#Français de l’actualité

Journal en français facile 01/10/2019 20h00 GMT

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RFI
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Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Aurélien Devernoix, bonsoir Aurélien.

Aurélien Devernoix : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : qui a donné l’ordre de tuer Jamal Khashoggi ? Cette question toujours sans réponse, un an après l’assassinat du journaliste saoudien. En signe de protestation, l’organisation Reporters sans frontières a organisé une opération devant le Consulat d’Arabie saoudite en France.

AD : La riposte de Mike Pompeo. Le chef de la diplomatie américaine s’exprime dans la procédure de destitution qui vise le Président Donald Trump. Il dénonce des tentatives d’intimidation

RA : Et puis en France la colère des habitants de Rouen. Cinq jours après l’incendie dans une usine chimique de la ville, ils ont manifesté pour demander aux autorités toute la vérité sur la pollution.

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AD : C’était il y a un an : un assassinat qui allait déboucher sur une crise majeure.

RA : L’assassinat de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien critique du pouvoir, et tué au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en Turquie. Demain cela fera un an jour pour jour. Une année marquée par les accusations visant le régime saoudien, et un procès jugé opaque, c’est-à-dire que la justice n’a pas été rendue. C’est justement pour demander la vérité que l’organisation Reporters sans frontières a organisé aujourd’hui une action très forte (ce que l’on appelle une action coup de poing). Des dizaines de mannequins sans leurs membres, ni jambes ni bras, ont été déposés aux portes du consulat d’Arabie saoudite à Neuilly, près de Paris. Reportage de Sami Boukhelifa.

Une opération éclair. En un instant les équipes de RSF déchargent leur camion sur le trottoir en face du consulat d’Arabie Saoudite. Des jambes, des bras et des troncs en plastique. Objectif selon Christophe Deloire directeur général de Reporters sans frontières : réclamer la vérité sur l’assassinant de Jamal Khashoggi. Les portes du Consulat restent closes. Derrière leurs fenêtres des employés saoudiens filment la scène. L’homme fort du royaume, Mohamed Bensalman est mis en cause dans cette affaire, notamment par la CIA. L’héritier du trône dit aujourd’hui assumé toute la responsabilité en tant que dirigeant, mais nie avoir commandité ce « crime haineux ». Selon Christophe Deloire le procès en cours des présumés meurtriers de Jamal Khashoggi, est très opaque. Cette action de RSF baptisé « organe de presse » vise également à dénoncer la répression violente contre les journalistes en Arabie Saoudite. Ce pays est à la 172e place au classement mondial de la liberté de la presse.

RA : Le reportage de Sami Boukhelifa devant le consulat d’Arabie saoudite à Neuilly, à côté de Paris.

AD : Aux États-Unis c’est au tour de Mike Pompeo de répondre à la procédure de destitution qui vise Donald Trump.

RA : Depuis le week-end dernier, le Président américain mène une campagne active de défense. On rappelle que la procédure de destitution a été lancée par les démocrates au Congrès : ils accusent Donald Trump d’avoir demandé au Président ukrainien d’enquêter sur Joe Biden, qui pourrait être le rival de Donald Trump à la prochaine présidentielle. Aujourd’hui c’est donc Mike Pompeo le Secrétaire d’État qui a réagi. Il est lui-même visé par une demande de trois commissions du Congrès, elles exigent de la part de Mike Pompeo des documents pour poursuivre leur enquête sur Donald Trump. Mike Pompeo répond en dénonçant des tentatives d’intimidation. À Washington pour RFI, Anne Corpet.

