#Français de l’actualité

Journal en français facile du 16/01/2016 - 20h00 - 20h10 TU

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RFI
Transcription

Il est 20h TU 21h à Paris. Bienvenue si vous nous rejoignez sur RFI
 
Céline Pellarin :
Le journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet. Bonjour Sylvie.
 
Sylvie Berruet :
Bonsoir Céline, bonsoir à tous  
 
CP :
Dans l'actualité de ce samedi 16 janvier, l'attaque terroriste dans le centre-ville de Ouagadougou au Burkina Faso a fait au moins 29 morts. Le commando d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique était bien organisé comme l'explique le ministre burkinabè des affaires étrangères. Vous l'entendrez dans ce journal
 
SB :
Un échange de prisonnier sans précédent entre les États Unis et l'Iran. Parmi les détenus concernés par cette mesure : un journaliste du Washington Post emprisonné à Téhéran depuis plus de 500 jours.
 
CP :
Et comme tous les samedis nous retrouverons Yvan Amar pour le mot de la semaine, qui est ce soir en rapport avec les élections à Taïwan.

SB :
Au Burkina Faso au moins vingt-neuf personnes ont été tuées dans l'attaque jihadiste contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, la nuit dernière, selon un nouveau bilan du ministre de la Sécurité intérieure.

CP :
On compte deux Français parmi les victimes. La justice française a donc ouvert une enquête pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste. L'attaque revendiquée par le groupe Al-Qaïda au Maghreb Islamique, a débuté vendredi soir et s'est poursuivie jusqu’à cet après-midi. Les forces de sécurité du Burkina Faso avec des soldats français et américains, ont repris le contrôle de l'hôtel Splendid, cible du commando terroriste. Des assaillants bien organisés et qui s'étaient installés dans l'hôtel avant le début de l'attaque comme l'explique le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry.

L'information qui se recoupe avec celle-ci côté Burkinabè, c'est qu'effectivement il y avait un groupe de personnes qui étaient déjà à l'hôtel; qui ont même participé à la prière du vendredi de la Mosquée d'à côté et qui ont été rejoints le soir par des vrais commandos qui ont enclenché les hostilités, si on peut dire. Au Capuccino et devant l'hôtel en tuant d'abord les vigiles. Donc on pense qu'il y avait des éléments précurseurs qui étaient là. C'est un peu toujours le même problème de la sécurité, du renseignement, du bon renseignement. La revendication AQMI, Al Mourabitoune, qu'est-ce que vous en pensez ? C'est une situation globale sous régionale, le président Roch Kaboré l'avait souligné dans son discours d'investiture. Il faut une constatation entre les pays pour faire face à une menace qui est sous régionale, qui est internationale, qui est même mondiale. Et nous ne sommes pas étonnés de cette revendication.

CP :
Le chef de la diplomatie du Burkina Faso répondait à Christophe Boisbouvier. Et on vient de l’apprendre, deux Suisses sont morts dans cette attaque survenue à Ouagadougou selon le ministère suisse des Affaires étrangères. Et sachez qu’avant l'attaque du centre-ville de Ouagadougou, un couple d'Australiens octogénaires qui ont plus de quatre-vingt ans, a été enlevé dans le nord du pays, à la frontière malienne. Un responsable du groupe jihadiste Ansar Dine a affirmé qu'ils sont détenus par des jihadistes lié à Al-Qaïda.

SB :
Les chefs de la diplomatie des États-Unis et de l'Iran étaient réunis aujourd’hui à Vienne en Autriche.

CP :
John Kerry et Mohammad Javad Zarif ont finalisé l'application de l'accord sur le nucléaire iranien. Un texte qui doit lever les sanctions économiques contre Téhéran si l'Agence internationale de l'énergie atomique confirme que l'Iran n'a pas tenté de fabriquer une bombe atomique. Autre avancée diplomatique qui s'est produite aujourd'hui : l'échange de prisonniers entre Washington et Téhéran. Les précisions à New York de Grégoire Pourtier.

Cet échange concerne le journaliste du Washington Post Jason Rezaian, notamment condamné par Téhéran pour espionnage et emprisonné depuis dix-huit mois, ainsi qu'un ancien marine, incarcéré depuis 2011 lui aussi pour espionnage, un pasteur et une quatrième personne. Tous sont des binationaux, Américains et Iraniens, et ils vont très vite être embarquées dans un avion à destination de la Suisse, puis vers un hôpital américain en Allemagne.  Mais si les États-Unis précisent qu'une cinquième personne, un étudiant américain, devrait aussi être libérée par Téhéran, les médias notent ici que ne sont pas concernés l'ancien agent du FBI Robert Levinson, dont on est sans nouvelles depuis 2007 ni l'homme d'affaire Siamak Namazi. Dans l'autre sens, ce sont sept Iraniens dont six ayant aussi la nationalité américaine qui ont été libérés par les États-Unis.  Ils étaient accusés ou condamnés pour violation de l'embargo sur l'Iran. De plus, quatorze autres personnes ont été enlevées d'une « liste rouge d'Interpol » par les autorités américaines, qui jugent que leurs demandes d'extradition n'ont désormais plus aucune chance d'aboutir. Grégoire Pourtier, New-York, RFI.

