#Français de l’actualité

Journal en français facile 14/01/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : le procès en destitution de Donald Trump. Il devrait débuter mardi prochain affirme le chef de la majorité républicaine au Sénat.  

ZK : La situation en Libye et le refus de l’homme fort de l’est du pays. Le général Haftar a refusé de signer l’accord de cessez-le-feu proposé par Ankara et Moscou. Les explications ce journal.

LB : Et puis en France, l’ouverture du procès de l’ex-prêtre Bernard Preynat poursuivit pour agression sexuelle sur mineur. Des agressions présumées à l’origine de l’affaire Barbarin.

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ZK : Direction Washington pour débuter ce journal. Les États-Unis où le procès de Donald Trump devrait commencer mardi prochain. C’est ce qu’annonce ce soir Mitch McConnell le chef de la majorité républicaine au sénat.

LB : Un peu plus tôt, Nancy Pelosi, la cheffe de la majorité démocrate à la chambre annonçait qu’un vote se tiendrait demain mercredi sur la transmission à la chambre haute des articles de l’acte d’accusation. La phase est indispensable à la poursuite de la procédure. Écoutez les explications d’Anne Corpet.

Cela fait près d’un mois que Nancy Pelosi recule l’échéance. La chambre a adopté le 18 décembre l’acte d’accusation du président et au lieu de le transmettre directement au sénat pour que le procès de Donald Trump soit instruit. La cheffe de la majorité à la chambre a joué une forme d’obstruction en gardant le document sous le coude. Son objectif : obtenir des garanties sur l’organisation du procès, et notamment sur la convocation de témoins. Elle n’a pas réussi à convaincre le chef de la majorité républicaine à la chambre haute : Mitch Mc Connell souhaite toujours une procédure la plus rapide possible et n’entend pas entendre de nouveaux témoins. Mais plusieurs sénateurs du camp présidentiel pourraient soutenir l’idée d’auditionner quelques personnes clés, comme le directeur de cabinet du président Mick Mulvaney et l’ancien conseiller à la sécurité John Bolton. D’autant que ce dernier a déclaré qu’il était prêt à témoigner devant le sénat en cas d’assignation. Et l’organisation du procès doit être soumise à un vote à la majorité simple : si quatre sénateurs républicains se prononcent en faveur de l’audition de témoins, ils devront être effectivement convoqués. Mais quoi qu’il en soit, l’issue du procès ne fait guère de doute : la destitution du président doit être votée par deux tiers des sénateurs pour être effective. Un acquittement de Donald Trump est l’issue quasi certaine de la procédure.

LB : Toujours concernant les États-Unis. On apprend ce soir que des roquettes sont tombées aujourd’hui près d’une base abritant des troupes américaines en Irak, au nord de Bagdad, c’est ce qu’indique l’armée irakienne. 

ZK : L’actualité dans le monde c’est aussi la réponse de l’Iran aux Européens. L’Iran qui adresse une mise en garde contre « l’erreur stratégique » de Berlin, Paris et Londres.

LB : La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne de leur côté viennent de déclencher une procédure contre la République islamique. Objectif : tenter de sauver l’accord sur le nucléaire iranien. Une action « irréfléchie » pour la Russie. Elle pourrait « conduire à une nouvelle escalade autour de l’accord sur le nucléaire iranien » estime le ministère russe des Affaires étrangères.

ZK : Moscou qui parle en revanche d’une trêve prolongée de manière indéfinie en Libye.

LB : Au moment où les efforts de la communauté internationale pour trouver une issue au conflit libyen s’intensifient. De son côté, Berlin annonce la tenue dimanche d’une conférence internationale. Ces négociations ont été menées à Moscou entre les deux chefs rivaux libyens même si l’un d’eux, le maréchal Haftar, a cependant refusé de signer l’accord dans l’immédiat. Le chef de la diplomatie russe reconnaît à demi-mot l’échec de sa médiation dans le dossier libyen. Mais il estime que la partie n’est pas terminée (son TV).

Nous allons poursuivre nos efforts dans cette direction. Pour le moment, le résultat final n’est pas atteint. Mais nous avons l’intention de combiner tous les efforts, ceux des pays européens, des pays voisins de la Libye, de la Turquie et de la Russie pour agir ensemble dans la même direction. Et pour encourager toutes les parties libyennes à se mettre d’accord, à poursuivre le dialogue sans recourir à la force…

ZK : À Guatemala City, le Guatemala où le nouveau président élut, le conservateur Alejandro Giammattei prend ses fonctions aujourd’hui.

LB : Il succède à Jimmy Morales, le président sortant, qui est sous le coup d’une enquête pour corruption. Quels sont les chantiers qui l’attendent ? Éléments de réponse avec Kevin Parthenay, professeur de sciences politiques à l’Université de Tours et spécialiste de l’Amérique centrale.

ZK : En France, le dossier des retraites toujours à la une avec une possible mesure d’âge pour équilibrer le système.

LB : C’est en tous cas ce qu’a expliqué Édouard Philippe à l’Assemblée lors de la séance de questions au Gouvernement. Le Premier ministre dit penser que la conférence de financement, qui réunit les partenaires sociaux, proposera à la fin de ses travaux « une mesure d’âge ». « Je ne vois pas comment sinon on pourrait arriver à l’équilibre financier en 2027 », souligne-t-il après avoir accepté un retrait temporaire de la mesure de l’âge pivot. L’âge pivot, c’est celui qui permettrait, selon le texte, de toucher sa retraite à taux plein. Il entrera en application en 2037 si la loi est adoptée. Côté rue, les opposants à la réforme continuent de se faire entendre avec de nouvelles manifestations à Paris, Lille, Bordeaux ou Marseille, pour demander le retrait du projet de loi.

ZK : La grève contre la réforme des retraites justement. Elle avait empêché hier, l’ouverture du procès de l’ex-prêtre Preynat, pour agissements pédophiles.

LB : Bernard Preynat est poursuivi pour agression sexuelle sur mineur. La première audience a finalement commencé aujourd’hui au tribunal correctionnel de Lyon où 7 des 10 victimes sont venues raconter à la barre leurs calvaires d’enfants à côté du père Preynat. Compte rendu Pierre Oliver. 

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