#Français de l’actualité

Journal en français facile 22/12/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Gilles Moreau : Bonsoir à toutes et tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Alexis Guilleux.

Alexis Guilleux : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité : L'échec du gouvernement espagnol et la courte victoire des indépendantistes aux élections régionales en Catalogne. Les partis indépendantistes ont commencé à négocier un accord de gouvernement, mais leur tâche s'annonce difficile.

AG : Deux morts dans de nouvelles violences au Proche-Orient. Les Palestiniens protestent contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël.

GM : La Corée du Nord visée par une nouvelle série de sanctions (la neuvième). Le projet de résolution américain est examiné ce soir au Conseil de sécurité de l'ONU.

AG : Aux États-Unis, avant de partir en vacances, Donald Trump a promulgué la loi sur la baisse d'impôts. Elle prévoit 1.500 milliards de dollars d'allégements fiscaux pour les particuliers et les entreprises.

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GM : Commençons par la situation politique en Catalogne au lendemain des élections au Parlement régional. Situation pas vraiment clarifiée...

AG : En effet, puisque ces élections ont été remportées, mais de justesse par le camp séparatiste ( ou indépendantiste... ). Les trois partis qui le composent sont minoritaires en nombre de voix. Mais leur score leur permet d'obtenir une courte majorité, en nombre de sièges. Le parti arrivé en tête est Ciudadanos, une formation centriste hostile à l'indépendance( il a recueilli 37 sièges). Quant au parti conservateur du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, il a subi une nette défaite en n'obtenant que 3 sièges, contre 11 aux élections précédentes.

GM : Que va-t-il se passer maintenant ? Une rencontre entre les chefs de file des deux camps, Mariano Rajoy et Carles Puigdemont, n'est pas à l'ordre du jour ( pas prévue ) alors que des négociations ont commencé dans le camp indépendantiste. Les trois partis indépendantistes vont maintenant devoir former un gouvernement, ce qui ne s’annonce d’ores et déjà délicat. Anastasia Becchio :

Avec 34 sièges pour le parti de Carles Puigdemont, 32 pour l’ERC et 4 pour la CUP, le parti d'extrême gauche, les députés favorables à l'indépendance totalisent 70 députés sur 135. Mais à part un même objectif pour l'avenir de la Catalogne, ils n'ont pas beaucoup en commun. Les négociations pour la formation du gouvernement régional doivent commencer le 6 janvier. Mais sur les 70 séparatistes élus, 7 sont en prison ou en exil, donc, dans l’incapacité de voter. C'est le cas des deux principaux chefs, qui pourraient être candidats à la présidence de la Généralité : Carles Puigdemont est à Bruxelles, Oriol Junqueras privé de liberté. Le parlement aura jusqu’au 6 février pour avaliser un nouveau cabinet. Pour être investi, il devra recueillir la majorité absolue : 68 voix, faute de quoi, de nouveaux débats auront lieu : le vote qui s’en suivra ne requerra alors que la majorité simple. En 2015, de nouvelles élections avaient été évitées in extremis, car le candidat à la présidence, Artur Mas, rejeté par l’extrême gauche avait cédé sa place à Puigdemont. De tels rebondissements ne sont pas à exclure cette fois : en cas d’échec des discussions d'ici mai, le parlement sera dissous et les Catalans devront retourner aux urnes.

GM : C'est dans ce contexte politique bien particulier qu'un match de football très attendu aura lieu demain : Real Madrid contre le FC Barcelone, le grand duel du football espagnol. On peut s'attendre à une ambiance très chaude au stade Santiago-Bernabeu.

AG : De nouvelles violences ont éclaté au Proche-Orient. Les manifestants palestiniens protestent contre la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

GM : Ces violences ont fait deux morts dans la bande de Gaza, deux jeunes Palestiniens tués par les tirs de l'armée israélienne. Ce qui porte à dix le nombre de Palestiniens tués depuis la décision annoncée par Donald Trump, le 6 décembre. À cela s'ajoutent de nombreux blessés dans les territoires occupés.

