#Français de l’actualité

Succéder

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Qui va succéder à David Cameron ? On ne le sait pas pour l’instant : on sait seulement que le Premier ministre britannique a décidé de quitter ses fonctions à la rentrée, et que Boris Johnson qu’on voyait déjà à ce poste, renonce à le briguer, à y prétendre. On ne sait donc pas qui va prendre la suite de Cameron, lui succéder ! Et c’est un sens fréquent de ce mot succéder, qui la plupart du temps concerne des postes importants… mais pas uniquement : un subalterne succède aussi à un subalterne, même si on en parle moins. Quant au nom successeur, il est couramment employé lorsqu’on se réfère à celui qui reprend la fonction d’un autre. Succéder c’est donc prendre la suite de quelqu’un, bien que les deux mots, même s’ils se ressemblent, n’appartiennent pas à la même famille.

Il est évident que le mot s’utilise souvent à propos de positions régnantes : un roi, un président succède à un autre. Et quand il y a plusieurs prétendants, on peut parler de querelle de succession, voire de guerre : guerre de Succession d’Autriche, d’Espagne. Et l’ordre de succession est la liste de tous ceux qui pourront prétendre au trône en cas de vacance du pouvoir : le fils aîné du roi, son cadet, son neveu, son petit-fils etc…

La continuité du pouvoir n’implique pas forcément que le témoin est passé volontiers d’un dirigeant à un autre : on peut avoir évidemment des jeux d’alternance, en particulier dans les systèmes démocratiques : en 1981, Giscard d’Estaing n’a pas remis de gaieté de cœur le pouvoir à François Mitterrand. Pourtant l’idée de filiation est souvent contenue dans celle de succession, et en tout cas, ce mot a un autre sens, lié à celui d’héritage. La succession désigne alors tout le processus de transmission, et par extension tout ce que comporte cet héritage : on peut refuser une succession quand on n’accepte pas d’hériter des biens de quelqu’un ; on ouvre, on règle, on liquide une succession. On parle de disposition, de lois successorales. En revanche on ne parle pas de successeur à propos de celui qui hérite : le mot héritier a pris toute la place.

Et bien sûr, le verbe succéder a aussi un sens tout à fait ordinaire : les jours se succèdent, c'est-à-dire se suivent, avec en général quand on emploie ce mot, l’idée d’une régularité dans cet alignement.

Un mot d’orthographe pour finir, car la faute est fréquente : le participe passé ne s’accorde pas : les jours et les nuits se sont succédé.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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