 01'13" - Bilan du sommet de Paris sur le climat

Publié le 13/12/2017 - Modifié le 13/12/2017

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