#Français de l’actualité

Journal en français facile 09/01/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un nouveau revers pour Teresa May sur le Brexit. Les débats sur le divorce entre Londres et Bruxelles ont repris ce mercredi au parlement britannique. Et les députés ont adopté un amendement qui complique encore un peu plus la tâche de la Première ministre.

SB : Le leader nord-coréen était en Chine ce mercredi. Une visite chez le principal allié diplomatique de Pyongyang dans le contexte d’un nouveau sommet prévu entre Kim Jong-un et le Président américain Donald Trump.

RA : Et puis c’est demain jeudi que va être lancée la Présidence roumaine de l’Union européenne. À cette occasion le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sera à Bucarest. Ses échanges avec le chef du parti au pouvoir en Roumanie s’annoncent délicats, nous vous expliquerons pourquoi.

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SB : Et l’on reparle du Brexit. Les débats sur l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE ont repris ce mercredi au Parlement britannique.

RA : Et les observateurs ont qualifié l’ambiance d’exécrable, donc une très mauvaise ambiance. Ces débats doivent aboutir à un vote sur le texte mardi prochain. Mais à nouveau les choses s’annoncent compliquées pour Teresa May : car les députés ont adopté un amendement qui oblige la Première ministre à présenter un nouveau plan de sortie en cas de rejet du texte mardi. Pour Teresa May c’est un nouvel échec. Et pour les parlementaires cela montre qu’ils maintiennent leurs exigences. Correspondance à Londres de Muriel Delcroix.

C’est un retour en fanfare pour les députés qui sont furieux face au jeu que joue selon eux le gouvernement depuis un mois et ils l’ont bien fait savoir tout à l’heure : l’amendement qu’ils ont adopté oblige le gouvernement à présenter sous trois jours, et non plus 21 jours comme prévu jusque-là, un plan B sur le Brexit si le texte de retrait est rejeté mardi prochain. Les députés accusent Theresa May de poursuivre une stratégie du pourrissement en ayant retardé d’un mois le vote sur son texte et en tâchant de perdre le plus de temps possible jusqu’au 29 mars, date théorique de sortie du pays de l’UE pour obliger ainsi des députés sous pression à approuver son traité de retrait faute d’alternative autre qu’un Brexit sans accord qui serait de l’avis général dommageable pour la prospérité du pays. Les députés ont donc à nouveau montré qu’ils entendent reprendre les choses en main. Après ce camouflet, Theresa May va devoir adopter une autre tactique et si son texte est effectivement rejeté annoncer un plan alternatif : en a-t-elle un qu’elle gardait dans sa manche ? Personne ne le sait et personne ne peut dire ce qui se passera en cas de vote négatif mardi prochain. Le seul atout du gouvernement pour l’instant est que même si le parlement fait preuve d’autorité, il n’existe aucun consensus sur une solution alternative, une sortie sans accord, un nouveau référendum, un modèle norvégien, et l’espoir de Teresa May est que cela puisse jouer en faveur de son plan actuel. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

SB : Également dans l’actualité européenne, c’est demain qu’est officiellement lancée la Présidence roumaine de l’Union européenne.

RA : La Roumanie qui va succéder à l’Autriche pour 6 mois. C’est ce que l’on appelle une Présidence tournante. Demain jeudi donc Jean-Claude Juncker le président de la Commission européenne sera à Bucarest. Et cette visite s’annonce délicate, car la Commission européenne est visée par une procédure lancée par le chef du parti au pouvoir en Roumanie, Liviu Dragnea. Un homme qui est mis en cause concernant l’utilisation des fonds européens. Explications Béatrice Leveillé.

Cette requête du président de la chambre des députés roumains a été déposée au moment même où la Roumanie prend la présidence de l’Union européenne. Le patron des sociaux-démocrates roumains considéré comme l’homme fort dans son pays est soupçonné d’abus de pouvoir dans l’utilisation de fonds européens. Ces fonds étaient destinés à des projets d’infrastructures. Ils auraient été détournés entre 2000 et 2012 dans un département présidé par Liviu Dragnea. La procédure se fonde sur une enquête de l’OLAF, l’Office européen de lutte antifraude qui a recommandé en septembre 2016 à l’Union européenne de « récupérer la totalité des 21 millions d’euros » versés pour les projets d’infrastructures concernés. Liviu Dragnea rejette ces accusations et poursuit la Commission en tant qu’autorité de tutelle de l’Olaf. Ses relations avec Bruxelles se sont fortement détériorées ces derniers mois, en raison des réformes controversées du système judiciaire initiées par son parti. Des réformes qui permettraient de blanchir de nombreux élus et proches du PSD, à commencer par Liviu Dragnea, lui-même déjà condamné à de la prison avec sursis pour fraude électorale. Le gouvernement roumain serait prêt également à faire passer un décret d’amnistie pour les responsables politiques ayant des démêlés avec la justice. Ce serait franchir une ligne rouge pour le président de la Commission européenne.

