#Français de l’actualité

Journal en français facile 28/09 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Marine de la Moissonnière :
Merci d'écouter Radio France Internationale. Il est 22 heures ici, à Paris, 20h en temps universel. C'est l'heure du Journal en français facile que nous vous présentons ce soir, avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Marine ! Bonsoir à tous !

MDLM :
Dans ce journal, nous reviendrons sur la mort de Shimon Peres. Il a été président et premier ministre d'Israël. Il a contribué à créer ce pays. C'est aussi un homme politique controversé. Tout le monde ne l'appréciait pas.

ZK :
On parlera aussi de l'Arabie Saoudite. Les cours du pétrole ont beaucoup baissé. Le pays a donc moins d'argent et a décidé de réduire les salaires des ministres et de tous les fonctionnaires.

MDLM :
On ira en Angleterre. Le sélectionneur, l'entraîneur de l'équipe de football a démissionné. Il est impliqué dans un scandale.

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ZK :
Shimon Peres est mort ce matin, à 93 ans. C'était l'un des fondateurs de l'État d'Israël.

MDLM :
Il a aussi été premier ministre et président du pays. Il a également reçu le prix Nobel de la paix. Mais il y avait aussi des zones d'ombre, des choses que certaines lui reprochent, dans son histoire. Toufik Benaïchouche nous dresse son portrait :

Il est né à Vishnéva en Pologne à l'époque, aujourd'hui en Biélorussie, en 1923 et finira par être président de l'État d'Israël. Il se nomme à l'époque Shimon Persky et changera son nom en Peres qui signifie l'orfraie en hébreux. Il arrive en Palestine en 1934, vit dans un kibboutz et se fait remarquer très jeune par Bengourion, le père fondateur de l'État d'Israël. C'est lui qui dotera l'État d'Israël de la bombe atomique. En 1956, à Paris, il convainc le ministre des armées françaises Bourgès Maunoury et Guy Mollet, le président du conseil, de fournir la bombe atomique au petit État. Mais le faucon sait aussi se transformer en colombe. Il signera les accords d'Oslo pour l'établissement d'un État palestinien, en 1993, avec Ytzak Rabin et Yasser Arafat. En revanche, il n'a jamais gagné une seule élection. Il deviendra d'ailleurs président d'Israël en remplaçant Moshé Katsav, contraint à la démission en 2007. L'autre ombre au tableau, c'est l'opération « Raisins de la colère ». En 1996, Israël est en guerre contre le Hezbollah libanais. Shimon Peres est premier ministre par intérim et l'aviation israélienne bombarde un camp de civils, un camp des Nations unies à Canaa, au sud du Liban. 116 civils mourront ce jour-là, carbonisés par les bombes.

MDLM :
Une orfraie, c'est un oiseau. L'enterrement de Shimon Peres aura lieu vendredi, à Jérusalem. Demain, sa dépouille, son corps sera exposé au Parlement.

KD : Les Israéliens pourront venir lui dire "adieu". Il était très aimé dans son pays. Écoutez le témoignage de cet Israélien, Yoni Shilo. Notre correspondant permanent à Jérusalem, Guilhem Delteil, l'a rencontré aujourd'hui :

« Au début, il était vu comme ce politicien flagorneur lorsqu'il était membre du parti libéral. Il était vu aussi comme cet homme d'État qui faisait la paix lorsqu'il a négocié les accords d'Oslo. Et en tant que président, il était – je pense – adulé par les Israéliens. La plupart des Israéliens – même s'ils étaient de droite et opposés à ses initiatives de paix – ne lui en ont pas tenu rigueur. Ils l'appréciaient malgré tout beaucoup en tant que président et homme d'État. Et il était notre vitrine lorsque nous voulions apparaître sous notre meilleur jour au reste du monde. On disait : "Hey, nous avons Shimon Pérès. Vous avez qui, vous ?". Et concernant son héritage, chaque Israélien se souvient qu'il était le père du programme nucléaire, de la bombe atomique dont Israël s'est doté. Donc oui, il était une personne plutôt géniale. »

MDLM :
Aux États-Unis, les victimes des attentats du 11-Septembre pourront poursuivre en justice l'Arabie saoudite. Barack Obama ne voulait pas. Il avait posé son veto. Mais le Sénat a décidé le contraire. Il a décidé de passer outre. Le Sénat a voté la loi à la quasi-unanimité et la Chambre des représentants devrait faire la même chose.

ZK :
Alors si Barack Obama ne voulait pas que l'Arabie saoudite soit jugée, c'est parce qu'il avait peur que, du coup, les États-Unis, eux-aussi, puissent être poursuivis en justice dans le monde entier. Il existe une règle, un principe d'immunité qui protège les États et leurs diplomates de poursuites judiciaires. Cette loi américaine au sujet du 11-Septembre pourrait l'affaiblir, pense le président américain.

MDLM :
Je vous rappelle que 15 des 19 auteurs des attentats du 11-Septembre étaient des Saoudiens. Mais l'implication de l'Arabie saoudite n'a jamais été démontrée jusqu'à présent

On continue à parler de l'Arabie saoudite. Le Royaume a besoin de faire des économies. La principale ressource du pays, c'est le pétrole. Or son prix a beaucoup baissé ces derniers temps.

