#Français de l’actualité

Journal en français facile 16/06/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Adrien Delgrange : Bonsoir à tous. 20h en temps, 22h à Paris. L’heure du Journal en français facile avec Zephyrin Kouadio, bonsoir.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien. À la une de ce 16 juin, une foule immense dans les rues de Hong Kong ce dimanche.

AD : Alors que le gouvernement a reculé sur un projet de loi controversé près de deux millions de manifestants ont défilé pour demander la démission de Carrie Lam, la cheffe du gouvernement de Hong Kong. Après les États-Unis et la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite désigne comme responsable l’Iran... responsable des attaques contre deux pétroliers près du détroit d’Ormuz.

ZK : Une panne géante d’électricité en Amérique du Sud.

AD : L’Argentine et l’Uruguay, victime d’une panne de courant. Ce soir l’électricité revient petit à petit.

ZK : Et puis en France, le début aujourd’hui pour 2000 adolescents du SNU le service national universel, nous verrons dans ce journal en quoi consiste le SNU.

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ZK : Une marée humaine dans les rues de Hong Kong. Vu des gratte-ciel les images sont impressionnantes.

AD : Environ 2 millions de hongkongais, habillés en noir couleur de la protestions ont manifesté pour le 2e dimanche consécutif. Ils étaient un million il y a une semaine. Les opposants restent donc très mobilisés pour demander du projet de loi qui permettrait à des habitants de Hong Kong de ne pas être jugés dans leur pays, mais d’être jugés dans la Chine voisine. Ils demandent aussi maintenant la démission de Carrie Lam, la cheffe du gouvernement à l’origine de ce projet de loi. Témoignage d’une manifestante rencontrée ce matin par notre correspondante Florence de Changy.

Le sentiment qui domine cette fois c’est inquiétude. Elle est née après avoir vu la violence policière lors de la dernière manifestation. Aujourd’hui j’ai l’impression d’être entourée de pleurs silencieux. En marchant, je sentais que les gens n’étaient pas foncièrement en colère, bizarrement, mais silencieusement déterminée : on veut que l’on nous rende notre identité. On veut que le gouvernement entende que ce qu’a fait la police, attaquer des citoyens comme ils l’on fait c’est mal, c’est tout simplement moralement mal.   Pour ce qui est de la polémique sur le plan politique autour de ce projet de loi, il y a tellement de théories qui circulent, que nous les citoyens normaux on ne saura sans doute jamais ce qui se passe en coulisses. 

AD : Et puis à noter ce dimanche soir que Carrie Lam la cheffe du gouvernement a présenté « ses excuses » et reconnu qu’un « manque de travail du gouvernement a entraîné beaucoup de conflits et de dispute dans la société hongkongaise ».

ZK : 3 jours après les attaques deux pétroliers en mer d’Oman, plusieurs pays continuent d’accuser l’Iran comme étant à l’origine du feu sur les bateaux.

AD : Après les États-Unis et le Royaume-Uni, le Prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed ben Salman a également désigné l’Iran comme responsable. De leur côté les autorités iraniennes se défendent. Nicolas Falez.

Pour le Président du Parlement iranien, les attaques contre les pétroliers en mer d’Oman « complètent les sanctions économiques » américaines. Ali Larijani laisse ainsi entendre que les États-Unis pourraient être à l’origine du mystérieux incident de jeudi dernier. Un peu plus tôt dans la semaine déjà, le Président iranien Hassan ROHANI avait dénoncé un « sabotage diplomatique » en s’étonnant de la rapidité avec laquelle Washington avait accusé Téhéran. Les deux camps s’accusent donc mutuellement, les États-Unis s’appuyant notamment sur une vidéo qu’ils considèrent comme une preuve de l’implication iranienne. Ce dimanche soir, le Chef de la Diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré que son pays allait garantir le passage par le détroit d’Ormouz, une voie maritime par laquelle transite une bonne partie du commerce mondial des hydrocarbures, au beau milieu du face à face tendu entre l’Iran d’une part et d’autre part les pétromonarchies du Golfe soutenues par leur allié américain.

ZK : Une panne d’électricité a plongé dans le noir l’Argentine et l’Uruguay une bonne partie de la journée.

AD : À la suite d’un dysfonctionnement dans une centrale électrique... sans connaître la réelle cause du problème. 44 millions d’Argentins et 3 millions et demi d’Uruguayens privés de courant... des habitants des régions du Paraguay et du Brésil ont également été touchées par la panne le courant revient progressivement indiquent ce soir les autorités.

