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Journal en français facile 22/06/2021 20h00 GMT

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Vous écoutez RFI il est 22h à Paris 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la Une ce soir, en Espagne une grâce pour neuf indépendantistes catalans. Une grâce annoncée par le gouvernement. Cela veut dire qu'ils vont pouvoir prochainement sortir de prison, ils avaient été condamnés pour tentative de sécession en 2017.

ZK : Un nouveau système de vaccination contre le Covid-19 en Inde. Tout est décidé désormais au niveau fédéral. Une politique qui porte ses fruits, hier un record du nombre de vaccinations en 24 heures a été enregistré.

RA : Dans cette édition également, Cuba qui suspend les dépôts bancaires en dollars.

ZK : Et une prison envahie par les souris. Cela se passe dans l'État de Nouvelles-Galles du Sud, en Australie.

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ZK : En Espagne, ils pourraient sortir de prison dès demain.

RA : On parle de neuf indépendantistes catalans qui sont emprisonnés après avoir été condamnés pour séparatisme lors de la tentative de sécession en 2017. Ils pourraient sortir de prison demain car le gouvernement a donné aujourd'hui son accord pour gracier ces neuf personnes, les gracier cela veut dire abandonner leurs poursuites. La décision a été prise lors d'un Conseil des ministres, et elle a été expliquée et justifiée quelques instants plus tard par le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, je vous propose de l'écouter :

« Il s'agit de grâces partielles. Nous commuons les peines passibles de prison, mais les peines d'inéligibilité sont maintenues pour tous les condamnés. Toutes les grâces sont conditionnées au fait qu'ils ne doivent pas commettre de nouveau délit grave, sinon la grâce resterait sans effet, il y a donc une conditionnalité. Ces mesures de grâce sont motivées par des raisons d'utilité publique : il faut rétablir la coexistence et la concorde au sein de la société catalane, ainsi que dans l'ensemble de la société espagnole. Le gouvernement a pris cette décision car c'est la meilleure pour la Catalogne, c'est la meilleure pour l'Espagne et la plus conforme à l'esprit de concorde et de coexistence de la Constitution espagnole. La société espagnole veut une Catalogne européenne, prospère, plurielle, solidaire, avec un fort degré d'autonomie gouvernementale. La Catalogne sans l'Espagne ne serait ni européenne, ni prospère, ni plurielle. Nous en sommes convaincus. Et l'Espagne sans la Catalogne ne serait pas l'Espagne. »

RA : Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez à la sortie du Conseil des ministres ce mardi.

ZK : La pandémie de Covid-19 et des inquiétudes qui refont surface.

RA : La pandémie n'est pas encore derrière nous, en témoigne le variant Delta, que l'on appelle également variant indien, et qui touche de plus en plus le Portugal ou encore Israël. Ce mardi, le Premier ministre israélien Naftali Bennett a mis en garde contre une « nouvelle vague » de contaminations au coronavirus.

ZK : Parallèlement à cela, les campagnes de vaccination se poursuivent, mais elles ne vont pas toujours aussi vite que souhaité.

RA : La preuve aux États-Unis, le pays le plus endeuillé par la pandémie : le président américain Joe Biden avait fixé l'objectif de 70% de la population vaccinée d'ici le 4 juillet, jour de la fête nationale. Cet objectif sera manqué, il ne sera pas atteint, c’est ce qu'indique ce soir un responsable de la Maison Blanche.

Des retards accumulés également en Inde, autre pays lourdement touché par la pandémie. Mais l'Inde a modifié sa politique d'achat de vaccin pour la rendre plus efficace. Et cela fonctionne, hier lundi, un record national de vaccinations a été enregistré avec plus de 8 millions de personnes qui ont reçu une dose en une seule journée. Correspondance à New Delhi de Sébastien Farcis.

Depuis le 1er mai, les 36 régions indiennes étaient chargées d’acheter leurs propres doses pour vacciner les adultes de moins de 45 ans, ce qui a entrainé une concurrence malsaine et désorganisée l’approvisionnement. Le gouvernement fédéral revient sur cette politique : il se charge à présent de tous les achats, et distribue ensuite gratuitement les vaccins aux régions. Cette correction semble déjà porter ses fruits, en offrant davantage de doses disponibles. Les régions, elles, se concentrent maintenant sur la distribution, qui se révèle plus efficace qu’avant, constate Raj Kumar, spécialiste de médecine communautaire : « Un ou des États ont visé les bidonvilles et les communautés à bas revenus. Et ils donnent la priorité aux plus de 45 ans. Au lieu d’attendre que les personnes viennent, ils vont donc les voir, demandent à chaque famille qui a plus de 45 ans, et prennent la réservation pour eux. Certains États utilisent ainsi leurs doses de manière très maline. » Ces populations pauvres étaient souvent laissées pour compte jusqu’à présent, car elles ne savaient pas comment s’enregistrer en ligne sur l’application. Il faudra maintenant reproduire la même politique dans les campagnes - ce qui pourrait être plus difficile, car dans ces zones isolées, c’est le réseau internet qui manque parfois pour pouvoir les inscrire. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI.

