#Français de l’actualité

Journal en français facile 23/07/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Adrien Delgrange : RFI 22h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de vous présenter le journal de RFI en français facile pour cela je suis accompagné de Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin.

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Dans ce journal du 23 juillet. En France, le ministre de l’Intérieur et le préfet de police de Paris ont répondu aux questions des députés aujourd’hui. Gérard Colomb et Michel Delpuech ont été interrogés plusieurs heures au sujet d’Alexandre Bennala, ce qu’il faut retenir de ces auditions dès le début du journal.

ZK : Dans l’actualité de ce lundi également, « Ne menacez plus jamais les États-Unis », c’est l’avertissement de Donald Trump au président iranien Hassan Rohani.

AD : Et puis en Allemagne, Zéphirin.

ZK : L’annonce de la retraite internationale du footballeur allemand d’origine turque Mesut Özil a viré aujourd’hui à la polémique.

AD : Voilà pour les titres bienvenus à tous.

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ZK : En France, 1re journée d’auditions de la commission d’enquête ce lundi dans l’affaire Benalla :

AD : Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb ce matin, puis, et le préfet de police de Paris Michel Delpuech cette après-midi. Chacun pendant près de 2h30 a dû répondre aux questions des députés à l’Assemblée nationale. L’idée était d’en savoir d’avantages sur la manière dont l’information a circulé entre les différentes autorités les différents services de sécurité au sujet de l’affaire Benalla, ces violences commises par le garde du corps d’Emmanuel Macron le 1er mai dernier contre des manifestants en se faisant passer pour un policier. Et c’est désormais vers l’Élysée que les regards se tournent. Pierre Olivier.

Ils n’étaient pas au courant, ils ne savaient pas. Voilà résumées, les défenses des deux hommes ce lundi devant la commission d’enquête.. Gérard Collomb et Michel Delpuech n’ont pas l’intention d’être les fusibles de l’affaire Benalla et pointent du doigt l’Élysée. À la question, saviez-vous qu’Alexandre Benalla assistait en tant qu’observateur à cette manifestation avec les forces de l’ordre ? Le préfet de police comme le ministre de l’Intérieur jurent sous serment n’avoir été informés qu’a posteriori, après l’agression. Michel Delpuech va même jusqu’à expliquer qu’il a été court-circuité par la présidence de la république qui aurait demandé l’autorisation à un adjoint de la Préfecture. L’Élysée également mis en cause lorsque la question du non-respect de l’article 40 est posée. Un article du code de procédure pénale qui oblige tout fonctionnaire au courant d’un délit à prévenir le procureur de la République. Une nouvelle fois, Gérard Collomb et Michel Delpuech rejettent la responsabilité sur l’Élysée. C’était au supérieur hiérarchique direct d’Alexandre Benalla d’en informer la justice, tranche le préfet de Police. Du côté de la présidence, silence radio après cette première journée d’auditions. Emmanuelle Macron a préféré annuler un déplacement prévu mercredi sur le Tour de France.

ZK : Donal Trump montre les muscles ! Le président américain a lancé une mise en garde contre l’Iran.

AD : « Ne menacez plus jamais les États-Unis ou vous allez subir des conséquences telles que peu au cours de l’histoire en ont connu auparavant ! », a écrit le locataire de la Maison-Blanche dans un message adressé à son homologue iranien Hassan Rohani. L’Iran, de son côté, a jugé que ces propos faisaient partie d’une « guerre psychologique ».

ZK : Tout au sud de l’inde allons à présent au Sri Lanka. Sur cette île, des actes de tortures sont commis en toute impunité, c’est-à-dire, sans punition pour les personnes qui comment ces actes.

AD : C’est ce que dénonce un rapport de l’ONU l’Organisation des Nations Unies a publié ce matin ce texte qui alerte sur les graves violations des droits de l’Homme au Sri Lanka. Trois ans après l’arrivée d’un nouveau gouvernement qui promettait portant des progrès en matière de justice, les réformes n’avancent pas. Sarah Cozzolino.

« L’impunité est la règle pour les responsables de ces tortures, qui sont désormais devenues une routine », écrit Ben Emmerson dans son rapport. Cet avocat britannique s’est rendu au Sri Lanka pour mesurer les progrès en matière de réforme de la justice. Il a rencontré des membres du Gouvernement, des militaires, du personnel des prisons… Et son constat est sans appel : « On ne compte plus les personnes victimes de grossières erreurs judiciaires qui résultent de la loi de prévention du terrorisme », note M. Emmerson. Parmi les engagements que le Gouvernement n’a pas tenus : l’abrogation de cette loi relative à la prévention du terrorisme. Un texte extrêmement répressif qui a contribué à « un grand nombre des atteintes aux droits fondamentaux au Sri Lanka » selon Ben Emmerson. Il souligne que la communauté tamoule est particulièrement stigmatisée et se sent privée de ses droits. Le rapporteur de l’ONU a recueilli de nombreux témoignages sur la cruauté et la brutalité des méthodes de torture. Les détenus subissent des mutilations génitales, des coups ou encore des tentatives de noyade. 81 d’entre eux disent avoir été détenus entre 5 et 10 ans sans qu’ils n’aient eu droit à un jugement. Et ils affirment avoir été forcés de signer des documents dans une langue qu’ils ne comprenaient pas.