SB :
De violents combats se déroulaient ce samedi dans le Nord et l'Est de la Syrie.

CP :
Des régions où les forces du régime de Bachar al-Assad, soutenues par les frappes russes, affrontent le groupe Etat islamique. Les affrontements à Deir Ezzor ont fait une centaine de victimes parmi les combattants pro régime selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Et sachez que les autorités de Damas veulent également empêcher les rebelles d'accéder à Alep. La deuxième ville de Syrie, est actuellement divisée entre quartiers contrôlés par le gouvernement et des quartiers sous le contrôle rebelle.

SB :
La candidate de l'opposition à Taïwan, Tsai Ing-wen, a remporté l'élection présidentielle.

CP :
Tsai Ing-wen, du Parti démocratique progressiste, devient présidente de l'île avec plus de 56% des voix. Retour sur cette journée historique avec notre envoyée spéciale à Taiwan, Heike Schmidt.

C’est un raz de marée en faveur de Tsai Ing-wen – la dame de Taiwan devient la première femme présidente dans l’histoire de l’île. Une nette majorité des électeurs a plébiscité celle qu’on appelle déjà la « Angela Merkel de l’Asie » ici. Ses partisans lui demandent une politique plus musclée vis-à-vis de Pékin, mais dans sa première déclaration, Tsai Ing-wen a choisi un ton plutôt conciliant : « Notre souhait commun à nous tous est le maintien de la paix et de la stabilité entre les deux rives du détroit de Taiwan », a-t-elle dit devant plus de 20 000 partisans, mais tout en appelant Pékin à respecter le « système démocratique, l’identité nationale et l’intégrité territoriale de Taïwan. Tsai Ing-wen et son parti démocratique progressiste ont infligé une défaite historique aux nationalistes du Kuomintang qui perdent non seulement la présidence mais aussi la majorité au yuan législatif, le parlement taïwanais. C’est une première. Le candidat malheureux Éric Chu a très vite reconnu sa défaite : « Nous avons déçu les attentes des électeurs » a-t-il déclaré au siège du parti Kuomintang. La politique de la main tendue vers la Chine a été fatale aux nationalistes.

CP :
Nous sommes samedi, c'est le jour de notre rendez-vous avec Yvan Amar, pour le mot de la semaine.

La victoire écrasante et historique de l’opposition aux élections taïwanaises fait la une des journaux. Et on envisage donc un possible refroidissement des relations entre les deux Chines, ou en tout cas un ralentissement du rapprochement: ce serait dans le prolongement, dans la logique du parti qui vient de gagner ces élections. Mais je viens de parler des deux Chines. Est-ce qu’on parle encore des deux Chines ? C’est rare mais ça arrive parfois surtout en cette occasion ! Mais la plupart du temps si on parle des deux Chine ça a un vrai sens politique: c’est-à-dire que ça rappelle plus ou moins les prétentions, ou les affirmations de Taïwan à être la « vraie » Chine, en face de ce qu’on appelle la Chine populaire. Alors est-ce que nous sommes devant la même situation qu’avec les deux Corées, la Corée du Sud et la Corée du Nord. Ou jusqu’à 1989 avec les deux Allemagnes ? L’Allemagne de l’ouest et l’Allemagne de l’Est ? Non ! Parce que la différence de taille est si grande entre Taïwan et la Chine populaire elle est si grande qu’on a du mal à mettre les deux pays sur le même plan, à les comparer. Même si parfois on entend parler à propos de Taïwan de la République de Chine, ou même de la République Nationaliste de Chine. Donc on dit Taïwan, qui est le nom de l’île principale, ou parfois, mais c’est beaucoup moins fréquent mais c’est beaucoup moins fréquent, Taï Peï, qui est le nom de la capitale. Et parle-t-on encore de Formose. Non plus : l’appellation est ancienne et elle rappelle un passé colonial. En effet l’île a été colonisée par les Portugais. D’après la légende les colons avaient été bouleversés par la beauté des paysages, et avaient appelée l’île merveilleuse : c’est-à-dire Formosa en portugais. Mais cette appellation est tout à fait abandonnée aujourd’hui, et on ne l’emploie que si l’on parle de l’époque ou l’île était portugaise.

CP :
Le mot de l'actualité du samedi. C'était Yvan Amar. Il est 20h10 en temps universel. C'est la fin de ce Journal en français facile. Merci Sylvie Berruet.

SB :
Bonsoir Céline.

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