#Français de l’actualité

Journal en français facile 27/09/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : aux États-Unis les démocrates veulent aller vite. Nancy Pelosi, cheffe des démocrates au Congrès, affiche sa volonté d’accélérer la procédure de destitution contre le Président Donald Trump.

SB : L’Afghanistan à la veille des élections législatives. Incertitude et inquiétude alors que la campagne a été marquée par de nombreux attentats commis par les talibans.

RA : Et puis en France l’hommage à Jacques Chirac. Dimanche un hommage populaire et lundi une journée de deuil national, en l’honneur de l’ancien Président décédé hier à l’âge de 86 ans.

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SB : Aux États-Unis, les démocrates veulent aller vite.

RA : Aller vite dans la procédure de destitution de Donald Trump, c’est l’objectif affiché par Nancy Pelosi la cheffe des démocrates au Congrès s’est exprimée aujourd’hui à la télévision. C’est elle qui a lancé cette procédure mardi. Les démocrates reprochent au Président américain d’avoir demandé à l’Ukraine de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur Joe Biden (qui peuvent le mettre en cause). Le démocrate Joe Biden qui pourrait être le rival de Donald Trump à la prochaine Présidentielle. Pour avancer ces accusations, les démocrates s’appuient sur un appel téléphonique entre Donald Trump et le Président ukrainien Volodymyr Zelensky, appel dont le contenu a été rendu public par un lanceur d’alerte (un homme à l’origine de révélations). Qui est cet homme, peu d’informations pour le moment à part le fait qu’il est un agent des renseignements américains. Carlotta Morteo.

Selon le New York Times (à l’origine de ces fuites), il serait un analyste au sein de la CIA, les services secrets américains, spécialisé sur les relations américano-européennes et au vu de son compte rendu, il aurait une connaissance approfondie des rouages de la politique interne et du droit ukrainien. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est déjà trop d’informations, selon Mark Zaid, l’avocat du lanceur d’alerte, et un certain nombre d’experts en sécurité nationale, qui critiquent le journal estimant que la révélation de ces détails sur son profil le met en danger. Ce matin, le rédacteur en chef du New York Times, Dean Baquet, s’en défend (je cite) : « sa crédibilité est remise en cause par le président américain en personne, qui a qualifié son témoignage de “manipulation politique”. Or, il fallait que le public soit informé du fait que ce lanceur d’alerte travaille pour une agence apolitique et qu’il a une connaissance très fine des institutions. Le but étant que les lecteurs se fassent leur propre avis sur le fond de son témoignage, sans douter de sa légitimité. » Fin de citation. Ce matin les proches du président, dont son avocat Rudolf Giuliani ou le secrétaire d’État Mike Pompeo, ainsi que bon nombre de sénateurs républicains, minimisent quant à eux la portée de la plainte, déclarent même ne pas l’avoir encore lue estimant qu’elle n’est fondée que sur des propos rapportés. À droite, la campagne de décrédibilisation est donc bien lancée.

SB : Direction à présent la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

RA : Pour des dizaines de milliers de migrants d’Amérique centrale, on pourrait penser qu’ils ne sont qu’à quelques mètres de leur but de rejoindre les États-Unis. Mais en raison de la politique migratoire américaine, cela ne se passe pas comme ça. Ils sont en effet renvoyés au Mexique. C’est là qu’une décision est donnée sur leur demande d’asile. Une attente interminable et angoissante. C’est un reportage de notre correspondante au Mexique, Alix Hardy.

En juillet, Samuel Avila et sa femme ont fui les gangs du Honduras qui les menaçaient de mort. Mais arrivés à la frontière américaine, ils sont tombés des nues, se rappelle-t-il depuis un refuge de Ciudad Juárez. « Quand j’ai aperçu les gratte-ciel du côté américain de la frontière au loin, j’ai serré ma femme dans mes bras et je lui ai dit, “Ça y est, on y est, on a réussi !” Mais quand la patrouille frontalière est arrivée, elle a juste pris nos noms et nous a renvoyés directement au Mexique. » Comme eux, ils sont 14.000 à Ciudad Juárez à se retrouver bloqués pendant plusieurs mois dans un pays étranger, souvent hostile, sans ressources ni logement. Guillermo Palmas est Salvadorien. Il est venu demander un permis de travail aux autorités de la ville de Juárez. « Ma prochaine audience aux États-Unis n’est pas avant la fin de l’année, le 5 décembre. Mais ça coûte cher d’attendre ici ! Je dois subvenir aux besoins de ma fille de quatre mois. Cette attente est longue, et désespérante. » Une attente au Mexique qui porte préjudice aux demandeurs. Privés d’assistance légale, ils auront du mal à défendre leur dossier seul face au juge alors que le taux de refus d’asile est de près de 70 % aux États-Unis. Alix Hardy, Ciudad Juarez, RFI.

