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Journal en français facile 14/03/2019 20h00 GMT

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RFI
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Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile.

À la une, le Royaume-Uni, où les députés ont voté pour un report du Brexit. La sortie de l’Union européenne était fixée au 29 mars. Bruxelles est prête à accepter ce report, mais Londres devra fournir de bonnes raisons. La mauvaise période pour Boeing. Comment le constructeur d’avion américain fait-il face à l’interdiction de voler pour son appareil 737 MAX après deux accidents mortels en moins de 6 mois ? Nous le verrons dans ce journal. Et puis aux États-Unis, un nouveau candidat pour représenter les démocrates à l’élection présidentielle de 2020. Il s’appelle Beto O’Rourke et il plaît beaucoup aux médias américains.

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JZ : Vous entendez le président de la Chambre des Communes, John Bercow annoncer le résultat du vote, 412 voix contre 202. Il y aura donc un report du Brexit, de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, un report jusqu’au 30 juin, si les députés approuvent d’ici le 20 mars l’accord de sortie proposé par Theresa May. Si l’accord est refusé à nouveau, le report devra aller au-delà du 30 juin. Dans ce cas, il faudra donc organiser les élections européennes au Royaume-Uni au mois de mai.

L’un des points de blocage du Brexit, c’est le retour ou non d’une frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Or l’absence de frontière a permis la paix après des années de guerre civile. Justement, on reparle aujourd’hui de ce dimanche sanglant, le Bloddy Sunday. C’était il y a 47 ans en Irlande du Nord, 14 civils catholiques étaient tués par des soldats britanniques dans les rues de Londonderry. Ce jeudi, la justice a annoncé que sur les 17 anciens militaires visés par une enquête, un seul sera poursuivi. Les proches des victimes sont très largement déçus. Julien Lagache.

La foule rassemblée en solidarité à l’extérieur de l’hôtel de ville de Londonderry a pu rapidement mesurer la déception des proches des victimes du Bloody Sunday. À leur sortie du bâtiment des visages déconfits, voire marqués. Le procureur britannique venait de les informer qu’un seul ancien militaire affronterait un procès pour le meurtre de 2 manifestants le 30 janvier de 1972. Les éléments de preuve disponibles dans le cas des 16 autres soldats « sont insuffisants pour envisager une condamnation » a-t-il affirmé. Face à la presse un peu plus tard, les familles des victimes semblaient accuser le coup. La déception est là ont-ils dit en substance même si la plupart retiennent qu’enfin, une procédure judiciaire est entamée à l’encontre de l’armée britannique... près d’un demi-siècle après les faits. Dans l’immédiat, aucune date n’a été communiquée pour la tenue du procès de ce militaire uniquement désigné par le nom « Soldat F » qui pourrait n’encourir qu’une peine de 2 ans de prison grâce à une clause de l’accord de paix nord irlandais signé en 1998. Les familles des victimes du Bloody Sunday ne comptent cependant pas en rester là et disent vouloir étudier en détail l’annonce de la justice britannique ainsi que les autres voies légales à leur disposition dans un pays qui cherche toujours à panser les plaies du conflit intercommunautaire entre catholiques et protestants qui a fait plus de 3500 morts en 30 ans. Julien Lagache, Dublin, RFI.

JZ : On part aux États-Unis. C’est une gifle pour Donald Trump. À Washington, le Sénat a rejeté le financement d’urgence d’un mur à la frontière mexicaine. Il y a un mois, le président américain avait décidé d’une procédure d’urgence pour débloquer des fonds nécessaires à la construction de ce mur. 59 sénateurs ont voté contre cette décision, ce qui signifie que 8 élus républicains ont appuyé ce vote. Ils contestent donc l’autorité de leur chef Donald Trump sur son engagement majeur depuis la campagne présidentielle de 2016. Réponse sur Twitter du président américain avec un mot : VETO. Il va s’opposer à ce vote pour contourner la décision du Sénat, comme il en a le pouvoir.

Encore aux États-Unis, le démocrate Beto O’Rourke a annoncé aujourd’hui sa candidature à la présidentielle de 2020. Plus précisément, il est candidat à l’investiture démocrate. Ils sont plusieurs comme lui à vouloir représenter le parti pour battre Donald Trump. Beto O’Rourke est un ancien élu de la Chambre des représentants, il avait beaucoup plu aux médias américains lors des élections de mi-mandat de 2018. Voici son portrait par Stéphanie Schueller.