ZK : Depuis aujourd’hui, 2000 jeunes Français âgés de 15 à 16 ans expérimentent le SNU le service national universel. 

AD : Une idée chère au président Emmanuel Macron. Pendant deux semaines, ces jeunes volontaires vont pratiquer des activités physiques ils vont être sensibilisés aux valeurs de la France : liberté, égalité et fraternité ou encore apprendre le Code de la route. Présentation du projet avec Stéphane Geneste.

Ce n’est ni un camp de vacances ni le rétablissement du service militaire. Le service national universel, ou SNU, a pour objectif de renforcer la cohésion entre les jeunes et de les aider à prendre des responsabilités collectives. Les journées commenceront à 8 heures du matin avec la levée des couleurs et le chant de la Marseillaise. Les volontaires qui porteront tous un uniforme participeront ensuite à des activités, comme du sport, des visites de sites historiques, une formation au secourisme ou encore de l’éducation civique. Les jeunes seront accompagnés par des tuteurs, issus de la vie civile ou militaire. Lors des soirées, de nombreux débats sont prévus afin que chacun cultive son argumentation et soit doté d’un sens de la critique. Les 2000 volontaires seront hébergés dans des internats, des centres de vacances ou des bâtiments du ministère des armées. Ils seront ensuite répartis en « maisonnées », par groupe de 10. Le dispositif est appelé à se généraliser au fil des ans à l’ensemble des jeunes âgés de 15-16 ans. L’an prochain, il sera étendu à 40 000 adolescents. Et puis quel au coût ? Le budget du SNU à terme « se situera sans doute autour de 1,5 milliard d’euros » a estimé ce dimanche le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal.

ZK : Le bac aura-t-il bien lieu ? 

AD : Plus de 740 000 candidats âgés de 11 à 77 ans passent leur baccalauréat à partir demain matin 8h. Mais en plus du stress lié aux épreuves, la menace d’une grève des professeurs qui surveillent les candidats plane sur cet examen. Des syndicats d’enseignants ont appelé à la grève de la surveillance pour le premier jour des épreuves afin de protester contre la réforme du bac voulu par le ministre. 

ZK : Adrien de changer d’avis.

AD : Oui, mais changer d’avis comme de chemise c’est plus rare. « Changer d’avis comme de chemise » c’est l’expression de la semaine. Yvan Amar.

Les élections sont toujours l’occasion de débat vif, parfois excessif, et comme on dit houleux. C’est-à-dire que lors des discussions, quand on échange ses opinions, qu’on discute, on parle de façon forte, véhémente, parfois violente, on dit du mal des adversaires… C’est assez normal, c’est le jeu de la démocratie. Et sur Rfi, juste avant les dernières élections en Espagne, j’entendais une citoyenne dire d’une candidate qu’elle changeait d’alliance comme de chemise. C’est-à-dire qu’elle changeait de stratégie tout le temps, pour se faire élire. En gros qu’elle était opportuniste. On dit plus souvent changer d’avis comme de chemise ! Mais de toute façon la phrase était traduite du catalan, la langue principale de Barcelone. Changer d’avis comme de chemise ? Une expression familière, mais par argotique, pas vulgaire, dont le sens est évident : changer d’avis tout le temps. Ne pas se tenir à une direction, ne pas savoir ce qu’on veut. L’expression ne s’emploie pas en général pour condamner un opportunisme, pour dire que quelqu’un change d’avis en fonction de ses intérêts. Mais pour souligner qu’il n’a pas une pensée forte, bien ancrée, bien solide, mais qu’il est influençable, qu’il change d’avis comme de chemise ! La chemise, c’est le vêtement qu’on met à même la peau, a priori, celui dont on change le plus souvent. Il a bien d’autres formules semblables pour exprimer l’inconstance, une sorte d’infidélité de la pensée : on dit souvent par exemple que quelqu’un est une girouette. La girouette est une petite figure qu’on fixe sur un toit, et qui peut pivoter en fonction du vent. Ainsi elle montre la direction que prend ce vent. Elle tourne donc tout le temps, de même que les souffles tournent aussi. Elle est particulièrement mobile, et ces changements incessants donnent l’image d’une personne qui n’est pas sûre de ses choix et de ses idées : une girouette !

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