SB : En Afghanistan de nombreuses questions à la veille des élections législatives.

RA : Des questions principalement sécuritaires, car la campagne a été marquée par de nombreuses attaques menées par les talibans. Et les conséquences ont été importantes pour les candidats qui ont dû limiter leurs déplacements et trouvé d’autres moyens pour tenter de convaincre les électeurs. Reportage à Kaboul au quartier général d’Ashraf Ghani, président candidat à sa succession, Sonia Ghezali.

Des gardes armés sont postés à l’entrée devant une enceinte de murs anti explosion. À l’intérieur d’autres barrages de police et des portiques de sécurité. Au bout de l’allée une large tente orange. Zaki Qazi est un jeune trentenaire investi dans la campagne d’Ashraf Ghani. « Un meeting est en cours, ces gens sont venus de différentes provinces d’Afghanistan pour parler de leurs problèmes ». Ce jour-là, l’assemblée exclusivement masculine, est originaire d’un village de la province de Kaboul. Tous soutiennent Ashraf Ghani. « Je le soutiens parce qu’il pense à l’avenir de ce pays, il voit sur le long terme ». Dans un bâtiment adjacent, au sous-sol, une centaine de jeunes sont devant des ordinateurs. Momand est l’un de managers. « Nous recevons les appels des électeurs de tout le pays qui nous parlent de leurs problèmes nous notons leurs doléances et nous transmettons ça a nos équipes qui s’occupent de récolter les données et les rappellent pour trouver une solution à leurs problèmes. » À l’extérieur de la bâtisse de grands portraits d’Ashraf Ghani avec le hashtag @voterpourGhani. La campagne est surtout sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram, Twitter. À défaut de pouvoir se déplacer partout dans le pays et d’organiser de grands meetings pour des raisons de sécurité, l’équipe de campagne du président a investi les réseaux sociaux… diffusant leur message et plus récemment la vidéo d’un rappeur afghan chantant son soutien au président et il commence avec : Papa Ghani tu es un roi. Sonia Ghezali, Kaboul, RFI.

SB : À Paris : en France l’hommage à Jacques Chirac se prépare.

RA : Plusieurs évènements sont prévus dans les prochains jours. D’abord dimanche un hommage populaire qui sera rendu aux Invalides. Chacun pourra se recueillir non loin de la dépouille de l’ancien Président décédé hier à l’âge de 86 ans. Et puis lundi sera une journée de deuil national, avec un hommage présidé par le Président Emmanuel Macron en l’église Saint Sulpice à Paris, avant les obsèques de Jacques Chirac en présence uniquement de la famille. Les réactions continuent d’affluer, 24h après la mort de Jacques Chirac, et du côté des jeunes c’est sur les réseaux sociaux qu’elles sont les plus importantes, Pierre Olivier.

Ils sont nombreux de cette génération Y à partager sur les réseaux leur attachement à la figure de Jacques Chirac. « Pour moi Jacques Chirac restera le président de mon enfance », peut-on lire - au mot près - régulièrement sur Twitter ou encore « Il restera l’homme politique de ma jeunesse ». Pour ces jeunes, Jacques Chirac c’était aussi toute une époque : « La fin d’un monde » écrit même l’un d’eux qui détaille dans un tweet : « C’est la fin des clopes au bec, des caisses de Corona, des siestes dans le Concorde.. La Corrèze est en PLS ». Comprendre en position latérale de sécurité. Sur Facebook, on ne compte plus les photos « cultes » de Jacques Chirac partagées à longueur de fil d’actualité. Des photos qu’on dirait taillées pour les réseaux sociaux. Bien avant l’heure des selfies. Comme celle où l’on voit l’ancien président sauter par-dessus une barrière du métro. Jacques Chirac, qui semblent encore beaucoup amuser avec par exemple ce tweet partagé des milliers de fois : « À compter de ce jour, le 26 septembre sera la journée de la tête de veau et de la corona ». Allusion au plat fétiche de Jacques Chirac !

SB : Enfin en sport, la France tente actuellement de se qualifier pour la finale de l’Euro.

RA : En volley-ball, les Bleus affrontent la Serbie. Si elle l’emporte, l’équipe de France sera opposée dimanche à la Slovénie pour espérer être champion d’Europe.

SB : Également en sport, la première journée des Mondiaux d’athlétisme à Doha.

RA : Les premiers résultats : pas de problème pour les deux grands favoris du 100 m qui se qualifient pour les 1/2 finales, le tenant du titre Justin Gatlin et l’Allemand Christian Coleman. Fin de ce Journal en français facile.

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