Manches de chemise retroussées, debout sur un simple escabeau, s’adressant par mégaphone à une foule de partisans survoltés rassemblés sur un simple parking de supermarché en plein soleil. C’est l’une des images que les Américains ont encore en tête quand ils pensent à Beto O’Rourke. L’an dernier, le charisme et la détermination de cet ancien élu de la Chambre des représentants avaient fait sensation aux élections de mi-mandat quand il avait tenté d’arracher le poste de sénateur au républicain sortant Ted Cruz. La tentative s’est soldée par un échec dans les urnes. Mais sa campagne passionnée a permis à Beto O Rourke de se forger une notoriété nationale. Car à 46 ans, cet ancien punk rocker a réussi à mobiliser des électeurs avec un programme résolument progressiste - le tout dans LE bastion conservateur par excellence : le Texas. Mais dans l’actuel climat politique américain marqué par les divisions, c’est avant tout son discours positif et rassembleur qui a résonné au-delà des frontières texanes. Certains électeurs démocrates voient déjà en lui un nouveau Kennedy. Et bien qu’il ne figure actuellement dans les sondages qu’à la cinquième place des prétendants démocrates à la présidentielle, Beto O’Rourke a de quoi inquiéter les Républicains.

JZ : Stéphanie Schueller. La France a bien reçu aujourd’hui les boîtes noires du Boeing 737 Max de l’Ethiopian Airlines, celles de l’avion dont le crash dimanche dernier près d’Addis Abeba a tué 157 personnes. Une photo diffusée par le BEA français, le Bureau d’enquête et d’analyse semble montrer que l’enregistreur est intact. Quelles conséquences de toute cette affaire pour Boeing ? Le géant aéronautique américain est en crise après ce deuxième accident mortel en moins de 6 mois et puis la suspension des vols du modèle concerné. À ce jour, aucune compagnie aérienne n’a encore annulé ses commandes du 737 Max. Pourquoi ? Explications de Xavier Tytelman, spécialiste du secteur aéronautique.

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JZ : Xavier Tytelman, spécialiste du secteur aéronautique. Il était au micro de Stanislas Ndayi-shimiye.

La course contre la montre en France et surtout contre les risques de marée noire dans le golfe de Gascogne. C’est l’endroit du naufrage du navire-cargo italien Grande Americ. Une deuxième nappe de pollution aux hydrocarbures a été constatée ce matin. Elle se trouve à 20 km de la première nappe. Compte tenu du vent d’ouest, ces deux nappes pourraient se diriger à une date indéterminée vers les plages de Charente-Maritime et de Gironde, a déclaré le ministre de la transition écologique François de Rugy.

Après l’interdiction des plastiques à usage unique, en décembre dernier, l’Union européenne poursuit sa lutte contre la pollution des océans. Les députés européens ont adopté hier au Parlement de Strasbourg une directive instaurant une redevance pour tous les navires faisant escale dans un port de l’UE. Cette mesure, vise à inciter les bateaux à décharger leurs déchets à terre et non plus en mer. Domitille Piron.

Pour un océan plus sain et sans plastique, les eurodéputés ont adopté hier cette redevance pour tous les navires, de pêche, de plaisance ou de transport de marchandise et de manière automatique. Qu’ils déversent ou non leurs déchets dans les ports de l’Union européenne, les navires devront donc payer, ce qui les devrait inciter à abandonner leurs déchets dans les ports européens et non plus en mer. Les parlementaires estiment que 30 % des déchets maritimes dans les eaux européennes proviennent des navires. Et parmi les causes de cette pollution maritime le Parlement européen, pointe également du doigt une réception et un traitement des déchets inadéquats dans les installations portuaires. Les 700 ports de l’Union européenne seront amenés à s’équiper pour la gestion et le recyclage des déchets. Des efforts seront donc demandés aux collectivités locales gestionnaires des ports, quelle que soit leur taille. Des infrastructures existent déjà pour le traitement des hydrocarbures, des ordures et des eaux usées, mais il s’agit là d’aller plus loin. La redevance prévue couvrira 30 % des coûts d’exploitation directe. Cette mesure entrera en vigueur d’ici deux ans.

JZ : Domitille Piron. Et on referme ce journal avec du football. En huitième de finale retour de la Ligue Europa, Rennes affronte Arsenal à Londres. Les Bretons ont gagné l’aller 3-1 chez eux. Le match vient de commencer, il est à suivre en intégralité sur RFI avec Christophe Jousset et Cédric Deoliveira. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté et Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !

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