SB : Aux États-Unis le ministère de la Justice à nouveau dans la tempête.

RA : Souvenez-vous en novembre dernier, Jeff Sessions le ministre de la Justice avait démissionné. Et désormais c’est le numéro 2 Rod Rosenstein, qui va quitter son poste. C’est ce qu’annoncent les médias américains. Rod Rosenstein est l’homme qui a supervisé l’enquête du procureur Mueller sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle. Et comme Jeff Sessions, il a souvent été la cible de Donald Trump. Son départ annoncé devrait doc réjouir le Président américain. À Washington pour RFI, Anne Corpet.

Donald Trump critique régulièrement le numéro deux du département de la justice. Il a été jusqu’à retweeter une photo montage, où Rod Rosenstein figurait derrière les barreaux, en compagnie d’ailleurs du Procureur Mueller. Il faut dire que lorsque Jeff Sessions était en fonction à la tête du département de la justice, c’est lui, son numéro deux, qui chapeautait l’enquête sur les ingérences russes. Depuis le départ de Jeff Sessions, c’est officiellement le ministre par intérim qui supervise le travail du procureur Mueller, mais Rod Rosenstein continue d’être impliqué dans le déroulement quotidien de l’enquête. L’annonce de son départ a immédiatement suscité des craintes sur le sort futur du procureur. L’audience de confirmation du futur ministre de la Justice William Barr doit avoir lieu mardi prochain devant le sénat et les démocrates vont sans aucun doute demander des assurances à ce sujet. Un sénateur républicain proche de Donald Trump a cependant pris les devants ce matin. Lindsey Graham a affirmé que le prochain ministre de la Justice n’entendait pas entraver le travail du procureur. « Je peux vous assurer que William Barr une très haute opinion de Robert Mueller et qu’il souhaite le laisser terminer sa mission » a déclaré le sénateur. Anne Corpet Washington RFI.

RA : Egalement dans l’actualité américaine, un nouveau rendez-vous entre Donald Trump et les chefs de partis au Congrès. Il s’agit de trouver une solution au shutdown. Shutdown qui signifie blocage. C’est un blocage sur le budget américain, qui paralyse une partie de l’administration.

SB : En RDC, l’annonce des résultats de l’élection présidentielle prévue ce soir.

RA : C’est ce qu’annonce la Céni, la Commission électorale. Les résultats provisoires devraient être rendus publics à 22h TU. On suivre bien sûr tout cela dans la dernière édition d’Afrique Soir, et les analyses demain dans Afrique Matin.

SB : En Asie, Kim Jong un était en Chine ce mercredi.

RA : Il s’agissait de la quatrième visite du dirigeant nord-coréen chez son voisin. Kim Jong un a fait l’aller-retour à Pékin à bord d’un train spécial. Il a rencontré le Président Xi Jinping. Le contenu de leurs discussions n’a pas été rendu public, mais la Chine est le principal allié diplomatique de la Corée du Nord et donc selon les observateurs il s’agissait d’entretenir leurs relations. Surtout qu’un nouveau sommet se prépare entre Pyongyang et Washington. Et dans ce jeu diplomatique, la Corée du Sud reste extrêmement attentive. À Séoul pour RFI on retrouve Frédéric Ojardias.

Kim Jong un a visité ce matin des usines situées dans une nouvelle zone de développement économique de la capitale chinoise, raconte la presse sud-coréenne, qui suit pas à pas la visite du dirigeant nord-coréen en Chine. À Séoul, les analystes estiment que Kim Jong un se rend à Pékin pour assurer ses arrières en cas d’échec des pourparlers de dénucléarisation avec les États-Unis, alors qu’en coulisses se prépare le deuxième sommet entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump. « La Corée du Nord veut améliorer ses positions de négociation en exhibant son alliance avec la Chine », assure ainsi le quotidien Joongang. Le journal redoute que le régime de Pyongyang ne cherche à se servir de son allié chinois pour alléger les sanctions internationales qui le frappent. Une méfiance que ne partage pas le gouvernement sud-coréen. Le porte-parole de la présidence a déclaré hier « s’attendre à ce que les échanges entre la Chine et la Corée du Nord contribuent à la dénucléarisation de la péninsule, et à l’établissement d’une paix permanente ». Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : Enfin en football, suite et fin des 1/4 de finale de la Coupe de la Ligue.

RA : Avec la qualification de Monaco pour les 1/2 finales. Monaco a battu Rennes après la séance de tirs aux bus. Deux matchs viennent de débuter. Le Paris Saint-Germain face à Guingamp. Et Bordeaux contre le Havre.

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