#Français de l’actualité

Journal en français facile 10/12/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

 

Adrien Delgrange : RFI il est 20h en temps universel, 21h à Paris. Avec Zéphyrin Kouadio je vous présente votre Journal en français facile. Bonsoir Zephyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien.

AD : À la une de ce 10 décembre : le discours d’Emmanuel Macron pour tenter de clamer d’apaiser la colère des gilets jaunes. Une allocation espérée, attendue. Le chef de l’état a fait plusieurs annonces, vous l’entendrez dans un instant.

ZK : Dans ce journal également Le Brexit ! « Nous allons reporter le vote prévu demain » déclare Theresa May cet après-midi devant les députés britanniques.

AD : Et nous parlerons de la chute de Carlos Ghons qui s’accélère... l’ancien PDG de Nissan a appris aujourd’hui qu’il était mis en examen pour avoir caché ses revenus aux autorités japonaises dans ce journal comité de soutien s’est créé dans l’un de ses pays d’origine, le Liban.

ZK : Voilà pour les titres bienvenus à tous.

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ZK : Face Caméra, le ton grave et solennel, Emmanuel a parlé aux Français ce soir.

AD : Un discours de 13 min enregistré au palais de l’Élysée. Avec derrière le président le drapeau français et le drapeau européen. Le chef de l’état a commencé par dire qu’il comprenait la colère des gilets jaunes il a tout de même condamné fermement les violences de ces derniers jours dans le pays. Par ailleurs Emmanuel Macron a reconnu qu’il avait pu blesser ses compatriotes à travers ses propos depuis qu’il est élu et puis le président a fait toute une série d’annonces.

[Transcription manquante]

AD : Extrait de l’allocution d’Emmanuel Macron il y a quelques minutes. La question est de savoir maintenant comment réagiront les Gilets jaunes. Vont-ils poursuivre leurs actions ? Sur internet certains d’entre eux veulent organiser de nouvelles manifestations samedi prochain.

ZK : Et pendant ce temps-là, les lycéens poursuivent leur mobilisation contre le gouvernement.

AD : Ils protestent contre plusieurs reformes, notamment pour annuler Parcours SUP (la procédure qui donne accès aux études supérieures), le ministère de l’Éducation a recensé aujourd’hui avec 450 lycées perturbés, dont 50 bloqués. Demain mardi les lycéens préparent une nouvelle journée de mobilisation.

ZK : Autre titre développé dans ce journal. La Première ministre britannique fait un pas en arrière. Elle a reporté aujourd’hui le vote du Parlement sur l’accord de sortie de l’Union européenne...

AD : Theresa May recule devant l’opposition des députés et elle reporte le vote à une date ultérieure ce qui plonge à nouveau le processus de divorce dans l’incertitude. À Londres pour RFI le récit de Muriel Delcroix.

Sous les quolibets des députés, la Première ministre a dit avoir « entendu » les inquiétudes de la chambre à propos du backstop, la clause de sauvegarde entourant la frontière irlandaise et annoncé qu’elle retournerait à Bruxelles pour tenter d’obtenir des garanties supplémentaires à ce sujet de la part du bloc européen. Une tentative qui se fera en marge du conseil européen programmé à partir de jeudi à Bruxelles. Mais sans surprise la tentative de Theresa May de jouer la montre et sauver sa position a hérissé la chambre des Communes. « Cette situation de chaos est sans précédent et montre que le gouvernement a complètement perdu le contrôle des événements », s’est étranglé Jeremy Corbyn et le dirigeant de l’opposition travailliste de demander à nouveau à Theresa May de céder la place pour permettre au parti travailliste de former un gouvernement minoritaire afin de renégocier un autre accord de retrait. Plusieurs députés ont d’ailleurs appelé le Labour à déposer une motion de censure contre la Première ministre au plus vite tandis que de leur côté, les adeptes d’un brexit sans concession ont déjà indiqué que si le backstop n’était pas rayé de l’accord purement et simplement ils voteraient contre. Et on peut s’attendre à une nouvelle tentative des brexiters durs conservateurs de faire tomber Theresa May lors d’un vote de défiance interne au parti tory dans les prochains jours…

AD : Réaction du président du Conseil européen. Après le report par Theresa May du vote de la Chambre des Communes sur ce projet de traité négocié entre Londres et Bruxelles. Donald Tusk a exclu lundi toute renégociation de l’accord sur le Brexit.

