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Journal en français facile 28/11/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Delvolve : Et avec moi pour présenter ce Journal en français facile, Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Raphaël, bonsoir à toutes et à tous.

RD : Ce soir, nous allons écouter Emmanuel Macron, tout à l'heure, lors de sa conférence de presse avec le secrétaire général de l'Otan. Il est revenu sur la critique de l'organisation qu'il a formulée dernièrement. Il avait dit que l'Otan était en état de mort cérébrale. Il a maintenu ses propos aujourd'hui.

ZK : En Irak, les manifestations contre les autorités ont été très violentes ces dernières heures. En particulier dans deux villes du sud du pays. À Najaf, le consulat d'Iran a été incendié et à Nassiriya des affrontements ont fait 25 morts.

RD : En Turquie, nous nous pencherons sur un phénomène de plus en plus courant depuis 2016 et une tentative de coup d'État. Des hommes disparaissent du jour au lendemain sans qu'on ait de leurs nouvelles ou bien qu'on les revoit. Les ONG accusent les autorités turques d'organiser des disparitions forcées.

ZK : Et puis enfin, direction Lyon en France, où le procès en appel du cardinal Barbarin a débuté aujourd'hui. Il est accusé de ne pas avoir dénoncé les agissements d’un prêtre pédophile.

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ZK : Emmanuel Macron recevait le secrétaire général de l'Otan, à quelques jours du sommet des 70 ans de l'organisation.

RD : Un sommet qui aura lieu à Londres au Royaume-Uni. Otan, c'est ce que l'on appelle un acronyme et ça signifie Organisation du traité de l'Atlantique nord. Son secrétaire général s'appelle Jens Stoltenberg. Au cœur de l'entretien du jour entre les deux hommes à Paris, il y avait une critique de l'organisation récemment faite par Emmanuel Macron. Dans la presse britannique, il jugeait l'Otan, je cite, en état de « mort cérébrale ». En conférence de presse, aujourd'hui, le président français a maintenu ses propos. Selon lui, il s'agissait de lever les ambiguïtés et de réveiller l'Otan. Nous l'écoutons :

[Transcription manquante]

RD : Le président français, Emmanuel Macron, au palais présidentiel, l’Élysée.

ZK : Une visite surprise de Donald Trump, en Afghanistan.

RD : Le président américain n'avait pas prévenu de sa venue dans le pays en avance pour des raisons de sécurité. Il s'est rendu sur la base militaire américaine de Bagram, où il s'est également entretenu avec le président afghan Ashraf Ghani. Il a notamment déclaré que les États-Unis avaient repris les négociations avec le groupe rebelle des talibans. Donald Trump a rendu visite aux militaires américains engagés en Afghanistan à l'occasion de la fête de Thanksgiving, célébré aujourd'hui aux États-Unis.

ZK : Le consulat d'Iran à Najaf incendié, des scènes de guerre à Nassiriya. Un nouveau palier de violences a été atteint, ces derniers jours, dans le sud de l'Irak.

RD : Cela fait depuis deux mois que des manifestations ont lieu pour réclamer la chute des dirigeants de l'Irak. Ces manifestations sont réprimées avec violences par les forces militaires et policières. On compte déjà plus de 15 000 blessés et au moins 380 morts, dont 31 ces dernières heures. Quatre à Nadjaf et 25 à Nassiriya, deux villes où des affrontements armés extrêmement violents ont eu lieu entre manifestants et force de police, des forces l'ordre appuyées par des renforts militaires. Les détails d'Oriane Verdier.

[Transcription manquante]

RD : Les détails d'Oriane Verdier.

ZK : Allons maintenant en Turquie, avec ce que les ONG appellent des « disparations forcées ».

RD : C'est ainsi qu'elles qualifient de mystérieuses disparitions ayant lieu en Turquie depuis le coup d'État manqué en 2016. Par exemple, ces dernières semaines deux individus ont disparu sans donner aucune nouvelle. Près de 30 personnes seraient dans ce cas au total selon des organisations de défense des droits de l'homme. Ces organisations accusent d'ailleurs les services de sécurité turcs d'en être responsables. Explications d'Anne Andlauer à Istanbul.

