#Français de l’actualité

Journal en français facile 27/06/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez, le Journal en français facile, tout de suite sur la radio du monde et je vous le présente avec Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane, bonsoir à toutes et à tous.

AM : À la une de ce jeudi, l’État islamique revendique les deux attentats qui ont visé la police tunisienne aujourd’hui à Tunis. Deux attaques qui ont fait un mort et huit blessés. Un nouveau débat ce soir aux États-Unis, entre candidats à la primaire démocrate. Deux candidats favoris vont s’affronter, entre autres. Puis demain, c’est le début du G20 à Osaka au Japon. Emmanuel Macron y est lui depuis hier. Ce midi il a déjeuné au palais impérial avec l’empereur.

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SD : Pour commencer Andréane, l’État islamique vient de revendiquer la double attaque en Tunisie aujourd’hui.

AM : Ils ont reconnu, par leur agence de presse Amaq, avoir organisé ces attaques qui ont frappé la capitale, Tunis, ce matin. Des attaques qui ont fait un mort et huit blessés. Ce sont les premières qui touchent le pays depuis octobre 2018. Deux attentats-suicides qui ont visé la police. Un contre une caserne militaire et une autre contre un véhicule des autorités sur l’avenue Bourguiba, la principale de la ville. Notre correspondant Michel Picard s’est rendu sur les lieux de ce premier attentat.

La capitale tunisienne est en état d’alerte. L’attaque suicide qui a visé un fourgon de police a provoqué un mouvement panique aux portes de la médina de Tunis comme en témoigne Aziza, qui faisait ses courses : « J’ai entendu l’explosion, j’étais à la galerie de l’artisanat. Tout le monde, là, il y a eu une vraie ruée. » Puis l’avenue Bourguiba, artère centrale de la ville, a été fermée à la circulation. Les forces de l’ordre se sont ensuite déployées, interdisant aux Tunisiens d’approcher les lieux de l’attaque. Des centaines de Tunisiens se sont alors massés devant les grilles qui leur barraient le chemin, scandant des slogans hostiles au terrorisme. « Nous sommes plus forts que vous, la Tunisie est plus forte que les terroristes », ont-ils lancé. Pour Ahmed, chemise cravate malgré la canicule, qui est venue témoigner de sa solidarité, il existe une volonté de déstabiliser le pays à l’approche des scrutins législatifs et présidentiels prévus à l’automne et la menace terroriste a toujours existé. « C’est très possible, c’est attendu. Puisque les élections sont très proches. Mais le peuple tunisien est très rassuré. Zéro impact, le peuple tunisien il est très fort. » Quant à savoir qui se cache derrière ces attaques, Mohamed est formel, ce sont pas de vrais Tunisiens : « C’est des fous, c’est des gens fanatiques. »Au moment d’apprendre la seconde attaque qui a visé une caserne des forces de l’ordre, bon nombre de Tunisiens ne cachaient pas leur inquiétude tout en se voulant rassurants pour l’avenir du pays affirmant que depuis les attentats majeurs du Bardo et de Sousse en 2015, le pays avait su se relever ». Michel Picard, Tunis, RFI.

SD : Aux États-Unis, la suite des débats entre candidats, dans le cadre de la primaire démocrate. Ça se passe à Miami en Floride.

AM : Les candidats sont 24 en tout, mais ils ne sont que 20 à débattre. Comme c’est beaucoup les discussions sont divisées en deux soirées : hier ils étaient 10, ce soir ils sont dix également à s’affronter sur les grands sujets de la campagne pour les présidentielles Américaines. Car celui, qui gagnera les primaires démocrates sera l’adversaire de Donald Trump, le président américain, lors des élections de l’année prochaine. Ce soir, deuxième discussion donc entre les candidats. Et parmi eux, deux sont particulièrement bien placés dans les sondages. Anne Corpet.

[Transcription manquante]

AM : Le président américain lui est arrivé à Osaka ce jeudi. C’est dans cette grande ville japonaise que va avoir lieu le G20 demain. Un rendez-vous entre 19 pays et l’Union européenne qui a lieu tous les ans, et dans lequel il est question de coopération, surtout économique. Ce soir le président américain a rencontré le Premier ministre australien et demain il doit notamment s’entretenir avec le président russe, Vladimir Poutine.

SD : Emmanuel Macron lui, est au Japon en visite depuis hier. Il a promis aujourd’hui qu’il ferait « le maximum » dans les prochains jours pour « éviter une escalade militaire » entre l’Iran et les États-Unis. La tension est très forte entre les deux pays, concernant le dossier du nucléaire.

AM : Le président français, et son épouse, Brigitte Macron, qui ont déjeuné ce jeudi avec le nouvel empereur du Japon Naruhito et l’impératrice Masako, dans leur palais impérial. Emmanuel Macron est le deuxième, après Donald Trump, de tous les dirigeants internationaux à être reçu par l’empereur. Et les médias japonais se sont beaucoup intéressés à cette rencontre. Frédéric Charles.

[Transcription manquante]

SD : Toujours pas de solution pour le Sea Watch, le navire humanitaire bloqué sur la Méditerranée. A son bord, 42 migrants secourus il y a quinze jours.

AM : Le bateau affrété par l’ONG allemande s’était vu refuser par Rome d’accoster sur les côtes italiennes. Ce jeudi un navire de la police l’a empêché d’atteindre le port de Lampedusa. Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’oppose fermement à tout débarquement sauf en cas de transfert immédiat des migrants aux Pays-Bas, pays dont le navire bat pavillon ou en Allemagne, pays de l’ONG Sea Watch. La capitaine du Sea Watch, Carol Rakete risque aujourd’hui des poursuites judiciaires pour aide à l’immigration clandestine et une amende de 50 000 euros suite à un décret pris par le ministre italien de l’Intérieur. Mais à 31 ans, la capitaine du Sea Watch ne cède pas face à Matteo Salvini. Anastasia Becchio.

La jeune femme, très déterminée, estime qu’elle n’avait pas d’autre choix. Son navire vogue depuis 15 jours, sans pouvoir accoster : « ils n’en peuvent plus, leurs vies sont plus importantes que les jeux politiques », explique-t-elle sur Twitter, « je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés à bord sont épuisés ». À 31 ans, la capitaine du Sea Watch a déjà une longue carrière de militante. Originaire de Kiel, dans le nord de l’Allemagne, Carole Rackete a d’abord navigué pendant 8 ans, pour la recherche polaire en Arctique et en Antarctique. Son engagement en faveur de l’environnement se mue en engagement social. « Ma vie a été facile », raconte-t-elle dans les médias italiens, « j’ai pu aller dans 3 universités, je suis blanche, allemande, née dans un pays riche, avec le bon passeport ». Elle ressent alors comme une obligation morale « d’aider ceux qui n’avaient pas les mêmes chances » qu’elle. À l’été 2016, elle profite de ses congés pour partir, une première fois, comme volontaire, en mission avec l’ONG allemande Sea Watch pour secourir des migrants en mer. À l’époque, les flottilles humanitaires n’étaient pas encore accusées d’être complices des passeurs par les autorités italiennes. Aujourd’hui, son bras de fer avec Matteo Salvini risque de l’envoyer tout droit en prison.

AM : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. Merci à Sébastien Duhamel de l’avoir présenté à mes côtés. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr.

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