#Français de l’actualité

Journal en français facile 24/05/2017 20h00 GMT

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RFI
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RFI

20H TU 22H PARIS

CELINE PELLARIN

C'est l'heure de vous retrouver pour le journal en français facile. Bienvenue, merci d'être en notre compagnie. Sylvie Berruet, bonsoir.

SYLVIE BERRUET

Bonsoir Céline et bonsoir à tous.

CP

Dans cette édition nous verrons où en est l'enquête après l'attentat qui a frappé la ville de Manchester au Royaume Uni lundi. Il y a vingt-deux morts, la plupart sont des enfants. Cinq personnes ont été arrêtées par la police.

SB

Dans l'actualité également, le président américain est arrivé à Bruxelles pour assister demain, au sommet de l'OTAN. Et il a été accueilli par une manifestation de personnes qui ne veulent pas de sa venue.

CP

Et à Taiwan, la justice pourrait bientôt autoriser le mariage entre deux personnes du même sexe. Ce serait le premier pays d'Asie à le faire.

SB

Au Royaume Uni après l'attentat de Manchester, l'alerte maximale de sécurité est déclenchée. Et l'enquête se focalise, se concentre plus particulièrement sur un réseau terroriste à l'origine du drame.

CP

Le chef de la police de Manchester, affirme à la presse, que c'est une enquête qui avance rapidement. Une cinquième personne a été arrêtée aujourd’hui. Quatre hommes sont déjà en garde à vue. Ils sont soupçonnés d'avoir aidé le kamikaze, le jeune homme qui s'est fait exploser lundi soir.

SB

Pendant que le travail des policiers progresse, le deuil de la population débute.

CP

L'émotion reste forte à Manchester après cet attentat suicide qui a eu lieu lundi soir et qui a tué vingt-deux personnes. Dont des enfants, des adolescents. Mais la vie des habitants doit continuer et le quartier recommence à s'animer. C'est un reportage de notre envoyée spéciale Anastasia Becchio.

D'un pas pressé, les Mancuniens vont au travail. Un homme en veste fluo traîne une grosse boite à outils. Arunas, arrivé de Lituanie il y a deux ans, travaille sur un chantier tout près du lieu de l'attentat. « Hier, j'étais en route quand on m'a appelé pour me dire de faire demi-tour, car on ne pouvait pas accéder au chantier. Toute la zone était bouclée par la police. Aujourd’hui on reprend le travail avec un sentiment étrange : tout le monde a en tête ces vingt-deux personnes qui sont mortes, c'est triste». A la gare routière, les autobus ont repris du service. Teddy employé de bureau va pouvoir aller travailler. « Aujourd'hui ça va être plus facile, j'ai un bus. Hier, tout était fermé ici, parce que de nombreux bus ont dû changer d'itinéraire. Tout le monde repart au travail pour que le vie reprenne son cours normal ». Violoncelle sur le dos, Julia Teds marche vers son conservatoire avec un sentiment étrange. « On ne peut jamais prévoir ce qui va se passer, qui va être pris pour cible, mais on ne peut pas vivre dans la peur. On ne peut pas laisser les gens qui ont choisi de commettre des crimes haineux prendre le contrôle de notre vie. Bien sûr il y a toujours cette peur que la ville va être encore prise pour cible, mais il faut continuer à vivre normalement ». Avant d'aller faire ses gammes, Julia fera un petit détour par la mairie, pour y déposer un bouquet en mémoire des victimes.

CP

Pour rendre hommage aux victimes, le Royaume Uni respectera demain à 11h, heure locale, une minute de silence. Les drapeaux seront en berne, ils ne seront pas déployés sur les bâtiments publics jusqu'à demain soir. Et la campagne politique pour les législatives du 8 juin, qui est actuellement suspendue, en pause après cet attentat de Manchester, et bien la campagne reprendra demain.

SB

La solidarité à Manchester, Céline, a pris plusieurs formes.

CP

Des taxis ont conduit gratuitement des blessés à l'hôpital le soir de l'attentat. Des habitants ont hébergé des proches des victimes. Et on apprend ce soir que même entre journalistes on se soutient. Le principal journal de Boston, The Boston Globe a envoyé des pizzas à leurs collègues de Manchester. Des journalistes de Manchester débordés, qui n'ont pas forcément le temps de s'arrêter pour manger. Il faut noter que les journalistes américain de Boston avaient eux-mêmes reçu cette aide insolite, pas commune, lorsque leur ville avait elle aussi été frappée par un attentat. C'était lors du marathon de Boston en 2013.

SB

La violence terroriste également aux Philippines. Le pays tout entier pourrait basculer sous le régime de la loi martiale.

CP

La loi martial, et bien c'est quand, dans une situation exceptionnelle, l'armée est chargée du maintien de l'ordre à la place des services de police. Et cette loi martiale elle est déjà appliquée dans le sud du pays, les Philippines. Sur décision du président Rodrigo Duterte. Sur l'île de Mindanao les combattants islamistes auraient assassiné un chef de la police locale et enlevé plusieurs personnes dont un prêtre. Les précisions de Juliette Gheerbrant.

