#Français de l’actualité

Journal en français facile 25/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Florent Guignard:
Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris.
Bonsoir, bienvenue, c’est le journal en français facile, que je vous présente aux côtés de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio:
Bonsoir Florent, bonsoir à tous.

FG :
Au sommaire de ce journal, Zéphyrin, interrogation sur une possible bavure de la coalition internationale en Irak.

ZK :
Oui, des dizaines de civils ont été tués à Mossoul, dans un quartier jusqu’alors contrôlé par le groupe État islamique.

FG :
L’Europe a 60 ans aujourd’hui. Cérémonies à Rome pour célébrer le soixantième anniversaire du Traité de Rome.

ZK :
Europe, c’est justement le mot de la semaine que nous décryptera Yvan Amar à la fin de ce journal.

FG :
Et juste avant, nous serons en direct avec notre envoyé spécial à Luxembourg pour un match qualification de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2018, c’est du foot.

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ZK :
Et une certaine confusion, ce n’est pas très clair encore, Florent, autour de bombardements aériens de la coalition internationale sur Mossoul, en Irak.

FG :
Des dizaines de civils tués, selon des témoins, par l’effondrement de plusieurs bâtiments, dans un quartier de Mossoul jusqu’alors contrôlé par le groupe État islamique, et bombardé par les avions de la coalition. Envoyé spécial à Mossoul, Sami Boukhelifa, avec Boris Vichith :

Des habitants de Mossoul Al Jadida, le quartier où aurait eu lieu cette frappe. Ils sont catégoriques, ce sont des avions de guerre, des chasseurs qui ont lâché leurs bombes sur plusieurs maisons. Ils parlent de centaines de corps sortis des décombres. Ce quartier était contrôlé par les djihadistes. Il est désormais libéré, mais à quel prix ? L’armée a en tout cas bouclé le secteur. Impossible d’y accéder pour constater les dégâts. Les civils rencontrés ici aux portes de cette partie de Mossoul, dévastée, étaient pour la plupart otages des djihadistes il y a quelques jours encore. Les combattants du groupe État islamique les retenaient de forces dans leurs maisons et ouvraient le feu contre les forces irakiennes. Ces habitants sont heureux d’avoir retrouvé leur liberté mais déplorent une disproportion dans l’utilisation de la force. Une femme raconte : « Les djihadistes tirent sur l’armée. La riposte c’est trois missiles dévastateurs qui s’abattent sur nous. » Certains officiers des forces irakiennes le reconnaissent : les djihadistes enferment des dizaines de famille dans les caves des maisons. Impossible pour nous de les voir. Pour ces officiers, cette stratégie de l’EI vise justement à donner une mauvaise image de l’armée et de ses alliés. Sami Boukhelifa, Boris Vichith, Mossoul, RFI.

FG :
Les forces irakiennes, en tout cas, ont décidé de suspendre leur offensive contre les djihadistes, en raison précisément du nombre très élevé de pertes civiles.

ZK :
Des civils, encore, touchés par des bombes, cette fois en Syrie.

FG :
Au moins 16 civils tués, des dizaines d’autres blessés. Dans un secteur contrôlé par la rébellion, près de Damas. Impossible pour l’heure d’identifier l’origine des bombardements.

ZK :
À l’écoute de RFI, il est 21 heures et 3 minutes, ici à Paris. L’Europe, la vieille Europe, a 60 ans aujourd’hui, Florent.

FG :
Oui, c’est aujourd’hui le soixantième anniversaire de la signature du traité de Rome, qui a fondé la Communauté économique européenne, l’ancêtre en quelque sorte de l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui. À l’époque, il n’y avait que 6 pays. On les rappelle : l’Italie, la France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Cet anniversaire a été célébré à Rome, comme il se doit. En présence des 27 chefs d’État et de gouvernement de l’Union, puisque le Royaume-Uni est sur le point d’enclencher sa sortie, le fameux Brexit, qui commencera officiellement mercredi prochain. Compte-rendu de la cérémonie avec notre envoyée spéciale à Rome, Béatrice Leveillé.