ZK :
Du coup, il y a moins d'argent dans les caisses du Royaume. Le roi Salman a donc décidé que les fonctionnaires du pays seront moins payés. Les ministres aussi vont gagner moins. Les explications d'Anieshka Koumor :

Les salaires des ministres saoudiens devraient être amputés de 20%, et les indemnités des membres du Conseil de la Choura, l'Assemblée consultative, devraient baisser de 15%. Des économies également sur le train de vie des hauts responsables de l'État. Par exemple, ils devront se passer désormais des voitures de fonction. La chute des prix du pétrole a durement frappé les finances de l'État. Depuis juin 2014, les cours ne cessent de baisser. Et malgré la légère correction de ces derniers mois, le baril reste à moins de 45 dollars. Les exportations du pétrole représentent la quasi-totalité des recettes de l'Arabie saoudite. Et en 2016, ses revenus accusent un recul de 14% par rapport à 2015. La monarchie paye cher sa dépendance au pétrole. Il en va de même pour les autres pays exportateurs du Golfe. C'est le cas de Bahreïn, des Émirats arabes unis, d'Oman, du Qatar ou du Koweït. Leur déficit pourrait atteindre un total de 153 milliards de dollars cette année, après les 119 milliards de manque à gagner enregistrés l'an dernier.

ZK :
C'est bien un missile russe, tiré depuis une zone tenue par des séparatistes, qui est à l'origine du crash du vol MH17 au-dessus de l'Ukraine. C'est ce qu'a conclu une enquête internationale publiée ce mercredi, aux Pays-Bas.

MDLM :
Cette enquête a identifié une centaine de personnes impliquées dans les faits. Je vous rappelle que le Boeing 777 de la Malaysia Airlines, qui transportait 298 personnes, en majorité des Néerlandais., a été abattu en juillet 2014.

ZD : La Malaisie réclame maintenant que les responsables de la tragédie, les gens dont les noms figurent dans le rapport d'enquête, soient traduits en justice, c'est-à-dire qu'ils soient jugés.

MDLM :
Au Venezuela, l'opposition demande au Pape d'intervenir. Ceux qui veulent le départ du président Nicolas Maduro ont écrit à François. Dans ce courrier, ils lui demandent de servir de médiateur auprès du gouvernement et, donc, de faire le lien entre eux et Nicolas Maduro.

ZK :
L'opposition a remporté les élections législatives fin 2015 et essaye maintenant d'organiser un référendum pour obtenir que Nicolas Maduro s'en aille.

MDLM :
En Espagne, il y a eu une vague de démissions à la tête du Parti socialiste. Près de la moitié des membres du comité exécutif du parti ont renoncé à leurs fonctions aujourd'hui.

ZK :
S'ils ont fait cela, c'est parce qu'ils espèrent forcer le secrétaire général, Pedro Sanchez, à partir. Depuis 9 mois, l'Espagne connaît une grave crise politique. Personne n'arrive à former de gouvernement. Or, contrairement à une partie du PS, le Parti socialiste, Pedro Sanchez s'oppose à la reconduction de Mariano Rajoy, chef du gouvernement sortant de droite. C'est la droite qui a remporté les dernières législatives mais avec une très courte avance. Elle a besoin d'alliés pour pouvoir gouverner.

MDLM :
On passe aux sports et au football. L'équipe d'Angleterre n'a plus de sélectionneur. Sam Allardyce ne sera resté que 67 jours à son poste.

ZK :
Il n'aura pas fait long feu. En clair, il ne sera pas resté longtemps. Sam Allardyce a dû démissionner après avoir été piégé par un journal. Le Daily Telegraph l'a filmé sans qu'il le sache, en train d'expliquer comment contourner les règles de la Fédération anglaise concernant les transferts de joueur en échange d'argent.

MDLM :
Très critiqué depuis que le scandale a éclaté, l'ancien sélectionneur de l'équipe d'Angleterre s'est expliqué ce mercredi. À Londres, Muriel Delcroix.

L'air sombre et contrit, Sam Allardyce est venu parler aux journalistes agglutinés devant chez lui mercredi. L'ancien sélectionneur de l'équipe d'Angleterre n'a d'abord pas pu s'empêcher de critiquer les méthodes du Daily Telegraph, mais a fini par reconnaître qu'il avait commis une énorme erreur de jugement : « Après réflexion, c'était une chose stupide à faire et j'en ai payé les conséquences », a admis le coach de 61 ans qui a ajouté qu'il partait à l'étranger pour « décompresser et réfléchir » et n'a pas exclu de poursuivre sa carrière dans le football. Sam Allardyce n'a jamais fait mystère de ses ambitions et a désiré toute sa vie devenir le sélectionneur anglais mais il repart un peu plus de deux mois seulement après sa nomination et un seul match remporté contre la Slovaquie début septembre ce qui fait dire à de nombreux internautes qu'il restera l'unique sélectionneur à pouvoir se targuer de n'avoir jamais encaissé le moindre but. Un cynisme mêlé à beaucoup de colère sur les réseaux sociaux qui se déchaînent contre un manager et plus largement un monde du football salis par la cupidité et la corruption. Celui qui était surnommé « Big Sam » a d'ailleurs été rapidement rebaptisé « Big Shame » sur Twitter, un jeu de mots sur « Grand Sam » et « Grande Honte ». Muriel Delcroix, Londres, RFI.

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