À quelques détails près, c’est toujours le même scénario : dans une rue de Turquie, un transporteur noir s’approche, des hommes en sortent subitement et embarquent un passant vers une destination inconnue. Pendant des mois, la famille n’a aucune nouvelle, ses requêtes auprès de la justice n’avancent pas, et la police se dit, elle aussi, à la recherche du disparu. Qui finit par réapparaître, très affaibli et en garde à vue. Une trentaine de personnes au moins ont subi ce sort en Turquie ces dernières années. Toutes, sauf une, ont refait surface. Et toutes refusent de parler, observe Ozturk Turkdogan, co-président de l’Association des droits de l’homme : « Ils peuvent se taire pour plusieurs raisons. Parce qu’ils ont peut-être été torturés -et leur état le laisse penser-, le fait est qu’ils ne se plaignent de rien, ne racontent rien à leurs proches, refusent l’avocat engagé par leur famille et se contentent d’un avocat commis d’office. » Dans la quasi-totalité des cas, les personnes disparues sont accusées d’appartenir au mouvement de Fethullah Gülen, ce prédicateur désigné comme le cerveau du putsch manqué de juillet 2016. Officiellement, les disparitions restent un mystère. Pour sa part, Ozturk Turkdogan estime qu’elles sont l’œuvre d'une « unité » au sein des services de sécurité : « Il n’existe aucune autre force en Turquie capable de tels actes. De plus, l’État a un passif : les disparitions forcées étaient une pratique courante dans les années 1990. Disons que c’est une hypothèse très probable. » Selon Ozturk Turkdogan, l’objectif des « disparitions forcées » est de faire peur aux autres disciples de Fethullah Gülen, pour les pousser à se rendre ou à la délation. Depuis le coup d’État manqué, plus de 500 000 personnes ont été placées en garde à vue en Turquie. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

ZK : Retour en France, avec le procès en appel du cardinal Barbarin, ce jeudi, à Lyon.

RD : Lorsque l'on parle d'un procès en appel, c'est d'un deuxième procès dans une affaire. Un nouveau procès avec des juges différents du premier et réclamé par une des deux parties. En l'occurrence, le cardinal Barbarin a demandé un nouveau procès, parce qu'il a été condamné lors du premier à six mois de prison avec sursis. Il a été reconnu coupable de ne pas avoir dénoncé, des abus sexuels d'un prêtre sous ses ordres. Les détails de Laurence Théault.

Le visage blême et vêtu d'une veste sombre, Philippe Barbarin est entré peu avant 9h dans l’ancien palais de justice de Lyon, qui abrite la cour d’appel. Accompagné de ses avocats, l'archevêque a dû fendre une nuée de journalistes pour gagner la salle d’audience bondée comme en première instance. Le 7 mars dernier, la décision du tribunal correctionnel est tombée comme un coup de tonnerre, le plus haut dignitaire de l’Église de France se voyant infliger six mois de prison avec sursis. L’archevêque de Lyon âgé de 69 ans a été jugé coupable d’avoir gardé le silence sur les agressions sexuelles commises sur des jeunes scouts, bien avant son arrivée à Lyon en 2002, par le père Bernard Preynat, défroqué en juillet et qui doit être jugé en janvier. S’il avait reconnu des erreurs devant la justice divine au cours d’une messe médiatisée en 2016, Monseigneur Barbarin conteste sa culpabilité et a fait appel. Pour les victimes, le procès en première instance a permis de démontrer que l'affaire Barbarin était grave, alors que l'enquête préliminaire menée par le parquet de Lyon l'avait classée sans suite. Selon elles, ce procès en appel doit désormais servir à faire avancer la société sur ce sujet de la dénonciation des agressions sexuelles et des viols.

RD : Les explications de Laurence Théault. C’est ainsi que se referme ce journal. Merci de l’avoir suivi. Merci également à Zéphyrin Kouadio de l’avoir présenté avec moi.

ZK : Merci Raphaël, excellente soirée.

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