#Français de l’actualité

Journal en français facile 21/07/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre journal en français facile présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Jeanne et bonsoir à toutes et à tous.

JB : À la Une de ce journal, le pétrolier britannique intercepté dans le détroit d'Ormuz toujours entre les mains de l'Iran. Londres adresse un courrier aux Nations Unies. Le Royaume-Uni dément la version de Téhéran et promet une réponse officielle demain.

ZK : Le Premier ministre pakistanais Imran Khan doit rencontrer demain Donald Trump à la Maison Blanche. Objectif : apaiser les relations conflictuelles entre les deux pays.

JB : Et puis le Tour de France. Le héros du jour s'appelle Simon Yates. Le Britannique remporte la 15e étape devant Thibaut Pinot.

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ZK : Le bras de fer, autrement dit Jeanne, la confrontation se poursuit entre Téhéran et Londres autour du pétrolier britannique intercepté par l'Iran dans le détroit d'Ormuz.

JB : Le Royaume-Uni dit étudier « une série d'options » avant de faire connaître sa réponse officielle demain. Accusé de « non-respect du code maritime international » par l’Iran, le Stena Impero et ses 23 membres d'équipage sont toujours bloqués au large du port de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran. Les incidents dans le détroit d'Ormuz se multiplient ces derniers mois. François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran rappelle l'importance stratégique de ce détroit dans la région.

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François Nicoullaud au micro de Jelena Tomic.

ZK : Un « journaliste citoyen », Anas al-Dyab tué aujourd'hui dans des frappes russes sur la région d'Idleb en Syrie.

JB : L'information est révélée et rendue publique par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme et l'organisation des Casques blancs. Organisation de secouristes opérant en zone rebelle. Photographe et vidéaste de 22 ans, Anas al-Dyab avait collaboré, avait travaillé avec l'Agence France presse. Il était également bénévole au sein des Casques blancs. Il a été tué dans la ville de Khan Cheikhoun. Selon l'OSDH dix autres civils ont été tués aujourd'hui dans la province d'Idleb.

ZK : Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, doit rencontrer demain Donald Trump à la Maison Blanche.

JB : Une visite qui doit aider à apaiser, à calmer les relations tendues entre les deux pays. Les États-Unis attendent le soutien d'Islamabad pour mettre fin à la guerre en Afghanistan. En contrepartie, Washington pourrait proposer son aide au Pakistan pour éviter la faillite autrement dit, la banqueroute. Mais les États-Unis ne sont pas les seuls à courtiser le Pakistan comme nous l'explique Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS.

« Washington a évidemment son mot à dire sur la politique du Fonds monétaire international. Donc les 6 milliards de dollars prévus sous conditions de réforme économique pakistanaise semblent devoir se confirmer. Les Chinois sont là, mais il y a aussi le monde arabe, puisque les Saoudiens de leur côté et les Émirats arabes unis de l’autre ont chacun inscrit un budget de 6 milliards de dollars eux aussi sous des formes diverses. Mais en tout cas, le Pakistan est dans une situation économique difficile, mais il garde toujours un atout essentiel : c’est sa position géostratégique. Entre le Moyen-Orient, l’Asie du sud, la Chine et l’Asie centrale, c’est 200 millions d’habitants, c’est une puissance nucléaire. Le Pakistan peut demander de l’aide à de multiples partenaires, mais en même temps ils restent dans une situation fragile face à une Inde qui, elle-même, développe sa politique vis-à-vis du Moyen-Orient et des pays arabes, donc les marges de manœuvre sont là pour Islamabad, mais elles sont limitées. D’où l’intérêt de trouver un meilleur compromis possible avec les États-Unis d’aujourd’hui. »

JB : Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS au micro d'Heike Schmidt.

ZK : Une manifestation anti-gouvernementale dispersée dans la violence à Hong Kong.

JB : Pendant la soirée, la police anti-émeutes a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. Depuis des semaines, les manifestants réclament l'annulation pure et simple d'un projet de loi qui permettrait les extraditions vers la Chine continentale. Ils dénoncent l'influence grandissante de Pékin sur Hong Kong.

Enfin le Tour de France, 15e étage aujourd'hui. C'est le Britannique Simon Yates qui s'est imposé au sommet du col du Prat d'Albis dans les Pyrénées. Le Français Thibaut Pinot prend la 2e place. Le leader de la Groupama-FDJ remonte de la 6e à la 4e place au classement général, à 1’50’’ secondes du maillot jaune Julian Alaphilippe. Thibaut Pinot qui a surpris même son directeur sportif aujourd'hui. Philippe Mauduit :

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JB : Philippe Mauduit, directeur sportif de Groupama-FDJ, au micro de Christophe Diremszian.

22h07 à l’écoute d’RFI

Tout de suite, Yvan Amar nous décrypte l’expression de la semaine.

YA : Apollon père d’Artémis ? Voilà la formule relevée dans la presse des derniers jours, et qui souligne la succession de ces deux programmes spatiaux. Apollo, en anglais, qui a permis que les trois premiers hommes se posent sur la Lune en juillet 1969, et que deux en foulent le sol, marchent véritablement sur le sol lunaire. Le programme Apollo date de 1961 et son nom a été choisi par l’un des directeurs de la Nasa, Abe Silverstein. Mais, il était bien ans la lignée des recherches en cours, puisqu’il succédait à un autre programme, nommé Mercury. La mythologie est donc à l’honneur, comme si les hommes voulaient égaler les dieux. Pourquoi Apollon ? Le prestige du dieu a sûrement fait beaucoup pour son choix. Et pourtant, Apollon n’a pas grand-chose à voir avec la Lune : c’est le dieu du soleil. Mais aussi des arts : c’est le conducteur des neuf muses.

Et dans la politique spatiale américaine, Artémis lui succède. Pendant quelques années, les expéditions humaines vers la Lune se succèdent, mais elles s’arrêtent et la Nasa redéploie ses efforts vers des recherches moins prestigieuses, mais un peu moins coûteuses, et tournées vers des investigations qui visent autre chose qu’un triomphe médiatique.

Et, on a ensuite Artémis. Filiation vraiment ? Artémis n’est pas la fille d’Apollon : c’est sa sœur jumelle. Et même, d’après la mythologie, elle serait née la première, et aurait aidé sa mère à accoucher du deuxième bébé. Ce serait donc plutôt Artémis qui aurait un rôle maternel par rapport à Apollon. Et elle a une vocation bien plus proche de programme spatial, puisqu’en plus d’être déesse de la chasse, elle est associée à la Lune. Ce n’est pas la seule : Séléné est la divinité lunaire par excellence. Mais Artémis n’est pas loin !

JB : C’était Yvan Amar qui nous décryptait l’expression de la semaine. Et RFI vous fait revivre ces jours-ci le 50e anniversaire de la mission Apollo 11. Rendez-vous sur RFI et rfi.fr. Sur Twitter, mais aussi sur Facebook. Excellente soirée à tous à l’écoute de la radio du monde.

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