#Français de l’actualité

Journal en français facile 29/07/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Pauline Gleize : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel et à Bamako. L’heure de votre Journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter avec Alexis Guilleux. Bonjour Alexis.

Alexis Guilleux : Bonjour Pauline. Bonjour à tous. À la Une, le premier tour de la présidentielle au Mali. Les bureaux de vote ont fermé il y a deux heures. Les premiers résultats sont attendus dans les deux jours à venir.

PG : Pas encore de résultat définitif au Cambodge non plus. Mais les premiers chiffres donnent le parti du Premier ministre Hun Sen largement vainqueur des législatives.

AG : Au sommaire également, les incendies qui ravagent la Californie. Un état d’urgence partiel a été déclaré.

PG : En sport, la fin du Tour de France. Sans surprise Geraint Thomas est monté sur la plus haute marche du podium sur les Champs-Élysées.

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AG : L’heure du dépouillement, du décompte des voix, au Mali, après la fermeture des bureaux de vote.

PG : Les huit millions d’électeurs étaient invités à départager les 24 candidats à la présidence. Parmi eux : le chef de l’État sortant Ibrahim Boubacar Keïta, et le chef de l’opposition Soumaïla Cissé. Pour le moment pas encore de résultats. Les premières données sont attendues dans les 48 heures.

AG : L’un des enjeux de ce premier tour s’était aussi la sécurité : selon le gouvernement, une série d’attaques contre le matériel et les agents électoraux ont été signalées dans le nord et le centre du pays.

PG : La diaspora était, elle aussi, invitée à voter. Ils étaient 79 000 inscrits en France à pouvoir se rendre aux urnes. À Bagnolet, au nord-est de Paris, les électeurs étaient nombreux dès l’ouverture du bureau de vote à 8 heures.

« Je suis venu parce que je suis Malien. Je vis en France depuis très longtemps, mais j’ai toujours gardé des contacts avec mon pays. Et [je me suis toujours] soucié du développement de ce pays. Vous voyez bien le monde, si on avait ce qu’il fallait, on ne serait pas là comme ça. C’est pas possible. » « Tout le monde fait la queue, donc c’est un engouement, c’est une fierté pour nous. Pour que le Mali avance encore en direction de la démocratie et du développement. » « C’est la première fois que je viens voter pour mon pays d’origine qui est le Mali. Et je pense que c’est un acte important pour moi. Aujourd’hui j’ai 22 ans. C’est un moyen d’apporter ma pierre à l’édifice. » « La majorité des Maliens de la diaspora sont en France, ici. Depuis ce matin, ce qu’on a vu, on sait que les gens sont sortis massivement. »

AG : Témoignages recueillis par Mahaut Butler. Des élections également au Cambodge ce dimanche.

PG : Les résultats officiels des législatives seront annoncés mi-août. Mais les estimations données ce dimanche soir présagent d’une très large victoire au parti du Premier ministre Hun Sen. L’homme fort du Cambodge, au pouvoir depuis déjà 33 ans, est donc reconduit pour 5 années à l’issue d’un scrutin controversé Juliette Buchez.

Ce sont encore des estimations, mais ce soir le parti du Premier ministre Hun Sen s’est assuré au minimum 80 % des suffrages. Sur 125 sièges au Parlement, au moins 100 appartiendraient au Parti du Peuple cambodgien. Une majorité qui lui permettrait d’apporter des modifications à la Constitution du pays. Grand absent du scrutin, le principal parti d’opposition dissous en novembre dernier par la Cour suprême. Le CNRP avait emporté 44,5 % des suffrages en 2013. Une absence critiquée par les Nations-Unies et des États occidentaux ; tout comme la dégradation des libertés d’expression ou de rassemblement en amont du scrutin. Les 19 candidats ne sont pas parvenus à convaincre. Le scrutin s’est tenu calmement, mais dans un contexte de pressions sur les anciens supporters du parti d’opposition. Certains membres du CNRP en exil ont appelé au boycott de l’élection. Le taux de participation était l’un des enjeux du scrutin, mais certains électeurs ont craint des représailles en cas d’abstention alors que le gouvernement a tout fait pour la décourager. D’après le Comité national des élections, le taux de participation est estimé à 82,17 %. À noter que la part de bulletins nuls pourrait atteindre 17 % à Phnom Penh et 12 % dans la province du Kandal.

AG : Au Zimbabwe, les élections générales, présidentielle et législative, se déroulent ce lundi. Et à la veille du scrutin, Robert Mugabe est sorti de son silence.

PG : L’ancien chef de l’Etat n’a visiblement pas pardonné à son ancien parti de l’avoir poussé vers la sortie en fin d’année dernière. Robert Mugabe a assuré ne pas pouvoir voter pour la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l’indépendance. Il a également sous-entendu qu’il donnerait sa voix au candidat du principal parti d’opposition.

AG : Des frappes aériennes ont été menées pendant trois jours dans la province de Hodeïda. C’est ce qu’affirme l’ONU qui s’inquiète du sort des civils. Les raids ont notamment endommagé une station hydraulique.

PG : Un peu plus tôt, la coalition, le groupe de pays dirigé par l’Arabie saoudite, avait annoncé avoir détruits des sites utilisés dans le nord du Yémen par les rebelles Houthis pour lancer des missiles, des munitions contre le royaume.

