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Journal en français facile 26/12/2017 20h00 GMT

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RFI
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Benjamin Delille : Merci d'écouter RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Alexis Guilleux. Bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Benjamin, bonsoir à tous.

BD : À la Une de ce journal... Après la polémique concernant la grâce de l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, l'actuel président Pedro Pablo Kuczynski se justifie. Il demande aux Péruviens de "tourner la page du passé" alors que cinq mille personnes manifestaient hier à Lima.

AG : Dans les Territoires Palestiniens, nouvelle audience du procès d'Issa Amro aujourd'hui. Ce militant pacifiste palestinien est accusé d'incitation à la violence. Il dénonce un acharnement judiciaire d'Israël.

BD: En Thaïlande un chanteur de rock est devenu un héros national. Le musicien a couru pendant presque deux mois d'un bout à l'autre du pays pour lever des fonds pour les hôpitaux publics. Il a réussi à récolter 25 millions d'euros.

AG: C'était aujourd'hui le Boxing Day au Royaume-Uni. Un jour férié qui marque le début des soldes. Une tradition toujours aussi populaire pour les Britanniques qui évolue grâce à Internet. Reportage à Londres dans ce journal.

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AG : Pas de trêve de Noël pour les protestataires au Pérou. Plus de cinq mille personnes ont manifesté hier soir à Lima pour dénoncer la grâce accordée à l'ancien président Alberto Fujimori. Ils exigent également la démission de l'actuel chef de l'État, Pedro Pablo Kuczynski.

BD : Les manifestants l'accusent d'avoir négocié politiquement cette mesure. Car elle intervient trois jours seulement après l’échec d’un vote pour destituer l’actuel dirigeant du Pérou. Si le vote a échoué, c'est grâce à l’abstention d’une partie des députés, dont Kenji Fujimori, le fils de l'ancien dictateur. Aujourd’hui, Pablo Kuczynski tente de se justifier, de s'expliquer, Anastasia Becchio.

Le président péruvien ne s’était pas exprimé publiquement depuis l’annonce de sa décision controversée, à la veille de Noël. Dans la soirée, Pablo Kuczynski a fini par apparaître à la télévision. Pour se justifier, il a soutenu que certes, Alberto Fujimori était responsable des répressions, mais qu’il avait aussi contribué à rétablir la stabilité économique. Plus largement, le chef de l’État péruvien a qualifié son geste d’acte de clémence à l'égard d'un homme malade âgé de 79 ans : « Je veux vous dire que c’est peut-être la décision la plus difficile de toute ma vie. Comme candidat, pendant la campagne électorale je me suis déclaré opposé à une grâce pour Fujimori, mais aujourd’hui je suis convaincu que nous, démocrates de ce pays, nous ne pouvons pas permettre qu’Alberto Fujimori meure en prison. La justice n’est pas vengeance. » Mais les familles des victimes de la dictature Fujimori ne l’entendent pas de cette oreille : elles ont annoncé qu'elles allaient introduire des recours devant la justice internationale pour que cette grâce soit annulée. Autre difficulté à l’horizon pour le président dont la majorité, déjà faible, se réduit encore : trois députés de son parti vont se retirer du groupe parlementaire en signe de protestation. De source gouvernementale, on indique que le ministre adjoint aux Droits de l'homme a également démissionné : un remaniement ministériel est attendu dans les prochains jours.

AG : Le dépouillement des votes pour l'élection présidentielle a commencé au Liberia. Les citoyens du pays étaient appelés à choisir entre la légende du football Georges Weah et l'actuel vice-président Joseph Boakai.

BD : L'ambiance était sereine aujourd'hui pour ce second tour qui s'est tenu avec sept semaines de retard. Les 81 observateurs de l'Union européenne ont assuré que le scrutin s'est tenu « dans le respect du processus électoral ».

AG : Direction maintenant les territoires Palestiniens. Le militant palestinien des droits de l'homme Issa Amro dénonce un acharnement judiciaire de la part d'Israël. Ce militant non-violent d'Hébron dans les Territoires Palestiniens Occupés a fondé le mouvement « Les jeunes contre les colonies ».

BD : Il comparaissait encore aujourd'hui devant la cour militaire d'Ofer en Cisjordanie. Symbole de la résistance pacifiste à l'occupation israélienne, il est accusé, entre autres, d'incitation à la violence contre des colons et des soldats israéliens. Il encourt jusqu'à 10 ans de prison. Et son procès, qui s'est ouvert il y a six mois, traîne en longueur. Notre correspondante Marine Vlahovic a assisté à cette nouvelle audience.

Policiers et soldats israéliens se succèdent à la barre dans la plus grande confusion pour livrer des témoignages expéditifs contre Issa Amro. Le militant palestinien des droits de l'homme est accusé, entre autres, de participation à des manifestations illégales, d'outrage et de violences à l'encontre de colons israéliens. Mais ces derniers, bien que convoqués par le tribunal militaire, sont absents. Le visage tiré, Issa Amro dénonce un acharnement judiciaire : « Ils savent que c'est une torture pour moi de continuer à venir ici. C'est du harcèlement. Qu'est-ce qu'un tribunal militaire? Ce n'est pas un vrai tribunal. C'est juste du spectacle. C'est l'outil de l'occupation pour presser encore plus les Palestiniens. » C'est la quatrième audience depuis l'ouverture de ce procès au mois de juillet dernier. Un procès qui s'éternise selon Gaby Laski, avocate de la défense : « Pourquoi prendre autant de temps pour juger un militant non-violent ? Je pense qu'ils essaient d'effrayer Issa pour l'empêcher de manifester. » L'armée israélienne n'a pas fait de commentaires. En tout, 18 chefs d'accusation pèsent contre Issa Amro. La prochaine audience été fixée au 20 février prochain. Marine Vlahovic, Ofer, RFI.

