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Journal en français facile 23/06/2022 20h00 GMT

Studio RFI
UNION EUROPÉENNE : L'Ukraine et la Moldavie sont officiellement candidates à l'Union européenne ; et autres nouvelles.

Anne Corpet : RFI, il est 22h à Paris, 23h à Kiev. Bienvenue dans le Journal en français facile présenté ce soir avec Vincent Dublange. Bonsoir Vincent. 

Vincent Dublange : Bonsoir Anne, bonsoir tout le monde. 

AC : L'Ukraine et la Moldavie sont officiellement candidates à l'Union européenne. Décision annoncée ce soir à Bruxelles. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt salué « un moment unique et historique ». 

VD : Les secouristes s'activent en Afghanistan pour tenter de retrouver des survivants après le tremblement de terre survenu dans la nuit de mardi à mercredi. Mais l'accès au lieu reste difficile et les recherches sont compliquées par le manque de moyens. 

AC : Aux États-Unis, la Cour suprême rend un jugement décisif sur les armes à feu. La plus haute instance judiciaire du pays estime que porter une arme en dehors de son domicile est un droit constitutionnel.  

VD : Dixième journée de mobilisation des indigènes en Équateur. Ils demandent la baisse des prix des carburants. Des manifestations émaillées de violences. 

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VD : L'Ukraine et la Moldavie sont officiellement candidates à l'union européenne. 

AC : Les 27 États membres ont validé ce soir à Bruxelles leur admission dans le processus d'adhésion. Le parcours sera long, mais jamais l'Union européenne n'avait accordé le statut de candidat aussi rapidement. Le président ukrainien a salué « un moment unique et historique ». « C'est le point de départ d'une nouvelle histoire pour l'Europe », a déclaré Volodymyr Zelensky. Emmanuel Macron qui préside le Conseil européen a, pour sa part, estimé qu'il s'agissait d'un signal très fort à l'adresse de la Russie. On écoute le président français :

« Le message qui est envoyé aujourd’hui très clairement, et nous l’avons vu à l’instant avec le président Zelensky, est un message très fort, cohérent, est ce que notre Europe depuis le premier jour du conflit a su faire. C’est-à-dire réagir de manière rapide, historique et unique, par les sanctions, deux jours après, à six reprises, par le soutien macroéconomique, militaire, financier, et maintenant pas ce geste politique. Et donc je pense que c’est cette Europe forte, unie, au rendez-vous, qui est importante. Plus largement aujourd’hui, c’est une perspective européenne qui nous reconnaissons à l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie. Ce qui est donc un signal très fort vis à vis de la Russie et dans le contexte géopolitique que nous évoquions et avec le choix fait pour l’Ukraine et la Moldavie d’accorder ce statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne. »

VD : le président français Emmanuel Macron.
La Géorgie qui souhaite aussi rejoindre l'UE devra, elle, attendre un peu.  

AC : Elle doit encore faire des réformes pour obtenir le statut de candidate. Les Vingt-Sept lui ont néanmoins reconnu la « perspective » de rejoindre un jour l'Union. La Géorgie s'est dite prête à travailler avec détermination.  

VD : « Aucune ville de la région de Donetsk n'est sûre pour ses habitants » : déclaration faite aujourd'hui par le gouverneur ukrainien de la région.

AC : Les forces russes continuent leur offensive dans le Donbass, qu'ils veulent conquérir entièrement. Les bombardements se poursuivent sans interruption sur les villes de Lyssytchansk et de Severodonetsk. Les États-Unis annoncent, ce soir, la fourniture d'une nouvelle aide militaire à l'Ukraine d'un montant de 450 millions de dollars. Cela porte à plus de six milliards de dollars le montant total de l’aide militaire apportée par Washington à Kiev.  

VD : Le bilan est toujours provisoire près de 48 heures après le tremblement de terre qui a frappé le sud-est de l'Afghanistan. 

AC : Mais il est extrêmement lourd, au moins un millier de morts. Les sauveteurs tentent désespérément de retrouver des survivants. Mais les moyens manquent et la région est très montagneuse, difficile d'accès. Les pluies abondantes compliquent aussi les recherches et l'organisation des secours. On retrouve Sonia Ghezali, envoyée spéciale dans la province de Paktika.

Les secouristes sont, en effet, toujours à pied d’œuvre puisque que plusieurs personnes sont toujours pensées dans les décombres alors qu'on est à peu près à 48 heures après les séismes qui ont secoué la province de Paktika et la province de Khost dans le sud-est de l'Afghanistan. Il y aurait plus de 1 500 maisons qui se sont effondrées à travers les deux provinces touchant en particulier deux districts de la province de Paktika où je me trouve actuellement. En venant ici, on a vu en plusieurs points de collecte de vêtements, de collecte d'argent également, organisée par la population locale afin de venir en aide aux populations sinistrées. Les autorités talibanes ont appelé la communauté internationale à l’aide parce qu'il n'y a rien ici. Il s'agit d'une province sinistrée, il n'y a pas d'accès à l'eau potable, il n'y a pas non plus d'accès à des vêtements, tout est enseveli sous la boue dans les districts les plus sinistrés, d'où cet appel à l'aide de la part des autorités afghanes afin que les pays étrangers interviennent et apportent leur aide auprès des populations sinistrées.

