#Français de l’actualité

Journal en français facile 18/02 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Aurélien Devernoix:
Bonsoir à toutes et à tous, merci d’être fidèles à RFI, il est 21 h à Paris, 20 h en Temps universel.
Et c’est l’heure de votre journal en français facile, nous allons faire le tour des informations marquantes de ce samedi 18 février... et pour m’accompagner, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet:
Bonsoir Aurélien, bonsoir à toutes et à tous
Dans les grands titres de l’actualité, la mort du théoricien du jihad Omar Abdel Rahman, il s’est éteint dans une prison des États-Unis.

AB :
Nous parlerons également de la conférence sur la sécurité qui se déroule à Munich. La Russie a promis un nouvel équilibre des puissances sur la planète.

SB:
Le processus de paix entre les autorités colombiennes et la rébellion de l’ELN est menacé : les guérilleros sont accusés d’avoir enlevé un homme alors que les négociations sont en cours.

AB :
Enfin Sébastien Jédor viendra nous donner le palmarès du festival du film de Berlin avec une récompense pour le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis.

SB:
Il était considéré comme celui qui avait inspiré le premier attentat contre le World Trade Center en 1993.

AB :
L’Égyptien Omar Abdel Rahman est mort dans une prison américaine ce matin où il était incarcéré depuis 22 ans.
Son portrait par notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti :

Omar Abdel Rahman est le père spirituel de la Jamaa islamiya, le groupe précurseur du terrorisme jihadiste. Ce théoricien du jihad avait été bien vu par les Américains pour son rôle dans la mobilisation de combattants arabes partis faire la « guerre sainte » contre les Soviétiques en Afghanistan. C’est sans doute la raison qui lui a permis d’obtenir un visa pour les États-Unis dans les années 80 alors qu’il était réfugié au Soudan. Après sa condamnation dans la tentative d’attentat contre le World Trade Center en 93, Washington a proposé son extradition vers Le Caire qui a refusé. Le Qatar avait proposé de l’accueillir. Dans son premier discours après son arrivée au pouvoir en 2012, le président Frère musulman Mohamad Morsi s’était engagé à le faire libérer. Une dernière tentative pour obtenir une grâce présidentielle avant la fin du mandat de Barack Obama n’avait pas abouti. Le Cheikh Omar Abdel Rahman avait exprimé le souhait d’être enterré en Égypte. Alexandre Buccianti, Le Caire, RFI

SB:
Un soutien total à l’OTAN, c’est ce qu’a promis le vice président américain Mike Pence à l’occasion de la conférence sur la sécurité de Munich...

AB :
Une déclaration qui vient atténuer les propos de Donald Trump, qui avait jugé l’organisation de défense obsolète, c’est à dire inadaptée à l’évolution du monde.
Le ministre russe des Affaires étrangères a de son côté estimé que l’équilibre des pouvoirs était en train de changer sur la planète, annonçant la fin de la domination de l’Occident.

SB:
Les États-Unis comptent bien malgré tout maintenir leur puissance. En s’appuyant notamment sur leurs alliés au Moyen-Orient.

AB :
Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a entamé ce samedi sa première visite dans la région. Il est en ce moment aux Émirats arabes unis.

SB:
Une bombe a explosé au passage d’un véhicule de transport scolaire en Afghanistan.

AB :
L’attaque a coûté la vie à 12 personnes, dont 8 enfants. Elle a eu lieu dans une région située près du Pakistan et n’a pas encore été revendiquée.
En Syrie, 12 personnes ont également perdu la vie aujourd’hui dans des attaques menées par les forces du régime de Bachar al Assad.
9 d’entre elles ont été tuées lors de tirs de roquette au moment d’un enterrement près de Damas.

SB:
En Colombie, un enlèvement pourrait remettre en cause les négociations entre les autorités et un groupe rebelle.

AB :
L’armée colombienne accuse en effet les guérilleros de l’ELN, l’armée de libération nationale, d’avoir kidnappé un homme alors que des discussions de paix se tiennent depuis maintenant une semaine. Leticia Farine :

L’interruption des hostilités entre Bogota et l’Armée nationale de libération aura été de courte durée. Vendredi, le chef de l’armée colombienne, le général Alberto Mejia, a dénoncé publiquement deux actes terroristes attribués à l’ELN. « Les faits sont l’explosion d’un morceau de l’oléoduc Caño Limon-Coveñas dans la région du Catatumbo, et l’enlèvement du père d’un maire d’un village du nord de Santander, qui a disparu de sa ferme. Ces faits font beaucoup de mal au processus de paix. Ce sont des messages qui font perdre de la crédibilité aux efforts du gouvernement ». Selon l’officier général, ces agissements sont une manière pour la guérilla de célébrer l’anniversaire de la mort de deux de ces dirigeants historiques, les curés Manuel Pérez et Camilo Torres. Une semaine après l’ouverture des pourparlers de paix en Équateur, ces événements pourraient compromettre une situation déjà fragile. Suite à la ratification de l’accord signé avec les FARC le premier décembre 2016, les négociations avec l’ELN représentent l’ultime étape de pacification en Colombie.

