Un terminal de bus à Séoul.
Un terminal de bus à Séoul.
JUNG YEON-JE / AFP
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Une « route électrique » pour les bus sud-coréens

La Corée du Sud a mis cette semaine à l’essai plusieurs kilomètres de « routes électriques » : des bus sont propulsés par des câbles enterrés sous l’asphalte. Ils absorbent cette électricité tout en roulant, sans aucun contact. Une technologie qui pourrait présenter de nombreux avantages.
Par RFI -

Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

C’est une route sortie tout droit d’un film de science-fiction. Dans la ville très industrielle de Gumi, au centre de la Corée du Sud, 24 kilomètres de « routes électriques » seront expérimentés pendant 4 mois.

Ces voies du futur permettent aux bus de se recharger en permanence, par induction magnétique, lorsqu’ils passent au-dessus des câbles enterrés. Ceux-ci sont installés à des intervalles réguliers, notamment aux feux rouges.

Un bus à 470 000 euros pièce

Cette technologie a été mise au point par le prestigieux KAIST, l’institut coréen des sciences et des technologies avancées. Elle permet d’éviter de construire de coûteuses stations de recharge pour véhicules électriques, des stations devenues inutiles. Elle offre aussi l’avantage de diviser par cinq la taille des batteries à bord des bus.

Si l’électrification des routes est relativement bon marché, reste encore à résoudre le problème du coût : un bus à induction magnétique coûte pour le moment la bagatelle de 470 000 euros pièce.

Voir ci-dessous la vidéo de présentation du projet (en anglais) :

 

Publié le 22/12/2015 - Modifié le 22/12/2015

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