#Français de l’actualité

Journal en français facile 08/01/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : en Turquie le revers de Recep Tayyip Erdoğan à John Bolton. Le Président turc a refusé de recevoir le conseiller américain à la Sécurité nationale. Il lui reproche son soutien aux miliciens kurdes dans le nord de la Syrie.

ZK : La visite de Kim Jong Un à Pékin. Le dirigeant nord-coréen effectue une visite surprise chez son allié chinois où il a été reçu par son homologue Xi Jinping.

LB : Et puis du football dans ce journal avec l’annonce du pays hôte de la CAN 2019. C’est l’Égypte qui accueillera les matches en remplacement du Cameroun.

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ZK : C’est l’Égypte qui organisera la prochaine Coupe d’Afrique des nations de football. La CAN 2019 qui a été retirée au Cameroun jugé trop en retard dans ses préparatifs.

LB : La Confédération africaine, la CAF, a pris sa décision ce matin à Dakar. Les Égyptiens l’emportent aux dépens des Sud-africains. À Dakar, les précisions de Christophe Jousset.

[Transcription manquante]

ZK : L’actualité internationale de ce mardi et la visite de John Bolton en Turquie.

LB : Le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale qui a quitté le pays sans avoir été reçu par le Président Recep Tayyip Erdoğan. Au centre du désaccord : les milices kurdes du YPG, partenaires de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique. Des soldats considérés par Ankara comme des « terroristes ». John Bolton, qui s’est entretenu avec le porte-parole de Recep Tayyip Erdoğan a rappelé le soutien des États-Unis aux YPG en exigeant des garanties sur leur protection après le retrait des 2 000 soldats américains de Syrie. Une demande que le Président turc qualifie de « lourde erreur ».

ZK : Lui est arrivé à Pékin ce matin, Kim Jong Un effectue une visite surprise chez son allié chinois.

LB : Quatre jours plus tôt, le dirigeant nord-coréen évoquait un changement d’attitude envers les États-Unis si ces derniers maintiennent leurs sanctions. Il a justement été reçu par son homologue Xi Jinping lors de ce déplacement en forme de visite de routine. Stéphane Lagarde.

Les voitures noires, les bus aux vitres fumées et les motos de la police chinoise… le cortège de la délégation nord-coréenne sur l’avenue de la gare Centrale de Pékin ce mardi matin avait presque un côté ordinaire... une visite d’État presque comme les autres… et en tous cas annoncée pour une fois à l’avance par les médias nord-coréens et chinois… Preuve que le régime de Pyongyang a beaucoup évolué dans sa communication ces derniers mois, preuve aussi que Pékin garde la main sur son voisin et allié. Est-ce un cadeau de Kim Jong-un ? Le dirigeant nord-coréen a choisi sa date anniversaire pour répondre à l’invitation de Xi Jinping. Il vient en Chine avant une éventuelle nouvelle rencontre avec Donald Trump à la fin du mois (comme le laissait entendre dimanche la Maison-Blanche)… Le président chinois, avant le président américain comme c’était déjà le cas pour le sommet de Singapour au printemps dernier. Selon le Global Times, Kim Jong Un pourrait profiter de ces deux jours à Pékin pour faire avancer le dossier de la dénucléarisation de la péninsule. Une visite qui coïncide aussi, et ce n’est pas forcément le hasard, avec le premier round des négociations commerciales sino-américaines dans la capitale chinoise. Pour les internautes en chine, cette visite est aussi une manière pour le « troisième des Kim » (comme il est surnommé sur les réseaux sociaux ici), de monnayer son soutien au grand frère chinois. 

ZK : En bref, ce nouveau coup dur pour Theresa May, la Première ministre britannique, concernant le Brexit.

LB : Les députés de la Chambre des Communes, hostiles au retrait de l’Union européenne, ont fait adopter une mesure prévoyant que le gouvernement devra obtenir un feu vert explicite du parlement pour le cas d’un Brexit sans accord, avant de pouvoir réformer et adapter sa législation fiscale. Une disposition qui affaiblit encore un peu la Première ministre.

