#Français de l’actualité

Journal en français facile 04/09/2017 20h00 GMT

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RFI
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Gilles Moreau : Bonsoir et bienvenue à ceux qui nous rejoignent. Voici votre Journal en français facile, présenté avec Mehdi Meddeb, bonsoir ! Dans l'actualité : La Corée du Nord, à nouveau débattue au Conseil de sécurité, au lendemain d'un nouveau test nucléaire. Le Conseil a condamné à l'unanimité ce sixième essai. En ce qui concerne d'éventuelles nouvelles sanctions, les États-Unis préparent un projet qui sera débattu la semaine prochaine.

MM : Un cessez-le-feu a été conclu en Colombie entre le gouvernement et l'Armée de Libération nationale, le deuxième groupe rebelle du pays. Une annonce intervenue à l'avant-veille d'une visite du pape en Colombie.

GM : Les réfugiés fuyant les combats en Birmanie toujours plus nombreux. 87 000 Rohingyas sont arrivés ces derniers jours au Bangladesh.

MM : au Kenya, la date de la prochaine présidentielle est maintenant connue, ce sera le 17 octobre.

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MM : Au lendemain d'un nouveau test nucléaire, le Conseil de sécurité de l'ONU s’est à nouveau penché sur le dossier nord-coréen.

GM : Le Conseil a condamné à l'unanimité de ses membres ce sixième essai (le plus puissant de tous) et appelé à voter de nouvelles sanctions dès la semaine prochaine. Les précisions de Marie Bourreau, notre correspondante aux Nations-Unies, à New York :

Il faut aller vite et cesser les « demi-mesures » a plaidé l'ambassadrice américaine Nikki Haley alors qu'un nouveau test de missile balistique serait en préparation selon Washington. Les Américains veulent négocier cette semaine un huitième train de sanctions pour un vote lundi prochain.L’ONU avait déjà adopté le 5 août dernier des sanctions économiques privant Pyongyang d'un milliard de dollars de revenus en interdisant les exportations sur le charbon, les minerais et les produits de la pêche.La question est donc maintenant de savoir comment aller plus loin. On sait les Américains favorables à un embargo sur le pétrole, ce que les Chinois ont toujours rejeté de peur d'un effondrement du régime. Les Occidentaux ont quant à eux insisté sur des sanctions économiques et sectorielles sans apporter plus de précisions. Pékin, en tant que principal allié de Pyongyang, est donc sous forte pression. L'ambassadeur chinois a réitéré sa proposition d’un gel des manœuvres américano-sud-coréennes contre une suspension des programmes d'armement nord-coréens. Une proposition que l'ambassadrice américaine a très violemment rejetée la qualifiant d' « insultante ». La Chine n'a donc d'autres choix que de négocier, mais la portée des nouvelles sanctions témoignera du sérieux de Pékin à mettre un coup d'arrêt au programme nucléaire nord-coréen. New York, Marie Bourreau, RFI.

MM : On est maintenant fixé sur la date de la nouvelle présidentielle au Kenya : ce sera le 17 octobre, sur décision de la commission électorale. Les Kényans, qui avaient reconduit le président Kenyatta, doivent revoter, après l'invalidation du scrutin du 8 août par la Cour suprême.

GM : Les autorités du Burundi sont gravement mises en cause dans un rapport de l'ONU. Un rapport qui dénonce des crimes contre l'humanité et autres atteintes aux Droits de l'homme. « Ces actes ont été perpétrés dans le cadre d'une attaque généralisée contre la population civile », affirment les enquêteurs, qui demandent à la CPI - Cour pénale internationale - d'ouvrir sans attendre une enquête. Le gouvernement burundais a réagi en dénonçant un complot occidental qui selon lui « restera sans effet », alors que l'opposition dit espérer l'ouverture d'une « nouvelle ère d'espoir pour mettre fin à l'impunité ».

MM : En Colombie, un accord de cessez-le-feu a été conclu entre le gouvernement et les rebelles de l'ELN - l'Armée de libération nationale.

GM : C'est le deuxième groupe rebelle du pays après les FARC, les FARC qui de leur côté ont déjà conclu un accord de paix avec les autorités colombiennes. Le président Juan Manuel Santos est intervenu à la télévision, expliquant que le cessez - le- feu entrerait en vigueur le 1er octobre et qu'il serait reconduit en janvier prochain dans la mesure où il sera respecté, et « si les négociations avancent sur les autres points ». Marie-Eve Detoeuf est notre correspondante à Bogota, la capitale colombienne :

L'annonce du cessez-le-feu avec la guérilla de l'ELN n'a pas vraiment surpris. Depuis des semaines, la rumeur courrait que l'ELN allait faire un geste à l'occasion de la venue du Pape François, attendu ce mercredi à Bogota. L'ELN a été historiquement très proche de l'Église. Dans les années 60, plusieurs prêtres, dont le très célèbre Camilo Torres, avaient rejoint les rangs de l'organisation armée. Mais le lien s'est distendu et il est permis de penser que le cessez-le-feu résulte surtout d'un calcul politico-médiatique de l'ELN et du gouvernement. Il s'agit d'un cessez-le-feu bilatéral, c'est dire que l'ELN marque le point. Le gouvernement aurait évidemment préféré un cessez-le-feu unilatéral, à l'image de ce qu'il avait obtenu des FARC. L'ELN est une organisation très décentralisée, beaucoup moins disciplinée que ne l'étaient les FARC. La question est évidemment de savoir si le cessez-le-feu sera respecté dans la durée. À court terme, le Pape peut se féliciter du succès de sa visite. Marie Eve Detoeuf, Bogota, RFI.