ZK : Nous prenons à présent la direction de Cuba pour parler économie.

RA : Avec cette décision du gouvernement cubain de suspendre les dépôts bancaires en dollar. Il n'est plus possible de déposer des dollars. C'est une mesure décidée pour protéger l'économie cubaine et faire face à l'embargo américain. Une mesure qui soulève des doutes et des interrogations, comme le montre ce reportage de notre correspondante à La Havane, Domitille Piron.

Un mélange d’incompréhension et d’inquiétude règne à La Havane. Que faire désormais de ses dollars ? Et comment alimenter son compte en monnaie librement convertible avec d’autres devises, dont les taux ont explosé au marché noir ? À Cuba, si tout le monde veut des devises c’est pour les déposer sur un compte en banque qui permet ensuite d’accéder à certains magasins d’alimentation qui sont les mieux achalandés en cette période de crise. C’est ce que faisait Reynier avec des dollars, il doit désormais trouver une autre devise au marché noir : « Avant tout le monde voulait des dollars, des dollars… mais maintenant les gens veulent des euros ! Ici, personne ne touche un salaire en dollar, mais ils ont mis des magasins en devise et on s’est mis a acheté en dollar, demain on nous met des magasins accessibles qu’en monnaie chinoise et les Cubains achèteront en yuan ! » Ces monnaies étrangères ne sont accessibles qu’au marché noir. Et au lendemain de l’annonce de la fin des dépôts bancaires en dollar, le taux informel du billet vert à diminuer, quand celui de l’euro a explosé. José qui travaille à son compte est excédé par cette mesure : « C’est chaotique ! Parce que cette mesure ne fait qu’augmenter l’inflation, franchement je ne sais pas comment ils prennent leur décision… Mais bon, ils disent aussi que c’est à cause des banques internationales qui n’acceptent plus les dollars déposés par Cuba. Mais au final, c’est nous le peuple qui en subissons les conséquences ! Est-ce que cette situation c’est de notre faute à nous les Cubains ? À moi ? Non et pourtant c’est moi qui subit l’inflation du marché noir parce que je ne peux pas acheter de devises autrement et j’en ai besoin pour aller dans les magasins en devises, parce que les magasins en peso cubain ne sont pas approvisionnés ! » Domitille Piron, La Havane, RFI.

ZK : Et puis des invasions de souris en Australie.

RA : Précisément dans l'État de Nouvelles-Galles du Sud qui se trouve dans le sud-est de l'Australie. Des centaines de milliers de souris qui ravagent les champs au grand désespoir des agriculteurs. Et des souris qui se sont introduites e nombre également dans l'une des plus grandes prisons de cet État, ce qui a contraint à son évacuation. Explications de notre correspondant Gregory Plesse.

Déménagement de force pour les 420 détenus de la prison de Wellington, qui se trouve à 350 kilomètres au nord-ouest de Sydney, mais aussi pour ses 200 surveillants pénitentiaires. Alors que l’arrière-pays australien est confronté depuis des mois a une véritable invasion de souris, ce centre de détention aussi en a fait les frais. Les rongeurs, qui mangent les câbles électriques, ont provoqué des dysfonctionnements importants dans cette maison d’arrêt, et une fois morte, ces souris attire les mites et d’autres insectes. Résultat, la salubrité de la prison ne peut plus être garantie, c’est pourquoi les autorités pénitentiaires ont entamé le transfert de tous les prisonniers, un transfert qui devrait s’étaler sur environ dix jours. Viendront ensuite des équipes chargées de remettre les équipements endommagés en état, et surtout de désinfecter cette prison de fond en comble. Un processus long, puisque ce centre de détention devrait rester vide pendant au minimum quatre mois. De leur côté, les agriculteurs, également désemparés face à cette invasion, demandent l’autorisation d’utiliser un pesticide extrêmement puissant et actuellement interdit. Grégory Plesse, Sydney, RFI.

ZK : Enfin en football, les deux matchs du jour comptant pour l'Euro se déroulent actuellement.

RA : Ce sont deux rencontres du groupe D. La Croatie affronte l'Écosse. Et puis l'Angleterre est opposée à la République tchèque. On joue le début de la seconde période. Et on rappelle que demain la France, déjà qualifiée pour les 1/8e de finale, affrontera le Portugal en quête de qualification.

Fin du Journal en français facile.

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