#Français de l’actualité

Vice (préfixe)

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Avec Daniel Kablan-Duncan, la Côte d’Ivoire vient de se doter d’un vice-président. La fonction existait déjà, elle était prévue par la Constitution, mais son titulaire n’était pas nommé. Voilà qui est fait ! Alors qu’est-ce exactement qu’un vice-président ? Une personnalité qui double le président, qui peut le remplacer, se substituer à lui, et d’ailleurs exercer l’intérim si le président en titre est empêché, ou s’il vient à mourir. Vice est une particule, qui nous vient du latin où elle signifie « à la place de ». Et elle ne s’utilise que dans une certaine position : accolée au nom d’une autre fonction, avec un trait d’union qui lie les deux mots. Ainsi peut-on parler d’un vice-roi, d’un vice-consul, d’un vice-ministre ou d’un vice-chancelier…  Alors on se doute bien que c’est une fonction de prestige, que c’est un poste haut placé. Ne serait-ce que parce que Daniel Kablan-Duncan était auparavant Premier ministre. Il s’agit d’une certaine façon d’une promotion… mais attention, vice-président n’est pas président. Comme s’il exerçait les fonctions de président en second !

Les manières d’exprimer ce genre de fonction sont nombreuses. Dans la magistrature par exemple, on parle d’un substitut : le substitut d’un procureur est celui qui prend sa place, le cas échéant. En fait le substitut est un magistrat, dont la fonction est hiérarchiquement placée moins haut que celle du procureur. Mais le mot même indique la vocation première de cette fonction : se substituer au procureur. Pour un député, le mot est différent : on parle d’un suppléant. Et cette fonction est bien plus proche de ce que le mot indique : si le député est obligé d’abandonner ses fonctions, par exemple lorsqu’il est appelé à des fonctions gouvernementales, le suppléant prend sa place, le temps de son absence.

Alors on parle évidemment aussi d’adjoint quand quelqu’un travaille directement avec une autre personne, en étant sous ses ordres, mais avec un certain niveau de responsabilité. Et l’image évoquée par ce mot n’a rien d’humiliant ou de dépréciatif : l’adjoint est à côté de son chef. Jadis c’était souvent le mot « sous » qui servait à nommer ces fonctions : un sous-directeur, un sous-secrétaire d’Etat, un sous-préfet… Mais cette position inférieure gênait, surtout pour des cadres qui avaient en général beaucoup de personnel à diriger, même s’ils n’étaient pas tout en haut de la pyramide. C’est pourquoi ces formations ont pratiquement disparu aujourd’hui :on ne parle plus de sous-chef de gare, mais de chef de gare adjoint.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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