AG : Elle est devenue une icône, une figure, de la cause palestinienne, Ahed Tamimi, a été libérée ce matin.

PG : La jeune Palestinienne a purgé huit mois de prison pour avoir giflé et bousculé des soldats israéliens à Nabi Saleh en Cisjordanie occupée en décembre dernier.

AG : Donald Trump met la pression sur les démocrates pour une loi sur l’immigration.

PG : Un air de déjà vu, tout comme la méthode. Sur Twitter, le président américain se dit prêt à provoquer un nouveau shutdown, une paralysie du gouvernement fédéral, si les démocrates ne votent pas son projet de loi. Ce projet inclut la construction d’un mur à la frontière sud et la suppression du système de loterie, de tirage au sort. Les deux camps ont jusqu’à septembre pour se mettre d’accord.

AG : On reste aux États-Unis, dont la côte ouest est régulièrement ravagée par des incendies.

PG : Actuellement, on dénombre 89 incendies importants dans 14 États des États-Unis, essentiellement dans l’ouest donc. Et la Californie est de nouveau affectée. Les flammes gagnent rapidement du terrain. Résultat : un état d’urgence partiel a été déclaré et des milliers de personnes ont dû être évacuées. Les précisions d’Anissa El Jabri.

Un incendie incontrôlable ! L’aveu d’impuissance vient du gouverneur de Californie. Il parlait là d’un des 14 brasiers déclarés dans l’État. Dans cette ville du nord de l’État, une énorme colonne de fumée tournoyait hier. Une véritable tornade de feu, intense, rapide. Des centaines d’habitations ont été détruites. Des scènes de désolation partout dans l’État. Des symboles sont atteints : le fameux parc national de Yosemite a dû fermer en partie. Il ne rouvre pas avant la semaine prochaine pour l’instant, 63 000 hectares ont déjà brûlé. 6 personnes sont mortes. Des milliers ont dû être évacuées. 10 000 pompiers sont déployés sur toutes les zones ravagées par les flammes. L’état d’urgence partiel a été déclaré. Les incendies se multiplient sur fond de record de chaleur. Il y a 4 jours la température à Palm Springs, en Californie, a dépassé les 49 degrés Celsius. La veille, un pic historique a été enregistré dans la vallée de la Mort de 52,9 ° C. Les températures de jour en été sont désormais en moyenne de 4 degrés de plus qu’il y a un siècle.

PG : Un incendie a aussi ravagé la côte orientale, la côte Est, de la Grèce en début de semaine. Les pompiers viennent de revoir leur bilan à la hausse. Au moins 91 personnes sont mortes. 25 autres restent portées disparues.

AG : L’Indonésie, elle, frappée par un séisme de magnitude, de force, 6,4. Au moins 14 personnes sont mortes sur l’île touristique de Lombok. La fin de trois semaines de compétition pour les cyclistes du tour de France.

PG : Ils ont franchi la ligne d’arrivée sur les champs Élysée en fin d’après-midi. Alexander Kristoff a gagné la 21e étape. Et sans surprise, Geraint Thomas remporte la grande boucle et conserve son maillot jaune. On vous parlait il y a un instant du conflit au Yémen. C’est de cette actualité que vient l’expression de la semaine d’Yvan Amar.

La menace d’une fin de trêve plane sur la ville d’Hodeïda au Yémen ! Quel est le sens de ce titre ? C’est encore la trêve au Yémen, et dans cette ville, mais peut-être que ça ne va pas durer ! Ce calme est fragile, et on pense qu’il pourrait disparaître, que les violences pourraient recommencer. Est-ce qu’on le sait ? Pas exactement ! On le sent, on en a l’impression, l’intuition. Il y a des signes qui indiquent que l’atmosphère est tendue. Et qu’elle pourrait bien changer brusquement, d’un instant à l’autre. C’est un peu à ça que fait penser ce mot planer. Pour la comprendre, il faut se rappeler l’image d’un oiseau de proie : un aigle, un épervier, un vautour. Haut dans le ciel en général, il plane, lentement, en cercle. Et on dit de l’aigle qu’il a une très bonne vue. Lorsqu’il plane ainsi, c’est-à-dire, lorsqu’il est en l’air sans battre des ailes, avançant à peine, se laissant porter par les courants, les ailes grand ouvertes, il cherche sa proie : le petit animal dont il pourrait se nourrir : un lapin, un raton laveur, un agneau nouveau-né. Et si jamais il le découvre, il peut bien fondre sur lui. Fondre ? C’est-à-dire piquer, et presque se laisser tomber comme une pierre pour le prendre entre ses griffes, ses serres, et s’en saisir pour le dévorer. C’est bien pour ça que l’action de planer est menaçante. Comme une lenteur qui précède une action soudaine et violente, comme une immobilité qui peut être suivie du mouvement le plus rapide. Mais il n’y a pas que la menace qui plane. Souvent c’est le doute. Quand une certitude s’effrite, que tout d’un coup, elle n’est plus si certaine que ça ! Et si on met quelque chose en question, on fait planer le doute. Enfin le verbe plané a un sens figuré familier : il s’agit de ne pas avoir les pieds sur terre. Il plane, il plane à 2 000 (sous-entendu deux mille mètres…) c’est-à-dire il n’a pas le sens des réalités, il se fait des idées, des illusions.

PG : Merci Yvan Amar. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci Alexis Guilleux.

AG : Merci Pauline. 

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