Le secrétaire d’État calque sa défense sur celle du président : il utilise Twitter et contre-attaque avec virulence. Mike Pompéo a jusqu’à vendredi pour remettre à la chambre des documents sur les relations du gouvernement avec l’Ukraine. Mais sur son réseau social ce mardi, il dénonce « une tentative d’intimider et de maltraiter les distingués professionnels du Département d’État. » Et le secrétaire d’État ajoute : « je ne me laisserai pas intimider ! » Selon le Wall Street Journal, Mike Pompéo a assisté au coup de téléphone entre Donald Trump et son homologue ukrainien. Interrogé mardi dernier sur la plainte déposée par le lanceur d’alerte au sujet de cette conversation, le secrétaire d’État avait feint d’ignorer de quoi il s’agissait… « Donc vous évoquez un rapport sur la plainte d’un lanceur d’alerte. Mais je ne l’ai pas vu… » Quatre jours plus tard, alors qu’il assistait à New York à l’Assemblée générale de l’ONU, le secrétaire d’État avait à nouveau été questionné. Mike Pompéo avait alors esquivé… « Je n’ai pas eu l’occasion de lire entièrement la plainte du lanceur d’alerte. J’ai lu les premiers paragraphes, mais je suis très occupé ici. » En tant qu’ancien chef de la CIA Mike Pompéo ne pouvait ignorer que la conversation à laquelle il a assisté était problématique. Il se retrouve du coup visé par la procédure. Mais si l’on en croit le message qu’il a posté sur Twitter, il ne compte pas se soumettre à l’assignation du congrès. Les démocrates évoquent déjà une tentative d’obstruction à la justice. Anne Corpet, Washington, RFI.

AD : Le contraste entre Pékin et Hong Kong. Tandis que la Chine célébrait ce mardi les 70 ans de son régime, un jeune de 18 ans a été grièvement blessé lors de manifestations pro démocratie à Hong Kong

RA : Les manifestants bien décidés à gâcher la fête de Pékin. Mais cela s’est terminé en affrontements avec la police. Et des affrontements inédits. Car le jeune de 18 ans qui a été blessé a été touché par un tir à balle réelle, c’est la première fois qu’il est avéré que les autorités font usage d’armes à feu pour disperser les manifestants. Et c’est un acte que le chef de la police à Hong Kong assume. Vincent Souriau est l’envoyé spécial de RFI à Hong Kong.

Il justifie point par point le comportement de ses troupes. L’officier qui a tiré sur un manifestant de 18 ans et qui l’a gravement blessé à la poitrine était dans son droit, dit-il. Il s’agit d’une décision légale et raisonnable selon lui, car les policiers craignaient pour leur vie, ils étaient pris à partie par des manifestants très hostiles armés de barres métalliques, on leur jetait des briques dessus, ils étaient en danger. Le policier n’a fait que protéger ses collègues au cours de ce que Stephen Low désigne comme l’une des journées les plus violentes et chaotiques que Hong Kong ait connu. Il confirme qu’au total, six balles réelles ont été tirées dans l’ensemble de Hong Kong, dont une partie en l’air comme coup de semonce ; et il donne des chiffres, 25 agents de police blessés, 180 personnes arrêtées. Chez les manifestants, au moins 50 personnes hospitalisées. On n’avait pas vu de tels bilans depuis le début du mouvement. Vincent Souriau, Hong Kong, RFI.

RA : Et cette escalade de la violence fait réagir la communauté internationale. Un appel à la retenue a été lancé notamment par l’Union européenne et le Royaume-Uni.

AD : À Rouen, dans l’ouest de la France. Cinq jours après l’incendie dans une usine chimique, les autorités tentent de rassurer une population toujours inquiète.

RA : Avec cette dernière donnée communiquée par la Préfecture de Seine-Maritime : plus de 5200 tonnes de produits chimiques ont brûlé dans l’incendie, tous ne sont pas dangereux précisent les autorités. Pas de quoi rassurer les habitants de Rouen qui demandent toute la vérité sur les risques de pollution après cet incendie. Des habitants qui ont tenu à exprimer leur colère, 2000 personnes ont en effet manifesté cet après-midi dans les rues de la ville. Parmi elles, Anne-Laure, qui demande des comptes aux autorités.

[Transcription manquante]

RA : L’inquiétude de cette habitante de Rouen au micro de l’envoyé spécial de RFI à Roue, Pierre Olivier.

AD : On termine avec un mot de football.

RA : Le Paris Saint Germain dispute actuellement son deuxième match de Ligue des Champions cette saison. Les Parisiens affrontent les Turcs du Galatasaray à Istanbul. 0-0 à la mi-temps. Fin de ce Journal en français facile.

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