#Français de l’actualité

Journal en français facile 29/11/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d'écouter RFI, il est 21h00 à Paris, 22h00 à Tel-Aviv.

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous.

CP : À la Une, le Covid-19 et le nouveau variant Omicron qui inquiète la communauté internationale. Israël ferme ses frontières aux étrangers et relance la surveillance des téléphones portables pour surveiller la propagation du virus. Nous serons sur place dans un instant.

SB : En Inde, le Parlement vote le retrait des lois de la réforme agricole. Elles étaient dénoncées depuis plus d'un an par des dizaines de milliers d'agriculteurs. Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a fini par céder à la pression.

CP : La Suède a désormais une nouvelle Première ministre et cette fois, c'est la bonne : Magdalena Andersonn va pouvoir prendre ses fonctions. La semaine dernière, elle avait dû démissionner quelques heures après avoir été élue à ce poste.

SB : Et puis à la fin de ce journal, une découverte musicale : le nouvel album du légendaire batteur nigérian Tony Allen.

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SB : Israël se barricade face au variant Omicron du Covid-19.

CP : Le pays vient de refermer ses frontières aux étrangers et les citoyens israéliens qui reviennent de pays africains classés « rouge » seront placés en quarantaine dans les fameux hôtels Corona. Seul un test PCR négatif leur permettra de poursuivre leur isolement de sept jours, à domicile. L'État hébreu a aussi réactivé une méthode très décriée, très contestée : la surveillance des téléphones portables pour traquer, pour poursuivre, le virus. Mais cette mesure divise l'exécutif. À Jérusalem, Sami Boukhelifa.

Mis en place par le gouvernement de l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahu, dès les premiers mois de la pandémie, le traçage des téléphones portables scandalise. Dans la foulée, la Cour suprême israélienne tire la sonnette d’alarme et exige que cette pratique soit encadrée par la loi. En juillet 2020, Le Parlement israélien s’exécute. La Knesset adopte alors un texte qui autorise le gouvernement à avoir recours aux technologies de surveillance du Shin Bet, le renseignement intérieur israélien, dans sa lutte contre le virus. Valable pour une durée de trois semaines, cette loi a été continuellement renouvelée. En mars dernier, la justice israélienne met en place de nouveaux garde-fous. Plus question de surveiller l’ensemble de la population. Dorénavant, le traçage se limite uniquement aux personnes refusant de coopérer avec les autorités sanitaires. Face à la menace du variant, le nouveau gouvernement israélien renoue avec cette méthode. Le ministre de la Planification dénonce une violation « insensée » et accuse le Premier ministre Naftali Bennett, de « perpétuer les dérives », de l’ancienne administration de Benyamin Netanyahu. Sami Boukhelifa, Jérusalem, RFI.

CP : Et de son côté, le G7 souhaite une « action urgente » face au variant Omicron du Covid-19. Le G7, c'est le groupe des 7. Il réunit l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni. Les ministres de la Santé de ces pays ont participé aujourd’hui à une réunion d'urgence.

SB : En Inde, le Parlement a voté le retrait des lois sur la réforme agricole.

CP : Ce retrait avait été annoncé par le Premier ministre Narendra Modi, après plus d'un an de contestation. Des dizaines de milliers de fermiers campaient autour de la capitale New Delhi. Ils dénonçaient une réforme qui allait, selon eux, faire baisser leurs revenus. Cette volte-face, cette marche arrière, du gouvernement a donc renforcé l'opposition politique. Explications de notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis.

Il a fallu quelques minutes seulement aux deux Chambres pour révoquer les trois lois agricoles qui ont enflammé le pays pendant plus d’un an. La procédure est expéditive, comme lors de l’adoption de ces textes en septembre 2020 : le parti majoritaire avait alors refusé leur examen par une commission parlementaire. L’opposition approuve ce retrait, mais dénonce la manière peu démocratique de le faire. Rahul Gandhi est député du parti du Congrès : « Ces trois lois ont montré qu’il y avait des forces derrière le Premier ministre et ses décisions, et nous voulions parler de cela au Parlement. Nous voulions aussi discuter d’une loi sur le prix minimum d’achat de denrées agricoles, et des 700 fermiers qui sont morts pendant les protestations. Mais nous n’avons pas été autorisés à le faire, et cela révèle à quel point le gouvernement est terrifié à l’idée de parler de tout cela. » Le gouvernement soutient que, comme l’opposition réclamait le retrait de ces lois, il n’était pas nécessaire d’avoir de discussions. Beaucoup de fermiers pourraient maintenant partir des sites de protestation situés autour de New Delhi, mais un important dirigeant syndical appelle à continuer le combat afin d’obtenir cette loi sur le prix minimum d’achat dans l’agriculture. Sebastien Farcis, New Dehli, RFI.

SB : Les négociations pour tenter de sauver l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien ont repris.

CP : De nouvelles discussions se sont ouvertes aujourd’hui à Vienne, en Autriche. C'est là que le texte avait été adopté en 2015. Initialement, cet accord prévoyait la levée des sanctions internationales contre l'Iran. Et en échange, Téhéran s'était engagé à réduire le développement de son programme nucléaire, mais les États-Unis sont sortis de cet accord en 2018 et l'Iran a repris le développement de son programme nucléaire. Les discussions étaient suspendues depuis juin dernier. Le travail devrait se poursuivre dans les prochains jours.

SB : C'est officiel : cette fois, la Suède a bien une nouvelle Première ministre.

CP : Elle s'appelle Magdalena Andersson. Elle va pouvoir prendre officiellement ses fonctions de cheffe du gouvernement. Elle devient ainsi la première femme du pays à occuper ce poste. Mais ça n'était pas gagné. La semaine dernière, Magdalena Andersonn a dû démissionner, sept heures seulement après avoir été élue par le Parlement. Le récit de Daniel Vallot.

Le vote du Parlement ce lundi met un terme a priori final à l’un des épisodes les plus rocambolesques de l'histoire de la démocratie suédoise. Mercredi dernier, Magdalena Andersson avait été en effet été contrainte de démissionner de son poste quelques heures seulement après avoir été désignée Première ministre du pays. En cause, le retrait du parti écologiste de la coalition au pouvoir à Stockholm depuis sept ans. Cette fois, a priori pas de mauvaise surprise, le nouveau gouvernement sera entièrement dirigé par le parti social-démocrate. Un gouvernement minoritaire, certes, mais à l’abri des caprices de ses anciens partenaires. Magdalena Andersson restera dans l’histoire de son pays, en raison des circonstances de son élection, mais pas seulement : elle devient à 54 ans la première femme à diriger un gouvernement en Suède, un pays pourtant considéré comme très en pointe sur l’égalité hommes-femmes. Elle a moins d’un an d’ici aux prochaines législatives pour tenter de redresser la cote de popularité de son parti, au plus bas dans les sondages, et en difficulté face à une alliance inédite en Suède, nouée entre les conservateurs et l’extrême droite.

CP : La nouvelle Première ministre suédoise devrait présenter son gouvernement dès demain.

SB : De la musique pour refermer cette édition. Tony Allen n'a pas donné son dernier coup de baguette.

CP : Un an après sa disparition, le légendaire batteur afrobeat nigérian, signe un album imprévu avec la rockeuse américaine Joan as Police Woman. The Solution is Restless, c’est son nom. José Marinho l’a écouté pour nous.

(Transcription manquante)

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