Le président du conseil italien puis le président maltais ont rendu hommage aux fondateurs de l’Union européenne. « Nous avons connu 60 ans de paix et de liberté grâce à leur courage », a déclaré Paolo Gentiloni. « Nous avons réussi à donner à ce continent le plus grand marché intérieur au monde. Soyons fiers de ce que nous avons accompli », a ajouté le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. « On est plus fort ensemble face aux défis de notre temps, face à la mondialisation, face au terrorisme », a déclaré de son côté le président français. Les dirigeants européens ont signé la déclaration de Rome où il est question d’une Europe sociale basée sur un développement durable, une Europe plus forte sur la scène internationale. Grande sur les sujets importants, mais moins présente sur les petits sujets. Un sommet qui s’est tenu dans une capitale sous haute sécurité. Tout le centre de Rome était interdit à la circulation. La plupart des monuments sont restés fermés ainsi que de nombreux commerces. Béatrice Leveillé, Rome, RFI.

ZK :
Et en Turquie, le président célèbre cet anniversaire à sa façon.

FG :
Oui, Recep Tayyip Erdogan menace de rompre avec l’Union européenne, très critique sur sa pratique du pouvoir et sur le référendum constitutionnel du 16 avril prochain. La réforme constitutionnelle vise à renforcer considérablement les pouvoirs du président. Eh bien, Recep Tayyip Erdogan évoque la tenue d’un autre référendum, pour arrêter le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Un processus qui a commencé en 1987.

ZK :
Allez, le foot, à présent, Florent, avec un match de qualification de la France pour le Mondial 2018, qui se déroulera en Russie.

FG :
La France joue contre le Luxembourg, la lanterne rouge, comme on dit, c’est l’équipe qui est dernière au classement, dans ce groupe A. Eric Mamruth, vous êtes à Luxembourg. Et la partie s’annonce plutôt facile pour les Bleus.

Direct, transcription indisponible.

FG : 

Merci, Eric Mamruth, en direct de Luxembourg. Eric, on se retrouve dans une vingtaine de minutes, on fera un point à la mi-temps de ce match Luxembourg-France.

ZK :
Et dernier rendez-vous dans ce journal en français facile, nous sommes samedi, c’est « Le mot de la semaine » d’Yvan Amar.

FG :
Et en ce jour anniversaire du Traité de Rome, Yvan nous parle, eh bien, tout simplement de l’Europe.

Est-ce que l’Europe a soixante ans aujourd’hui ? Oui et non. Parce que le continent européen, évidemment, est beaucoup plus vieux, le mot Europe est beaucoup plus vieux aussi. Mais il y a soixante ans, on signait le traité de Rome qui installait la Communauté économique européenne, la CEE. À l’époque, on ne parlait pas tellement d’Europe, on disait le Marché Commun. C’était une communauté qui réunissait six pays au départ : France, Italie, République fédérale allemande, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg. Et on a appelé ça l’Europe des Six. Maintenant, on en est à l’Europe des vingt-sept : un bel élargissement ! Et le sens de ce mot Europe s’est élargi également : il est moins géographique, plus économique, plus politique. De même, l’adjectif européen. Si l’on parle d’un homme ou d’une femme politique en disant qu’il est très européen, ou européenne, cela signifie qu’il ou elle est favorable à l’Europe, à son unité, à son pouvoir. Et on a même inventé de nouveaux mots, qu’on rencontre souvent dans les médias : europhobe, qui veut dire qui déteste l’Europe. Il s’agit de ceux qui pensent que les institutions européennes ont trop de pouvoir, et que les États n’en ont pas assez. Mais plus souvent, on parle d’eurosceptiques : un terme moins violent, qui désigne ceux qui ne croient pas à l’Europe, qui pensent que renforcer l’action européenne n’est pas une bonne chose. Et, même si c’est plus rare, on parle des eurocrates, et là il s’agit plutôt des fonctionnaires européens, de ceux qui travaillent pour les institutions européennes, surtout à Bruxelles, ou à Strasbourg. Mais attention, quand on parle de « eurocrates », c’est plutôt négatif, plutôt péjoratif, et un peu moqueur : ce sont ceux qui se méfient des eurocrates qui les appellent les eurocrates.

FG :
Ainsi s’achève ce journal en français facile. Attention au changement d’heure, cette nuit, à partir de demain le journal en français facile sera toujours à 20 heures en temps universel, mais désormais à 22 heures heure de Paris. Très bonne soirée à tous, et à demain.

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