#Français de l’actualité

Journal en français facile 25/07/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous et bienvenue dans votre journal en français facile. J'ai le plaisir d'être accompagnée ce soir par Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Marie, bonsoir à toutes et à tous.

MC : À la Une de l'actualité, la mort du président de Tunisie. Béji Caïd Essebsi. Il avait 92 ans et avait des problèmes de santé. Le chef du Parlement va occuper le pouvoir en attendant des élections en septembre.

SB : Les Espagnols pourraient voter à nouveau aussi. Le chef du gouvernement n'a pas obtenu la confiance du Parlement. Il lui reste une chance de réussir dans quelques semaines.

MC : À la Une de l'actualité également ce soir, la vague de chaleur qui fait transpirer une grande partie du nord de l'Europe. La fermeture de la maison de couture française Sonia Rykiel. Ou encore une victoire colombienne dans les Alpes sur le Tour de France.

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SB : Les Tunisiens iront voter le 15 septembre pour choisir un nouveau président.

MC : Béji Caïd Essebsi est mort ce jeudi. Il avait 92 ans. Il avait déjà été emmené à l'hôpital en juin, après un grave malaise. Pour les Tunisiens, il restera le premier président démocratiquement élu de l'histoire de son pays. Son portrait avec Marie-Pierre Olphand.

Vétéran de la politique, Béji Caïd Essebsi a traversé toute l'histoire de la Tunisie indépendante. Plusieurs fois ministre sous Bourguiba, dès 1965, il intègre aussi le gouvernement de Ben Ali et préside le Parlement sous son régime. Plusieurs années s'écoulent ensuite sans qu'il ne fasse parler de lui. Ce n'est qu'après la révolution de 2011 qu'il fait son grand retour, il est alors nommé Premier ministre de la Transition. Une fonction qu'il occupe plusieurs mois avant de revenir en 2014, année de la présidentielle qu'il remporte au second tour face à Moncef Marzouki. Si ses détracteurs l'accusent d'avoir recyclé les anciens du régime Ben Ali autour de lui, Béji Caïd Essebsi a lui sans cesse rappelé qu'il était le président de tous les Tunisiens, allant même jusqu'à faire alliance, lui le moderniste, avec le leader du parti islamiste Rached Ghannouchi. Ce rapprochement contre nature se soldera finalement par un divorce l'année dernière, auquel il faut ajouter l'effritement de son propre parti Nidaa Tounes. Ces derniers temps n'auront pas été de tout repos pour le vieux président qui entretenait pourtant, il y a quelques mois encore, le flou sur une possible candidature aux élections de 2019.

MC : Les funérailles de Béji Caïd Essebsi auront lieu samedi. Mohamed Ennaceur, le président du Parlement tunisien, occupe désormais l'intérim. Il occupera le pouvoir jusqu'à l'élection du prochain chef de l'État.

SB : Plus d'une centaine de personnes sont portées disparues en mer Méditerranée.

MC : Leur bateau a fait naufrage au large de Libye, selon l'Organisation internationale pour les migrations. Plus d'une centaine d'autres passagers ont pu être sauvés par les gardes-côtes libyens et ramenés sur la côte. C'est leur témoignage qui fait craindre le pire. Mais pour l'association Médecin sans frontières, plusieurs bateaux ont pris la mer ce soir-là. Trois embarcations qui étaient attachées les unes aux autres. Le bilan pourrait donc être encore plus lourd.

SB : Aux États-Unis, la peine de mort sera à nouveau appliquée au niveau fédéral. Elle pourra donc concerner les personnes condamnées par des tribunaux fédéraux.

MC : La dernière exécution à ce niveau remonte à 16 ans. Mais Donald Trump réclamé régulièrement que la peine de mort soit davantage utilisée. Le ministère de la Justice a déjà programmé cinq exécutions, qui auront lieu dans une prison de l'Indiana.

SB : L'Espagne va peut-être devoir organiser de nouvelles élections législatives, les quatrièmes en quatre ans.

MC : Le chef du gouvernement n'a pas réussi à obtenir la confiance de la Chambre des députés pour rester au pouvoir. Pedro Sanchez n'est pas arrivé à trouver un accord pour une alliance avec la gauche radicale du parti Podemos. L'historien Benoît Pellistrandi nous explique pourquoi.

[Transcription manquante]

L'historien Benoît Pellistrandi avec Vincent Souriau. Un nouveau vote du Parlement doit avoir lieu le 23 septembre, si Pedro Sanchez échoue, l'Espagne devra organiser de nouvelles élections législatives.

SB : Les services d'enquête de 14 pays ont travaillé ensemble pour arrêter un trafic de drogue international.

