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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

De nouveau Donald Trump s’en prend à la justice américaine, qui réagit. Les juges, même s’ils sont du même bord que le pouvoir politique, n’aiment pas en général qu’on leur dicte leur conduite et le Président de la Cour Suprême des États-Unis a fait savoir qu’il prenait mal les déclarations qui mettaient en cause l’impartialité de ses collègues.

Alors bien sûr, on peut s’interroger sur le sens de ce mot juge, bien que tout le monde sache à peu près ce que c’est : on en a dans tous les pays, et ce sont d’abord ces magistrats qui sont chargés de rendre la justice, de dire si un accusé est coupable ou pas, et quelle peine il encourt. Évidemment il arrive qu’il n’y ait pas un seul juge : dans les cours d’assises françaises par exemple, on a un jury avec douze personnes qu’on appelle alors des jurés. L’origine des deux mots est la même, mais on a alors une décision collective.

Et si juge, jury et juré viennent de la même origine latine, on sent tout de suite qu’elle a un rapport étroit avec la justice.

Pourtant la formation du mot juge est plus compliquée et son origine est très intéressante : le mot juge dérive du latin judex, ou plus précisément de la forme du mot à l’accusatif : judicem. Et on y retrouve une double racine jus, et dicere qui signifie dire. Le juge est donc celui qui dit le droit, et c’est essentiel. En français contemporain, on parle encore du prononcé d’un jugement. La décision de justice n’est donc écrite qu’après coup. Au départ, elle est dite, et cette parole est prééminente.

Alors on ne saurait expliquer techniquement ici quels sont les pouvoirs et les attributions d’un juge : ils changent selon les pays et les époques. Et même aujourd’hui en France, des juges, on en a de toutes les sortes : juge aux affaires familiales, juge des tutelles juge des enfants, juge d’application des peines, etc. Et on se souvient par exemple du juge de paix qui n’existe plus aujourd’hui, ou juge d’instance, qui statue sur des affaires quotidiennes, dites de simple police.

Maintenant on peut aussi se souvenir que le juge déserte souvent les prétoires : simplement il tranche, il donne une décision. En sport par exemple. On parle d’arbitre, mais parfois de juge de touche. Et dans la vie courante, celui qui est bon juge est celui qui a l’opinion juste ?

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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