ZK : Toujours au Royaume-Uni, le trafic à l’aéroport d’Heatrow brièvement perturbé ce mardi à cause du signalement d’un drone.

LB : Les vols avaient été suspendus en fin de journée. Par précaution, ils ont pu reprendre vers 18h30 TU. Il y a trois semaines, c’est également un signalement de drone qui avait contraint d’annuler ou de détourner un millier de vols à l’aéroport de Gatwick. Heathrow est le premier aéroport d’Europe en termes de passagers.

ZK : 5h à Tokyo. Le Japon où Carlos Ghosn avait rendez-vous avec la justice ce mardi.

LB : l’ex-patron de Nissan qui était entendu à sa demande apparaissait pour la première fois depuis son arrestation au mois de novembre. La justice nippone lui reproche des malversations financières. Carlos Ghosn entendait ainsi contraindre les juges à lui signifier publiquement ce qu’ils lui reprochent, près de 2 mois après son incarcération. Bruno Faure.

Quelques mots prononcés par un homme au visage aminci par des semaines de prison, dans des conditions spartiates. Un costume sombre, au pide, des sandales vertes en plastique, menotté, attaché par une corde autour de la taille, escorté par deux gardes. Impassible, il écoute le président du tribunal lire les accusations retenues contre lui avant de lire une déclaration écrite en anglais. J’ai toujours agi avec honneur, légalement, en accord avec les dirigeants de Nissan. D’une voix forte et claire, sans émotion, Carlos Ghosn clame son innocence. J’ai été injustement accusé, placé en détention sur la base d’accusations sans fondement. Je n’ai jamais reçu de rémunération de la part de Nissan qui n’ait pas été divulguée. Carlos Ghosn rappelle avoir dédié deux décennies de sa vie à relever Nissan et bâtir l’Alliance. Il termine : « un capitaine n’abandonne pas le navire au milieu de la tempête ». Pas de quoi convaincre dans un premier temps le juge qui justifie son maintien en détention. Carlos Ghosn risque de fuir à l’étranger où il a des bases. Il pourrait aussi dissimuler des preuves, affirme le magistrat. Aux alentours de midi 30, heure locale, Carlos Ghosn repart, sous bonne garde, vers sa prison de Kosuge, au nord de Tokyo.

ZK : Justice toujours, mais en France avec le 2e jour du procès du Cardinal Barbarin à Lyon.

LB : Il est accusé avec 5 autres anciens membres du diocèse de Lyon de non dénonciation d’agression sexuelle sur mineur. 5 autres co-accusés qui comme Philippe Barbarin se sont retranchés derrière leur hiérarchie.

ZK : Le dossier des gilets jaunes et celui du grand débat national qui perd la responsable de son organisation.

LB : Alors qu’il doit s’ouvrir dans une semaine, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé ce soir son retrait du « grand débat national » destiné à sortir de la crise des « gilets jaunes », après la polémique suscitée par son salaire, évalué à un peu moins de 14 700 euros bruts par mois. Les « conditions de sérénité nécessaires pour ce débat » n’étaient pas assurées, explique-t-elle. Chantal Jouanno conserve toutefois la présidence de la CNDP.

ZK : On referme ce journal comme on l’avait commencé avec du sport. Après le football, on parle sport automobile avec le rallye drakkar.

LB : Déjà double vainqueur du rallye Paris-Dakar, le Qatari Nasser al-Attiyah a remporté la première étape de l’édition 2019 entre Lima et Pisco. Le bivouac de la course s’est installé à 25 kilomètres de Pisco. Cette petite ville est encore marquée par le tremblement de terre du 15 août 2007 qui avait provoqué la mort de près de 600 personnes, mais la reconstruction a bien avancé. Le reportage de notre correspondant au Pérou, Eric Samson.

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