AG : Quinze hommes accusés de terrorisme ont été pendus ce mardi en Égypte. Ils ont été reconnus coupables d'attaques terroristes contre des militaires et des policiers.

BD : C'est la plus grande exécution collective en Égypte depuis la pendaison de six djihadistes en 2015.

AG : Washington et Moscou soulignent la nécessité et l'importance de négocier avec la Corée du Nord. Lors d'un entretien téléphonique, les chefs des diplomaties russe et américaine, Sergueï Lavrov et Rex Tillerson, ont discuté du programme nucléaire nord-coréen.

BD : Ils estiment qu'il faut passer « d'un langage de sanctions à un processus de négociations » avec Pyongyang le plus vite possible. Vendredi le Conseil de Sécurité de l'ONU avait adopté à l'unanimité une nouvelle série de sanctions contre la Corée du Nord.

AG : En Thaïlande, un rockeur devient un symbole national grâce à sa générosité. Le chanteur Toon Bodyslam a couru pendant 55 jours pour lever des fonds pour des hôpitaux publics.

BD : Il a parcouru 2200 km dans le cadre de cette campagne de charité. Et cette levée de fond a réussi au-delà de tout espoir. La correspondance à Bangkok d'Arnaud Dubus.

Toon Bodyslam était parti le 1er novembre de la ville la plus au sud de Thaïlande. Il est arrivé le jour de Noël dans la ville la plus au nord du royaume. Il y a été accueilli par des milliers de Thaïlandais en véritable héros national. Son périple avait pourtant commencé discrètement, mais rapidement le public s'est engoué pour ce chanteur à la fois sportif et généreux. Durant ces deux mois où il a couru l'équivalent d'un marathon par jour, Toon Bodyslam a reçu l'équivalent de 25 millions d'euros en donations versées par des centaines de milliers de Thaïlandais. À Bangkok il a été accueilli par le chef de la junte, le général Prayuth Chan-ocha. Partout sur son passage, des foules se sont assemblées. Certains commentateurs soulignent que sa campagne ne va pas résoudre la question complexe du déficit dans le secteur de la santé publique en Thaïlande. Mais il est clair que le périple de Toon Bodyslam a créé un rare moment d'unité nationale. L'enthousiasme soulevé par le chanteur contraste de fait avec l'agacement croissant des Thaïlandais vis-à-vis de la junte au pouvoir, laquelle a privilégié les achats d'armement par rapport à la santé publique. Arnaud Dubus Bangkok RFI.

AG : Au Royaume-Uni, le 26 décembre est jour de Boxing Day. Un jour férié outre-Manche et qui correspond notamment au début des soldes et à la ruée dans les magasins.

BD : Une tradition commerciale qui continue de plaire aux Britanniques, mais qui évolue avec le temps, notamment grâce aux nouvelles technologies. Le reportage à Londres de Marina Daras.

Dans les rues commerçantes de Londres, comme ici sur la célèbre Oxford Street, seuls les touristes se précipitent sur les bonnes affaires : « Même s’il y a quand même beaucoup de monde et que c’est quand même des fois un peu la pagaille dans les magasins, il n’y a pas plus de monde qu’à Lyon ou à Paris pendant les soldes. Ce n’est pas la foule comme on peut l’imaginer sur les vidéos qu’on voit sur Internet par exemple. Après c’est sûr que si on est motivé, on peut faire de bonnes affaires. C’est vrai que j’ai l’impression que ce n’est pas forcément les Londoniens qui font leurs soldes. On a croisé pas mal de Français, d’ailleurs on s’entend parler français dans les boutiques. » Quelques Britanniques continuent malgré tout de se déplacer en magasin même si la plupart préfèrent le faire depuis leur canapé sur leur iPad ou leur smartphone : « C'est la quatrième année que je le fais donc je suis sur Oxford Street tous les ans pour le Boxing Day. Les premières fois je passais toute la journée dans les magasins alors que maintenant, je viens le matin quand c'est plus calme pour profiter de ce qui est en boutique et après je vais sur internet parce que c'est la folie. » « On va certainement faire plus d'affaires en ligne ce soir quand on sera à la maison, mais c'est surtout pour la tradition et pour marquer le coup. » Boxing Day reste donc une tradition incontournable pour les Britanniques qui en profitent pour dépenser l'argent ou les cartes cadeaux reçus à Noël. Marina Daras, Londres, RFI.

AG : Le Boxing Day c'est aussi un rendez-vous de Football au Royaume-Uni. Et à cette occasion, un attaquant de Tottenham, Harry Kane, a réussi un exploit.

BD : Auteur d'un triplé contre Southampton aujourd'hui, Harry Kane devient le meilleur buteur de l'année 2017 en Europe, devant Messi et Ronaldo. L'attaquant britannique a marqué 56 buts pour son club et pour l'équipe d'Angleterre, contre 54 buts pour l'attaque du FC Barcelone Lionel Messi, deuxième au classement. C'est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous, bonsoir Alexis !

AG : Bonsoir Benjamin !

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