GM : après le passage dévastateur de Harvey, l'Amérique surveille de près l'évolution dans les Caraïbes d'un autre ouragan, baptisé lui Irma. Le gouverneur de Porto Rico a décrété l'état d'urgence et mobilisé la Garde nationale en prévision de l'arrivée d'Irma. De son côté, l'île française de la Guadeloupe est passée en alerte orange cyclone.

MM : Les réfugiés fuyant les combats dans le nord-ouest de la Birmanie sont toujours plus nombreux. 87 000 Rohingyas sont arrivés ces derniers jours au Bangladesh, selon le Bureau de coordination de l'ONU à Dacca. Ces réfugiés ont pris le chemin de l'exode pour échapper aux combats qui opposent l'armée birmane aux rebelles de la minorité musulmane.

GM : Déjà très critiquée par l'ONU pour le traitement qu'elle inflige aux Rohingyas, la Birmanie fait face aujourd'hui à un concert de protestations des pays musulmans de la région. Parmi les voix qui s'élèvent, la plus emblématique est celle de la Pakistanaise Malala Yousafzai. Juliette Gheerbrant.

La jeune prix Nobel de la paix a indirectement demandé à son homologue birmane Aung San Suu Kyi, de facto à la tête du pays, de condamner je cite « le traitement honteux réservé à la minorité Rohingya ». Tandis que le ministre des affaires étrangères pakistanais appelait pour sa part le gouvernement birman à enquêter sur les atrocités commises. Mais c'est en Indonésie que la situation suscite le plus de réactions. Des manifestations ont eu lieu dès ce week-end dans plusieurs villes du pays. Dans la capitale, l'ambassade de Birmanie est sous haute protection policière. Et Jakarta a dépêché lundi à Rangoon sa ministre des affaires étrangères pour une entrevue avec Aung San Suu Kyi et avec le chef des armées Min Aung Hlaing.L'Iran a appelé à une action internationale pour éviter un nettoyage ethnique. Et les Maldives ont suspendu leurs liens commerciaux avec Rangoon. Enfin, la Malaisie a fait part de son inquiétude quant à un éventuel impact plus large de cette crise : « la situation terrible des Rohingyas doit être améliorée, a déclaré le Premier ministre Najib Razak, pour le bien de la Birmanie et de toute la région ».

GM : Le président du Parlement vénézuélien Julio Borges, un opposant au président Maduro, s'est félicité du soutien apporté par la France, après avoir été reçu à l'Élysée par le président Emmanuel Macron. Ce dernier a récemment critiqué le président socialiste Nicolas Maduro. Le Venezuela est une « dictature qui tente de se survivre », a-t-il déclaré la semaine dernière.

MM : Parlons rentrée littéraire. Depuis quelques jours et jusqu'à fin octobre paraissent en librairie pas moins de 581 nouveaux romans français et étrangers.

GM : C'est plus que l'an dernier. Les professionnels du secteur espèrent compenser la morosité des ventes des 6 derniers mois. Ils comptent aussi sur les grands prix littéraires qui chaque automne dynamisent l'économie du livre. Catherine Fruchon-Toussaint.

Sans surprise comme chaque année électorale, les ventes de livres se sont un peu effondrées ces derniers mois. Il faut dire que les éditeurs ont aussi moins publié, mettant de côté pour la rentrée leurs écrivains phares ou les poulains sur qui ils misent et ainsi 91 auteurs de premiers romans sont lancés sur le marché, soit plus que d'habitude. Résultat : une hausse générale de nouveaux titres tous à l'assaut des prix littéraires de l'automne dont on sait qu'ils relancent les achats en librairie. Une course à la récompense qui amuse le romancier français Yaennick Haenel qui lui aussi vient de publier un livre. Espérer des lecteurs et des prix, c'est en effet le credo des 581 auteurs qui publient en cette rentrée littéraire.

GM : À l'US Open de tennis, Rafal Nadal est en 1/4 de finales, après sa facile victoire en 3 sets sur l'Ukranien Dolgopolov. Son prochain adversaire est le Russe Andrey Rublev, qui lui a sorti le Belge David Goffin. Chez les dames, la numéro un mondiale Karolina Pliskova a été sans pitié pour l'Américaine Jennifer Brady, écrasée 6-1, 6-0. La bourse : les bourses européennes ont fini en baisse. Moins 0,38 % à Paris. Un mot enfin de cette prochaine naissance princière annoncée au Royaume-Uni. Le Prince William - héritier du trône - et son épouse Kate vont devenir parents pour la troisième fois, en près de cinq ans. Ils sont déjà parents de George (4 ans) et Charlotte (2 ans). C’est la fin de votre Journal en français facile, bonsoir à tous, bonsoir Mehdi !

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