#Français de l’actualité

Journal en français facile 15/12/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Une édition présentée ce soir en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir !

CF : À la une, c’était le 5e samedi de mobilisation pour les gilets jaunes en France. Moins de monde dans les rues que la semaine dernière, mais aussi moins de heurts, d’affrontements, et d’interpellations, d’arrestations.

SB : Les Autrichiens manifestaient eux aussi ce samedi. À Vienne, la capitale, l’opposition dénonçait pacifiquement un an d’alliance entre la droite et l’extrême droite dans le pays. 

CF : En fin de journal, Yvan Amar nous expliquera un mot dans l’actualité. Aujourd’hui, « infox », et « fake news ».

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SB : « L’Acte 5 » du mouvement des gilets jaunes a donc eu lieu aujourd’hui. Une journée marquée par la baisse de la mobilisation.

CF : Ils étaient 66 000 à manifester dans toute la France selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur. Contre 126 000 la semaine dernière à la même heure. Cette journée de manifestations se déroulait dans un contexte particulier, marquée par les annonces d’Emmanuel Macron en début de semaine. Mais aussi par l’attentat de Strasbourg mardi. À Paris, la mobilisation a rassemblé moins de 3 000 personnes. Ils étaient 10 000 il y a une semaine. Nicolas Falez a rencontré plusieurs gilets jaunes, venus de régions pour manifester dans la capitale.

Jérémy est arrivé tôt ce samedi, le jeune intérimaire a l’impression d’avoir raté le rendez-vous de la semaine dernière, car il avait alors été interpellé dès son arrivée à Paris. Cette fois-ci, Jérémy est parvenu au pied de l’Arc de Triomphe où seules quelques dizaines de gilets jaunes affrontent le vent glacial. Le slogan « Macron démission » bientôt suivi d’une Marseillaise, nous sommes à présent devant l’Opéra Garnier à Paris où plusieurs centaines de gilets jaunes sont rassemblés dans le calme face à un impressionnant dispositif policier. Ici comme sur les champs Élysée, beaucoup de commerces sont restés fermés, leurs vitrines protégées par de grands panneaux de bois. Une conséquence des scènes de pillage qui ont eu lieu samedi dernier et que déplore Anthony, c’est son 4e samedi de manifestation à Paris. Comme la plupart des gilets jaunes présents à Paris ce samedi, Anthony estime que les gestes annoncés par Emmanuel Macron en début de semaine sont loin de répondre aux attentes du mouvement...

CF : Le reportage de Nicolas Falez. Une mobilisation en baisse je vous le disais. Mais pour plusieurs gilets jaunes, pas question de mettre un terme au mouvement ! Édith a 68 ans. Elle est retraitée, et participait à la manifestation de Bordeaux aujourd’hui. Elle explique ses motivations pour continuer à se mobiliser.

[Transcription manquante]

CF : Des propos recueillis à Bordeaux par Pierre Olivier. Bordeaux, où 4 500 gilets jaunes ont défilé. Des incidents ont opposé forces de l’ordre et manifestants. 27 personnes ont été placées en garde à vue. Globalement, les manifestations se sont déroulées plus calmement que la semaine dernière. À Paris, on compte pour le moment 157 interpellations, arrestations, dont 104 gardes à vue, et 7 blessés légers. C’est bien moins que les chiffres record de la semaine dernière. À l’issue de cette journée de mobilisation, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a appelé sur Twitter à la libération « des ronds-points ». « Le dialogue doit maintenant rassembler l’ensemble de ceux qui veulent transformer la France », a également déclaré le ministre.

SB : Des manifestations également en Autriche aujourd’hui. Ils étaient plusieurs milliers dans les rues de Vienne, la capitale.

CF : 17 000 selon la police. 50 000 d’après les organisateurs. Les opposants fêtaient, à leur manière, le premier anniversaire du gouvernement. Le 18 décembre dernier en effet, la coalition, l’alliance, entre les conservateurs et l’extrême droite était investie, après des élections législatives anticipées. Depuis, les polémiques et les réformes controversées, critiquées, n’ont pas manqué. Et les opposants ne les ont pas oubliées. Isaure Hiace, certains manifestants avaient d’ailleurs un point commun avec ceux de France.

Parmi les milliers de manifestants, certains ont opté pour le sifflet, d’autres pour le gilet jaune. C’est le cas de Matthias Koderhold. » Il y a beaucoup de coupes sociales et le gouvernement veut, en plus, une réforme de l’impôt : les entreprises seront moins taxées, en particulier les multinationales donc c’est un gros combat pour nous. « L’allongement de la durée maximale de travail à 12h par jour, la baisse du RSA autrichien pour certains, celle des allocations familiales pour d’autres. Autant de mesures décriées par les manifestants, qui estiment, à l’instar d’Helena Stefanova, que le climat a changé en Autriche. “La société est divisée ! On crée de la peur sur bien des sujets ! Car c’est très facile de manipuler un groupe de personnes effrayées.” De nombreux manifestants, comme Thomas Braito, dénoncent également une rhétorique anti-immigration, omniprésente dans le discours du gouvernement. “Ils essaient juste de pointer un ennemi commun pour effrayer et gagner des votes. Alors pour moi, c’est important de manifester et montrer qu’il y a des gens contre le populisme d’extrême droite.” Pourtant, à en croire les sondages, la coalition reste très populaire. Les manifestants espèrent que cela changera l’an prochain, notamment lors des élections européennes. Isaure Hiace, Vienne, RFI.

SB : Les négociations s’éternisent à la COP24, à Katowice en Pologne.

CF : Censée se terminer hier soir, la 24e conférence de l’ONU sur le climat se poursuivait ce samedi. Il faut dire que les négociations sont dures. Les délégués de quelque 200 pays tentent tant bien que mal de finaliser le “mode d’emploi” de l’accord de Paris conclu en 2015. Accord qui vise à limiter le réchauffement climatique à 2 °C, et que remettent en cause plusieurs chefs d’État comme le Brésilien Jair Bolsonaro ou le président américain Donald Trump. RFI, il est 21h07 ici à Paris. On retrouve tout de suite Yvan Amar pour son mot de la semaine. Deux mots anglais aujourd’hui, “infox” et “fake news”.

[Transcription manquante]

CF : C’était Yvan Amar. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci à vous de l’avoir suivi, et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée !

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