MC : Après un an et demi de travail, plus d'une tonne de cocaïne a été saisie à Hong Kong et en Suisse, ainsi que deux millions d'euros en billets et l'équivalent d'un million d'euros en produits de luxe. 16 personnes ont été arrêtées.

SB : La tension remonte entre la Russie et l'Ukraine.

MC : L'Ukraine a arrêté un bateau transportant du pétrole dans l'un de ses ports. Elle le soupçonne d'être lié à un accident naval en 2018. Il y a huit mois, Moscou avait saisi des bateaux de guerre ukrainiens au large de la Crimée et capturé 24 marins. Le pétrolier, arrêté aujourd'hui, aurait participé à cette opération. Son équipage, en revanche, devrait être renvoyé en Russie.

SB : L’ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a annulé une visite en Suisse.

MC : Il devait se rendre la semaine dernière à Zurich. Mais la Suisse a annoncé qu'il pourrait être poursuivi par la justice pour « crimes de guerre », une fois sur le territoire suisse. Les précisions de Michel Paul à Jérusalem.

C’est sur recommandation des ministères israéliens des Affaires étrangères et de la Justice que l’ancien Premier ministre israélien a annulé sa visite en Suisse. En amont du déplacement d’Ehud Olmert, les autorités helvétiques ont mis en garde Israël sur une possible interpellation de l’ancien Premier ministre en cas d’entrée sur le territoire suisse. Le motif : le rôle d’Olmert pendant l’opération Plomb durci, entre 2008 et 2009 à Gaza. Il occupait alors les fonctions de chef du gouvernement. La campagne militaire israélienne avait fait 1 166 morts côté palestinien en l’espace de trois semaines. L’ancien homme politique, qui a passé un an et demi en prison pour corruption, comptait initialement maintenir son déplacement vers la Suisse, mais des conseillers juridiques et sécuritaires israéliens l’en ont dissuadé de façon à éviter un embarras diplomatique en cas d’arrestation. Ce n’est pas la première fois qu’un homme politique israélien fait face à des menaces d’arrestation en Europe : la ministre de la Justice Tsipi Livni avait été mise en garde par les autorités belges en 2017 et avait fait face à un mandat d’arrêt britannique pour crimes de guerre en 2011. En 2002, une procédure similaire avait compliqué les déplacements du Premier ministre Ariel Sharon en Belgique. Michel Paul, Jérusalem, RFI.

SB : La France et plusieurs autres pays du nord de l'Europe n'avaient jamais eu aussi chaud.

MC : De nouveaux records de chaleur ont été battus en Allemagne ou encore en Belgique. En France, ce nouvel épisode de très forte chaleur touche une partie nord du pays. La température a dépassé les 42°C à Paris. Une première.

SB : La styliste Sonia Rykiel s'est rendue célèbre par ses vêtements colorés à rayures. Mais ils ne plaisent manifestement plus autant qu'avant.

MC : La maison de couture a été liquidée, il y a quelques heures, par le tribunal de commerce de Paris. Cela veut dire qu'elle va devoir fermer, car personne n'a souhaité la racheter. 131 salariés vont être licenciés. Claire Leys.
Avec Rykiel, la règle, c’est qu’il n’y en avait pas. Des rayures de toutes les couleurs, de la maille mélangée à de la soie, pourquoi pas ! Les femmes sont libres de s’exprimer, et la manière de s’habiller en fait partie. Fondée en 1968, la maison Sonia Rykiel propose des pull-overs moulants, des vêtements sans ourlets, un style déluré, à contre-courant des tendances de l'époque. Pas question d’être étiquetée pour la créatrice. Oui, elle fait de la haute couture, mais, en 1977, elle crée aussi une ligne pour le catalogue de vente Les 3 Suisses. C’était ça la force de Rykiel, habiller Françoise Hardy et Audrey Hepburn, mais aussi toutes les autres femmes. Une couturière libre, qui n’avait qu’une angoisse : perdre cette indépendance. Mais face aux grands groupes du monde de la mode, la marque n’a pas résisté. En 2012, la maison est vendue à une famille hongkongaise. Le chiffre d’affaires continue de baisser dangereusement. En 2018, la société a perdu 30 millions d'euros. Ces derniers mois, quelques repreneurs avaient manifesté leur intérêt, mais tous ont finalement renoncé, laissant l'impression que Sonia Rykiel sans Sonia Rykiel, ça ne pouvait pas marcher.

MC : C’est la fin de ce journal en français facile pour que vous pourrez retrouver en ligne sur notre site savoirs.rfi.fr. Merci Sylvie Berruet

SB : Merci à vous Marie Casadebaig.

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