Le président philippin l'a annoncé lui-même mais au conditionnel : le chef de la police de Malabang aurait été décapité à un barrage contrôlé par les rebelles. Quinze personnes dont des religieuses et un prêtre auraient été enlevés dans une cathédrale de Marawi, selon l'évêque de la ville. Les otages seraient aux mains du groupe Maute qui a prêté allégeance à l'organisation Etat Islamique. La loi martiale avait été mise en place mardi soir sur l'île de Mindanao après de violents affrontements entre militaires et rebelles islamistes dans la ville de Marawi. Les affrontements ont fait suite à un raid des militaires visant le chef de l'organisation Etat Islamique aux Philippines, Ipsilon Hapilon, qui est aussi l'un des dirigeants du groupe criminel Abou Sayyaf. Les Etats-Unis, considèrent cet homme comme l'un des terroristes les plus dangereux au monde et ont mis sa tête à prix pour cinq millions de dollars. Cela fait plusieurs décennies que l'île de Mindanao est en proie à une rébellion séparatiste musulmane, dont certains groupes se sont récemment rapprochés de daesh. Le président Duterte a prévenu que l'imposition de la loi martiale à tout le pays ferait écho à l'époque de la dictature de Ferdinand Marcos, qui avait placé le pays sous régime spécial en 1972.

SB

Juliette Gheerbrant. Pour la première fois en Asie, un pays va légaliser, autoriser le mariage homosexuel.

CP

C'est à Taiwan que cela se passe. La Cour constitutionnelle a estimé hier, que la loi, qui ne valide les mariages, qu'entre un homme et une femme, cette loi elle est contraire à la liberté garantie par la Constitution. Cette décision, c’est une grande victoire pour les militants qui se battent depuis trente ans pour le mariage pour tous, entre deux personnes du même sexe. Christophe Paget.

Le débat avait été relancé lors de l’arrivée à la présidence de Tsaï Ing-wen il y a un an : elle avait promis de mettre en place le mariage pour tous une fois élue. Depuis des mois de gigantesques manifestations rassemblent donc des centaines de milliers de personnes dans les deux camps. Car si Taïwan organise chaque année la plus grande Gay Pride de la région, elle compte aussi une frange très conservatrice selon qui le mariage pour tous va détruire les valeurs de la société et qui demande un referendum. La Cour constitutionnelle donne deux ans au gouvernement pour modifier la loi. Mais précise que si le Parlement ne vote pas dans ce délai les modifications demandées, les couples du même sexe pourront quand même se marier en se référant à l’arrêt de ce mardi. La question est de savoir si le Parlement va simplement amender les lois existantes pour y inclure les couples du même sexe, ce qui leur donnerait les mêmes droits pour l’adoption, l’héritage ou encore les décisions médicales concernant le conjoint. Mais la communauté LGBT craint que le Parlement vote plutôt une nouvelle loi, reconnaissant le mariage aux couples du même sexe mais sans leur donner tous ces droits dont profitent les couples hétérosexuels.

SB

Le président américain est arrivé dans la capitale belge pour le sommet de l'OTAN demain.

CP

Il était auparavant à Rome où le pape François l'a accueilli. A Bruxelles, aujourd’hui, c'est un autre type d'accueil qui était organisé pour Donald Trump. Dix mille manifestants ont défilé dans les rues pour lui dire, au président américain, et bien qu'il n'est pas le bienvenu. Ces manifestants sont des militants pour la paix, des féministes qui critiquent la politique et les propos tenu par Donald Trump.

SB

Les chiffres du chômage en France, pour le mois d'avril, ont été rendu publics en début de soirée. Ce sont les derniers du quinquennat de François Hollande.

CP

Le prédécesseur d'Emmanuel Macron, l’ancien président termine donc son mandat présidentiel, il a quitté son poste sur une baisse du nombre de chômeur. Cela veut dire qu'il y a un petit peu moins de Français qui n'ont pas de travail. Clémence Denavit.

Le mois dernier, le nombre de demandeurs d'emploi a baissé de 1% en catégorie A, c'est la catégorie la plus scrutée puisqu'elle concerne les demandeurs n'ayant eu aucune activité. Le mois dernier trente-six mille trois cent personnes ont retrouvé du travail, ou bien ont quitté cette catégorie A. En effet, Pôle Emploi constate un nombre inhabituellement élevé de demandeurs ayant basculé de la catégorie A vers les catégories B et surtout C qui sont celles des demandeurs ayant exercé une petite activité, un temps partiel. L’inverse avait d’ailleurs été observé le mois d’avant. On retiendra que sur une année, d'avril 2016 à fin avril 2017, le nombre de demandeur a baissé de 1,3 % en catégorie A. Mais pas toutes catégories confondues. Sur une année, le nombre de demandeur a au contraire augmenté de 2,3% pour s'établir à cinq millions cinq cent trente-cinq mille demandeurs fin avril. La courbe du chômage pendant le mandat de François Hollande n'aura donc pas été inversée, mais sa progression contenue. La nouvelle ministre du travail, Muriel Penicaud a fait savoir qu'elle ne commenterait plus ces chiffres au mois le mois, car leur étude mensuelle n'est ni claire ni réellement significative a-t-elle indiqué.

SB

Clémence Denavit dans le journal en français facile.  Au Brésil, plusieurs dizaines de milliers de personnes défilent à Brasilia.

CP

Manifestation pour réclamer le départ du président Michel Temer. Il est accusé de corruption. Et dans la foule ils sont environ vingt-cinq mille selon les services de sécurité. Face à cette foule, les autorités brésiliennes envoient des militaires pour encadrer la manifestation et protéger les bâtiments publics.

Vous écoutez RFI, c’est la fin du journal en français facile. Merci à vous de l’avoir suivi.

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