VD : Sonia Ghezali, notre correspondante en Afghanistan.

Aux États-Unis, une décision de la Cour suprême élargit le droit de porter des armes à feux.

AC : La plus haute instance judiciaire du pays a estimé qu'en interdisant le port d'armes en dehors de chez soi, la loi de l'État de New York portait atteinte aux droits constitutionnels des Américains. Cela signifie que chacun pourra désormais circuler dans la rue avec son pistolet. Une victoire majeure pour les républicains, qui défendent le droit de porter une arme. Cette décision intervient alors que l'Amérique est confrontée à une hausse de la criminalité dans les grandes villes et est encore sous le choc de plusieurs fusillades meurtrières. Les démocrates ont dit leur déception. Correspondance à Washington, Guillaume Naudin.  

C’est une décision majeure comme la plus haute juridiction américaine n’en n’avait pas pris au sujet sensible des armes à feu depuis le début des années 2000. Les Américains avaient déjà le droit de détenir des armes chez eux pour se défendre. Ceux qui habitent l’État de New York pourront désormais sortir avec en toute légitimité. Une demi-douzaine d’autres États qui ont des législations similaires s’attendent désormais à des recours. La loi new yorkaise en question datait pourtant de plus d’un siècle et la Cour suprême refusait jusqu’à présent d’examiner les plaintes la concernant. Ce qui a changé, c’est la majorité de la Cour. Sur les neuf membres, six sont désormais des juges conservateurs, plus enclins à prendre en compte l’opinion des sympathisants et militants pro-armes. La NRA, la National Rifle Association, le lobby américain des fabricants et détenteurs d’armes à feu, s’est d’ailleurs réjoui de ce changement de jurisprudence. La gouverneure de l’État de New York parle, elle, de journée noire. Le président américain Joe Biden a réagi dans un communiqué en se disant profondément déçu de cette décision sans appel. Il encourage plus que jamais à renforcer le contrôle des armes après les tueries de Buffalo et Uvalde. Un contexte dramatique qui n’a pas gêné la Cour, habituée à ne pas tenir compte des agendas autres que le sien. Guillaume Naudin, Washington, RFI. 

VD : En Équateur, des milliers de membres des peuples autochtones maintiennent la pression sur le gouvernement de Guillermo Lasso.  

AC : C'est le dixième jour de manifestations dans la capitale Quito en partie paralysée par les manifestants. Ils protestent contre la hausse des prix, l'octroi de concessions minières dans les territoires autochtones, l'absence d'un contrôle des prix des produits agricoles et réclament aussi plus d'aides sociales. Les affrontements entre les manifestants et la police sont de plus en plus violents. En une semaine et demi, il y a eu au moins deux morts et des dizaines de blessés. Martin Chabal. 

La violence a pris le pas sur les manifestations pacifistes du début de semaine dernière. La situation est extrêmement tendue notamment depuis la mort d'un membre du peuple quechua, au sud de Quito. Le porte-parole de la Confédération des nationalités indigènes de l'Amazonie équatorienne, Andres Tapia, s'indigne de la défense de la police : « Ils affirment qu'il est mort en manipulant un engin explosif. Mais sur les vidéos il est clair qu'il a été touché à la tête par une bombe lacrymogène ! » Une situation qui bouillonne aussi dans la capitale. La police a été déployée dans les lieux où se retrouvaient chaque jour les manifestants pour tenter d'endiguer la violence. Ana Belén Cordero, député du parti présidentiel, nous explique ce qui a été fait : « Nous avons envoyé des forces armées à la Maison de la culture où les manifestants se réunissaient, pour garantir la sécurité. En plus de cela, le président Guillermo Lasso a décrété l'état d'urgence sur la capitale et cinq autres provinces pour protéger les habitants des violences. » Des mesures qui ne passent pas du côté des manifestants. La Confédération des nationalités indigènes d'Équateur accuse le gouvernement d'avoir « du sang sur les mains ». Pour pouvoir négocier, les manifestants exigent la fin de l'état d'urgence et la démilitarisation de ces lieux de rassemblement comme la Maison de la culture. 

VD : Quatre policiers et huit membres d'un gang criminel sont morts dans l'État mexicain de Jalisco dans l'ouest du pays. 

AC : L'échange de tirs s'est produit lors d'une opération menée par la police pour secourir des otages. La fusillade a duré plus d'une heure et demie, elle a permis de libérer deux hommes. Depuis le début de l'année, dix policiers ont été tués dans l'État de Jalisco, l'un des plus violents du Mexique. 

22h10 à Paris, c’est la fin de ce Journal en français facile.

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