ZK : Trois semaines après son arrestation à Tokyo. La chute de Carlos Ghosn s’accélère. 

AD : L’ancien PDG de NISSAN a été mis en examen, pour dissimulation de revenus. La justice japonaise reproche à Carlos Ghosn d’avoir caché ses revenus de président du conseil d’administration de Nissan à hauteur de 5 milliards de yens soit (38 millions d’euros) entre juin 2011 et juin 2015.

ZK : Au Liban où Carlos Ghosn a grandi, et dont sa famille est originaire, le richissime homme d’affaires est vu comme le symbole suprême de la réussite de la diaspora libanaise... Une campagne de soutien vient d’être lancée dans les rues de Beyrouth. Laure Stephan.

Sur les affiches apparues dans des rues de Beyrouth, ce slogan, « Nous sommes tous Carlos Ghosn », accompagné d’un portrait géant. Cette campagne de soutien à l’homme d’affaires détenu au Japon pour soupçons de malversations a été lancée par une société privée. À Achrafiyeh, le quartier où Carlos Ghosn a acheté et rénové une maison, ses voisins jugent cette mobilisation bienvenue, comme le dit Maya. L’arrestation de Carlos Ghosn il ya trois semaines a semé la stupeur au Liban. La thèse d’une cabale est répandue. Souhail Saadé, un autre habitant d’Achrafiyeh, qui connaît la famille Ghosn, y adhère. Pour moi Carlos Ghosn symbolise l’homme qui a réussi. On est fier de lui. C’est un homme très bien, il est revenu dans son pays. Pas comme d’autres Libanais qui ont eu de beaux succès, mais qui n’ont pas essayé de faire quelque chose pour l’économie, à l’inverse de lui. On doit refuser ce qui est en train d’arriver à Carlos Ghosn. Sur internet, des pétitions de soutien ont été lancées, et les milieux officiels insistent sur l’innocence de l’homme d’affaires. Laure Stephan, Beyrouth, RFI.

ZK : C’est aujourd’hui le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Parmi les 30 articles que compte cette déclaration adoptée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, figure l’article 19 sur la liberté d’expression et de réunion. 

AD : Des droits bafoués en particulier au Bangladesh, où la situation se tend de plus en plus à l’approche des élections législatives du 30 décembre prochain ; écoutez le témoignage d’Adilur Rahman Khan.

Au Bangladesh, il n’y a pas de liberté d’expression, d’association, ou de réunion. Les journalistes, les militants sur les réseaux sociaux, et les défenseurs des droits de l’Homme sont régulièrement ciblés par les autorités. Beaucoup ont été arrêtés, certains sont persécutés, et les défenseurs des droits humains qui font particulièrement entendre leur voix contre les injustices du fait du gouvernement, contre les disparitions forcées, contre les exécutions extra judiciaires et la torture, sont attaqués. Voilà l’état du Bangladesh aujourd’hui. Il est regrettable que le Bangladesh ait été élu au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU alors qu’il ne respecte pas ces droits. Le 30 décembre devraient se dérouler les élections parlementaires, mais plus on se rapproche de l’échéance, plus les voix de l’opposition sont bâillonnées. La liberté d’expression a été réduite à une peau de chagrin, et les défenseurs des droits de l’Homme qui tentent de faire entendre la voix des sans voix sont eux aussi attaqués. Nous vivons actuellement dans un contexte très répressif au Bangladesh.

AD : Témoignage recueilli par Véronique Gaymard. C’est la fin de ce Journal en français facile.

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