#Français de l’actualité

Journal en français facile 11/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi ce soir pour vous le présenter, Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane et bonsoir à tous

AM : Au sommaire de ce journal : dixième week-end de manifestation à Hong Kong. Ils étaient des milliers encore réunis aujourd’hui. Reportage de notre envoyé spécial à suivre. C’est jour de vote au Guatemala. Les huit millions d’électeurs votent pour le deuxième tour de la présidentielle. Sonia Gandhi élue à la tête du Congrès en Inde. Elle remplace son fils qui a démissionné après le mauvais score du parti aux législatives.

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SD : Encore des manifestations à Hong Kong ce dimanche, c’est le 10e week-end de mobilisation dans le territoire semi-autonome. Tous demandent, le retrait d’un projet de loi qui autoriserait l’envoi de suspects, vers la Chine, mais aussi plus de droits et plus de liberté.

AM : Et vendredi, Carrie Laam, la cheffe du gouvernement de Hong Kong a écarté toute concession avec les manifestants. Mais cela n’a pas entamé leur motivation. Ils étaient des milliers, une fois encore rassemblés ce dimanche. Une manifestation, au cœur de Victoria Park, notamment, et une marche, une fois encore non autorisée. Quelques heurts ont éclaté et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes. Plus tôt dans l’après-midi, un grand meeting, un discours public, s’est tenu à Victoria Park, des travailleurs sociaux, des députés pro-démocratie et des étudiants se sont succédé au micro. Notre envoyé spécial Christophe Paget y était.

Hongkongais bonne chance ! Assis sur le stade de football du Park Victoria, ils sont des milliers à écouter chaque intervenant, et reprendre en chœur les slogans. Jenny est enseignante, elle vient d’appeler tous les Hongkongais à manifester, et pas seulement les jeunes : « Certaines personnes âgées pensent que tout ça est très dangereux, et que nous devons rester chez nous. Mais je veux que le mot passe : il n’y a pas de danger, même si nous manifestons. Si nous perdons, nous perdons pour toujours. C’est la bataille de la dernière chance pour HK ». Un travailleur social, la voix étranglée par l’émotion, explique qu’il a été arrêté lors d’une manifestation et pourrait perdre sa licence. Beaucoup parlent des violences policières. Et du système politique de Hong Kong. Le député Fernando Cheung : « Nous avons vu une collusion assez claire entre la police, les triades, les députés pro-Pékin et le bureau de liaison de la Chine. Si nous arrêtons le mouvement maintenant, cela voudrait dire que nous acceptons ce genre de pratiques. C’est impossible ». Un ancien du mouvement des parapluies appelle à une nouvelle grève générale. Dans le public, un retraité approuve : « C’est ça qui touche le gouvernement. Comme cette manifestation, très pacifique. Mais il faut aussi que la marche ait lieu, sinon ce n’est pas assez ». De fait, avant même la fin du rassemblement, une centaine de manifestants ont rempli les rues voisines du quartier commercial de Causeway Bay. « Il n’y a pas d’émeutiers, juste la tyrannie ». Christophe Paget, Hong Kong, RFI.

SD : RFI, il est 2h03 à New Delhi. L’Inde où le parti du Congrès a un nouveau président. Il s’agit de Sonia Gandhi, la mère de Rahul Gandhi.

AM : Raoul Gandhi, qui a démissionné au début du mois de juillet après sa défaite aux dernières élections législatives en avril. Une élection qui a plongé le parti dans une crise profonde, alors que le parti de Narendra Modi a été plébiscité, c’est à dire qui a été préféré lors du vote. Le congrès, parti de centre gauche, a dirigé la majeure partie des gouvernements de l’Inde depuis l’Indépendance. Pour le sortir de cette crise, Sonia Gandhi vient donc d’en prendre les rênes, et elle n’est autre que la mère de Raoul Gandhi. Explications, Sébastien Farcis.

C’est Sonia Gandhi qui reprend les rênes du Congrès. Et ce parti reste ainsi une affaire de famille, il y a un mois, le président Rahul Gandhi a brutalement annoncé sa démission. Il tenait à assumer l’entière responsabilité de la 2e défaite consécutive de son parti aux législatives, où le congrès n’a conquis qu’un siège sur 10. L’objectif de ce jeune dirigeant, petit-fils d’Indira Gandhi, était d’initier une réforme de fond dans la formation de centre gauche : redéfinir son idéologie et surtout, recommandait-il, désigner un président qui ne soit pas de la famille des Nehru Gandhi. Ce qui n’est arrivé que pendant 7 ans en 71 ans d’indépendance de l’Inde. Cette réforme de fond est donc manquée : le comité exécutif du parti a reconduit Sonia Gandhi, mère de Rahul âgée de 72 ans et ex-dirigeante du parti, comme présidente par intérim. Les jeunes leaders ne manquent pourtant pas, mais beaucoup estiment que la famille des Gandhi est le ciment qui tient cette formation pan-indienne. Et l’enlever risquerait de provoquer des divisions profondes au sein du Congrès.

SD : On vote aujourd’hui au Guatemala. C’est le deuxième tour de la présidentielle dans le pays.

AM : Les 8 millions d’électeurs doivent choisir entre la candidate sociale-démocrate Sandra Torres, en tête au premier tour, et son adversaire de droite Alejandro Giammattei. L’ancien président Jimmy Morales n’a pas pu se présenter, la constitution du pays le lui interdit.

SD : Au Pérou, le gouvernement vient de suspendre le projet de construction de la mine de cuivre de Tía María, au sud du pays. Un projet qui aurait dû produire 120 000 tonnes de cuivre chaque année.

AM : Et cela fait dix ans que ce projet est rejeté par une bonne partie de la population locale. Sur place, Éric Samson.

[Transcription manquante]

SD : Vous écoutez RFI, il est 22 heures 07 à Paris.

AM : Et c’est l’heure de l’expression de la semaine. Comme chaque semaine, signée Yvan Amar. Répétition générale aujourd’hui.

En Argentine, les Primaires servent, nous disent les informations de Rfi, de répétition générale. Ces élections primaires, qui permettent de voir qui seront les candidats des principaux partis ou principales alliances, sont en fait une sorte de simulation des élections proprement dites qui auront lieu dans deux mois. Elles vont donner une image probablement assez fiable, assez représentative de ce que donneront les élections. C’est-à-dire qu’on peut y croire : ça se passera probablement comme ça dans deux mois. C’est bien l’idée de la répétition générale : une expression qui vient du théâtre : avant de montrer une pièce au public, les comédiens répètent : ils font des essais, ils jouent la pièce entre eux, scène par scène, pour travailler la mise en scène, le jeu des acteurs. Et puis juste avant la « première », c’est-à-dire la première représentation, on joue la pièce sans s’arrêter, comme s’il y avait du public. C’est la répétition générale, qu’on appelle souvent la générale, et qui se fait dans les mêmes conditions, ou presque, que le vrai spectacle. On organise donc la générale peu avant la première. Parfois on parle aussi de filage : un autre mot, pour dire qu’on va jouer la pièce sans pause, en enchaînant toutes les scènes, comme si on les enfilait les unes aux autres. Et pour les grandes productions, parfois, on parle même de la couturière, qui se fait avant la générale : c’est la première répétition qui se fait en costume et qui permet donc de vérifier que les costumes – et les décors - sont bien adaptés, et de rectifier, de modifier, de changer quelques détails.

AM : C’était le mot de la semaine, par Yvan Amar. Et c’est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr à la rubrique Savoirs, au pluriel. RFI il est 22h10 à Paris.

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