AD : De son côté le Gouvernement sri lankais assure avoir confié l’enquête à une commission indépendante sur les droits de l’Homme.

ZK : En mer méditerranée un bateau avec une quarantaine de migrants africains abord est bloqué au large des côtes de Tunisie, depuis plus d’une semaine.

AD : Les autorités tunisiennes refusent de l’accueillir. Pour TUNIS, c’est à Malte ou à l’Italie de recevoir ces migrants dans la mesure ils ont été secourus par une organisation humanitaire maltaise.

ZK : Pour que la Libye organise des élections d’ici la fin de l’année Jean-Yves LeDrian, était à Tripoli aujourd’hui.

AD : Le chef de la diplomatie française dans la capitale libyenne afin d’inciter de convaincre les principaux dirigeants du pays d’appliquer de l’accord de Paris, à savoir organiser des élections en décembre. Par ailleurs » La France appuie les efforts de tous ceux qui travaillent dans cette direction", précise Jean-Yves Le Drian qui en annonce une contribution française d’un million de dollars (850 000 euros) pour l’organisation des élections.

ZK : Au chapitre économique, Adrien, une entreprise française et une entreprise qatarienne se sont » associées..

AD : Accor Hôtels, groupe français et Katara Hospitality, groupe qatarien, ont donc décidé de s’unir pour racheter des hôtels de luxe en Afrique, ou alors pour en construire de nouveaux palaces sur le continent. Pour cela les chefs d’entreprises ont budget d’un milliard de dollars. Explications sur ces investissements en Afrique avec David Baché.

L’Afrique n’était pas une priorité pour le Qatar. Mais ces derniers mois, le petit état gazier a multiplié les accords de coopération, notamment en Afrique de l’Ouest, et les investissements, notamment dans la corne de l’Afrique. Éducation, sport, culture, hôtellerie ou infrastructures, tout est bon pour renforcer sa présence... et son influence. Et cela face à l’Arabie saoudite, qui accuse le Qatar de financer des groupes terroristes et tente d’isoler son voisin, économiquement et politiquement. D’ailleurs, plusieurs états africains ont clairement choisi leur camp : c’est le cas de la Mauritanie, du Tchad, du Niger ou encore du Gabon qui ont, au plus fort de la crise il y a un an, ouvertement affiché leur hostilité au Qatar. En décembre dernier, pour contrer ce mouvement, l’émir du Qatar s’est rendu dans six pays d’Afrique de l’Ouest, avec lesquels il a multiplié les dons et les accords de coopération. En mars, et en Afrique de l’Est cette fois, Doha annonçait l’injection de 380 millions de dollars dans l’économie somalienne, et la construction d’un port sur l’île soudanaise de Suakin, pour 4 milliards de dollars.

ZK : Bien avant le début de la coupe du monde de football, cette affaire avait déjà commencé en Allemagne.

AD : Et cette affaire en question revient après la défaite de la manschaft, l’équipe nationale allemande dans la compétition au cœur de cette histoire le joueur de football d’origine turque. Mesut Özil, il avait accepté de poser pour une photo avec le président turc cette photo n’avait pas plus à une partie des Allemands et il avait subi des insultes racistes. Mesut Özil a annoncé hier sa décision de quitter la sélection allemande et Anissa el Jabri le gouvernement turc n’a pas manqué de s’en mêler.

Il n’a fallu que quelques heures après la publication des 4 pages d’explications de Mezut Özil, plusieurs ministres turcs se sont exprimés sur Twitter. Le ministre des Sports a à nouveau partagé la photo du champion du monde 2014 avec le président Erdoğan et précisé : « je soutiens pleinement la position honorable de notre frère Mezut Özil. » Quant au ministre de la Justice. Il a eu ce commentaire « Je le félicite, il a marqué le plus beau but contre le virus du fascisme ». Les autorités turques s’étaient emparées du sujet dès le début de la polémique en Allemagne. Pour le porte-parole du président turc Ibrahim Kalin : » Quel dommage pour ceux qui se disent tolérants et multiculturalistes ! » Angela Merkel réagit sobrement. La chancelière avait défendu le joueur. Elle déclare ce lundi via sa porte-parole « Mesut Özil a beaucoup fait pour l’équipe nationale. Il a désormais pris une décision qui doit être respectée ». Fin de citation et tentative de clore un feuilleton qui empoisonne des relations déjà bien abîmées.

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