AG : Aujourd'hui, des manifestations se sont également produites en Cisjordanie occupée, au nord de Ramallah. Elles ont été violemment réprimées par l'armée israélienne. Le reportage de notre correspondante Marine Vlahovic :

Le visage masqué par une écharpe, Mourad tient dans sa main une grenade lacrymogène. Elle vient d’être lancée par les soldats israéliens postés en embuscade aux abords du checkpoint de Beit El au nord de Ramallah. Si hier l’assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution condamnant la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, impensable pour le jeune homme de ne pas continuer à manifester : « Les pays de l’ONU… ils parlent.. ils parlent, ils parlent, mais ils ne font rien ! » Ils sont à peine une centaine de Palestiniens à jeter des pierres et, malgré le calme relatif les soldats israéliens font une incursion pour arrêter certains d’entre eux, blessant au passage des secouristes et visant les journalistes présents. Les manifestants eux reviennent à la charge : « Nous les Palestiniens nous sommes habitués à ces agissements de l’armée.. et nous allons continuer à nous mobiliser contre Israël et contre cette décision de Donald Trump, parce que nous sommes habitués à ce que les soldats nous arrêtent, visent les secouristes et les journalistes ». Des nuages de gaz lacrymogènes envahissent le nord de Ramallah, causant plusieurs malaises et les Palestiniens promettent de continuer à se rassembler aux checkpoints israéliens dans les jours qui viennent.

AG : Avant de partir en vacances dans sa résidence en Floride, Donald Trump a promulgué la loi sur la baisse d'impôts aux États-Unis.

GM : Le président s'est félicité d'avoir tenu sa promesse de faire voter cette réforme, l'une des plus importantes depuis qu'il est à la Maison-Blanche, avant Noël. Elle prévoit 1.500 milliards de dollars d'allégements fiscaux pour les particuliers et les entreprises.

AG : Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce soir sur un projet de résolution américain durcissant les sanctions contre la Corée du Nord.

GM : Cette série de sanctions est la neuvième depuis que le régime de Pyongyang est accusé par la communauté internationale de vouloir se doter de l'arme atomique. Elle intervient après des tests nucléaires et des tirs de missiles, interdits par les Nations Unies.

AG : Évoquons maintenant la réponse, à quelques jours d’intervalles, de Vladimir Poutine au rapport de l'administration américaine sur la nouvelle stratégie nationale des États-Unis.

GM : le président russe a prononcé un discours devant des responsables militaires. Il a dénoncé très fermement ce document qu'il considère comme une preuve supplémentaire du caractère agressif de la stratégie américaine. Un extrait du discours de Vladimir Poutine :

« Nous assistons à une augmentation des infrastructures de l’OTAN et des États-Unis, à un rythme accéléré. Comme vous le savez, les États-Unis ont récemment dévoilé leur nouvelle stratégie de défense. En langage diplomatique on peut dire que cette stratégie a un caractère offensif. En langage militaire, elle a un caractère agressif. Il faut en tenir compte dans notre travail. Appelons les choses par leur nom, en ce qui concerne l’Europe, c’est une infrastructure offensive qui est mise en place. »

GM : Le président russe Vladimir Poutine. Propos recueillis par Daniel Vallot. Au Honduras, le candidat de l'opposition reconnaît sa défaite à la récente élection présidentielle. Une élection qui aurait été marquée par des fraudes. Mais après avoir contesté le résultat, Salvador Nasralla a décidé de ne plus disputer la victoire au président sortant Juan Orlando Hernandez, à qui Washington a adressé ses félicitations.

AG : En France, deux documents s'intéressent aux violences à l'école.

GM : Le ministère de l'Éducation nationale publie deux enquêtes sur ces violences entre élèves dans les collèges et les lycées. La première recense tous les « incidents graves » qui ont eu lieu au cours de l'année 2016 - 2017, la seconde donne la parole aux collégiens. Anna Piekarec :

Statistiquement parlant le tableau est plutôt positif. Le nombre des incidents graves recensés par les directeurs des établissements publics du second degré est stable depuis plusieurs années. La grande majorité des collégiens déclarent par ailleurs se sentir bien dans leurs écoles et disent avoir de bons rapports avec leurs camarades et leurs enseignants. Et cela malgré les faits de violence qui existent bel et bien: 50 pour cent des élèves signalent avoir essuyé des insultes, pour 11 pour cent des filles il s’agissait d’insultes sexistes. Les filles souffrent aussi davantage mise à l'écart et d’un sentiment d'humiliation. 5 pour cent d’entre elles ont subi un baiser forcé, près de 8 pour cent une caresse non désirée. En règle générale, les garçons sont beaucoup plus touchés par tout ce qui est violence physique, les filles se plaignent de violences verbales et psychologiques. Que penser de cette photographie statistique ? Selon nombre d’observateurs, elle ne rend que partiellement compte de la réalité. Ils estiment que la parole des élèves notamment sur le harcèlement sexuel à l’école et le cyber harcèlement ne s’est pas encore vraiment libérée.

GM : C' est un week-end de départs qui commence dans les transports. Le week-end de Noël coïncide cette année avec les départs en vacances. Près de 1 700 000 voyageurs sont attendus dans les gares et à bord des trains jusqu'à lundi prochain. C'est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. 

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Journal en français facile 22/12/2017 20h00 GMT

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