SB:
Forte mobilisation cet après-midi à Barcelone, à l’occasion d’une manifestation en faveur de l’accueil de réfugiés en Espagne.

AB :
Au moins 160 000 personnes ont défilé dans les rues de la ville de Catalogne. Elles ont demandé au gouvernement de tenir sa promesse d’accueillir 16 000 réfugiés dans le pays. Seul un peu plus d’un millier d’entre eux ont pour l’instant été reçus.

SB:
Autres manifestations, en France cette fois, contre les violences policières.

AB :
Plusieurs rassemblements ont eu lieu, le plus important à Paris avec au moins 4000 personnes qui ont réclamé que des sanctions soient prises contre les policiers reconnus coupables de violences sans justification. Il y a environ deux semaines, un jeune homme avait été violé avec une matraque lors d’un contrôle de police en région parisienne.

SB:
En France toujours, tensions lors du meeting d’Emmanuel Macron à Toulon cet après-midi.

AB :
Une manifestation avait été organisée à l’appel du Front national pour protester contre les déclarations du candidat à l’élection présidentielle. En visite en Algérie cette semaine, l’ancien ministre de l’Économie avait déclaré que les violences commises par la France durant la période coloniale étaient des crimes contre l’humanité.

SB:
Retour en Allemagne... où ont été décernées les récompenses du festival du film de Berlin.

AB :
18 films étaient en compétition lors de cette 67e Berlinale. Sébastien Jédor, le jury présidé par le réalisateur néerlandais Paul Verhoeven a surpris en sacrant un film hongrois, intitulé On body and soul. Sébastien Jédor :

Oui, au terme d’une compétition d’un niveau assez moyen, c’est donc le film de Ildiko Enyedi qui est couronné par l’Ours d’Or. « On Body and soul » interroge la frontière entre l’homme et l’animal de manière assez poétique et parfois déconcertante. Le film commence par la mort de 2 cerfs, abattus dans une forêt enneigée, et il nous transporte ensuite dans un abattoir, dirigé par Endre, un homme âgé et solitaire. Un jour arrive Maria, inspectrice chargée de la qualité qui se met rapidement tout le monde à dos parmi les employés de l’abattoir. 
De manière assez surprenante, Endre et Maria vont se rendre compte qu’ils partagent les mêmes rêves. On Body and Soul, un film sur l’ouverture aux autres. S’ouvrir aux autres, s’ouvrir au monde malgré les difficultés et les traumatismes de la vie, c’est aussi ce que tente de faire Félicité, l’héroïne du film d’Alain Gomis, Grand Prix du Jury. « Félicité », portrait d’une mère courage congolaise. Un film que le réalisateur franco-sénégalais a tourné entièrement à Kinshasa, la capitale de la RDC. Le réalisateur finlandais Aki Kaurismaki repart, lui, avec l’ours d’argent du meilleur réalisateur pour « L’Autre côté de l’espoir ». Entre satire, drame et comédie, le sort d’un réfugié syrien qui débarque en Finlande. Un film qui aurait sans doute mérité de figurer plus haut dans le palmarès de cette Berlinale.

AB :
Un film qui aurait pu être mieux classé donc Sébastien Jédor. Et « classer » c’est justement le mot de la semaine, sélectionné par Yvan Amar.

Pas de « classement sans suite » pour l’affaire Fillon ! C’est ce qu’a décidé cette semaine le Parquet national financier. Cela ne signifie pas que François Fillon ne sera pas mis en examen. Cela ne signifie pas non plus qu’il ne le sera pas. L’affaire suit son cours comme on dit, c’est-à-dire qu’elle continue : elle n’est pas classée. Ce mot a en effet un sens particulier dans la langue juridique : une affaire classée est une affaire rangée : on la met dans l’armoire, on boucle, et on n’en parle plus, on considère qu’on n’a plus à s’en occuper : c’est comme si on la fermait : affaire classée. L’expression est d’ailleurs fréquente, et même au figuré : on s’en sert pour clore, pour arrêter une discussion. Comme si justement, il n’y avait plus à bavarder davantage, à essayer de revenir sur une discussion, à parler à perte de vue d’un sujet qui ne le méritait pas. Mais on dit aussi cela pour affirmer son autorité : une décision a été prise, et on ne reviendra pas dessus, c’est-à-dire qu’elle ne sera pas modifiée : on ne la changera plus. C’est plié ! Autre image un peu voisine : quand on plie, c’est, au figuré, dans une langue familière, qu’on range le matériel, qu’on a terminé ce qu’on avait à faire. Quand on classe une affaire, c’est un peu la même chose.

AB :
Il est 21 h 10 à Paris, 20 h 10 en Temps universel, c’est la fin de ce journal en français facile. Merci à Sylvie Berruet de m’avoir accompagné. Passez une excellente soirée à l’écoute de RFI.

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