#Français de l’actualité

Journal en français facile 01/02/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans ce journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter : Namouri Dosso, bonsoir Namouri !

Namouri Dosso : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À suivre, dans ce journal, les États-Unis ont annoncé aujourd’hui leur retrait du traité de désarmement nucléaire signé il y a plus de 30 ans avec Moscou. Le ministère français des Affaires étrangères appelle ce soir la Russie à se remettre en conformité avec ce texte. Au Venezuela demain, deux rassemblements vont avoir lieu. Il y aura d’un côté des pro-Maduro, et de l’autre des pro-Guaido. Puis en rugby, la France ouvre le bal ce soir contre le Pays de Galles, en ouverture du tournoi des six nations. Le match commence en ce moment même.

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ND : Les États-Unis ont annoncé aujourd’hui leur intention de quitter le traité sur les forces nucléaires intermédiaires.

AM : Ce texte, signé en 1987 par le président américain de l’époque Ronald Reagan et son homologue russe Mikhaël Gorbatchev. Il prévoit l’élimination de tous les missiles tirés depuis le sol qui peuvent aller entre 500 et 5 milles 500 kilomètres. C’est Mike Pompéo, le secrétaire d’État américain qui a annoncé cette procédure de retrait ce matin. Les Américains accusent Moscou de ne pas respecter le traité. Et les nombreuses discussions à ce propos entre les deux pays n’ont pas abouti. Le retrait américain devrait avoir lieu dans six mois. Écoutez les précisions de notre correspondante à Washington Anne Corpet.

À moins que les Russes détruisent tous les missiles, bases de lancement et équipements qui violent le traité dans les six mois, le traité sera abrogé » a déclaré Mike Pompéo. Un délai qualifié de « dernière chance » par un haut responsable de l’administration. Mais il est fort peu probable que les Russes se plient à cette injonction : ils ont toujours nié toute violation du traité. « La Russie a mis en danger la sécurité de millions d’Européens et d’Américains » a aussi affirmé le secrétaire d’État et il a ajouté : « ces violations désavantagent militairement les États-Unis » Les Américains estiment avoir scrupuleusement respecté les termes de l’accord pendant 31 ans. « Nous ne pouvons pas être les seuls unilatéralement liés par ce texte », précise un communiqué de la maison blanche, avant d’ajouter « le Pentagone va étudier les options qui seront développées en concertation avec l’OTAN et nos autres alliés ». Selon un haut responsable de l’administration, l’armée américaine attendra l’expiration du traité avant de lancer de nouveaux programmes de construction de missiles jusqu’alors interdits. Interrogé sur la relance d’une course aux armements, le secrétaire d’État a répliqué « Un bout de papier ne réduit pas les risques. » Avant de répéter : « c’est la Russie qui est responsable. Elle ne respecte pas le traité.

ND : En tout cas, la Russie accuse les États-Unis de ne pas avoir voulu négocier avant de prendre une telle décision. Elle dénonce ce soir la stratégie américaine de s’affranchir de ses obligations.

AM : La France de son côté a réagi. Le ministère français des Affaires étrangères dit regretter cette situation et appelle la Russie à profiter des six mois pour se remettre en conformité.

ND : Au Venezuela, demain sera un samedi de mobilisation.

AM : Deux rassemblements sont prévus : l’un, répondant à l’appel du président officiel Nicolas Maduro et l’autre du président autoproclamé Juan Guaido. C’est la semaine dernière qu’il s’est désigné comme président par intérim du Venezuela. Depuis, il réclame la mise en place d’élections libres. Cette convocation d’élections libres et démocratiques, c’est pour Colette Capriles, la seule solution dans le contexte de crise au Venezuela. Colette Capriles est consultante politique de l’opposition dans le pays.

[Transcription manquante]

AM : Colette Capriles, au micro de Benjamin Delille. Un entretien que vous pouvez retrouver en intégralité sur notre site www.rfi.fr. Et dans un entretien accordé à Reuters et publié ce vendredi, Juan Guaido affirme qu’un changement de régime peut profiter à la Russie et à la Chine. Il dit d’ailleurs avoir transmis des messages à Pékin et Moscou. La Russie qui répond ne rien avoir reçu pour le moment.

PL : À La Haye, la cour pénale internationale a ordonné aujourd’hui la libération conditionnelle de Laurent Gbagbo.

AM : Il y a deux semaines, l’ancien président ivoirien avait été acquitté de crimes contre l’humanité lors des violences postélectorales en Côte d’Ivoire entre 2010-2011. Mais sa libération avait été suspendue par le procureur. Mais la CPI a tranché aujourd’hui. Laurent Gbagbo et l’ex-chef de file des jeunes patriotes Charles Blé Goudé vont donc être remis en liberté, mais sous condition.

ND : Vous écoutez RFI, il est 20 heures 07 à Londres. Le Royaume-Uni où jour après jour l’inquiétude grandit.

AM : À moins de deux mois maintenant du Brexit, comprenez la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Beaucoup d’inquiétude notamment dans les milieux d’affaires. Une étude publiée par une organisation patronale montre que près d’un tiers des entreprises contactées sont prêtes à installer leurs activités à l’étranger à cause des risques liés au Brexit. Les explications à Londres, de Muriel Delcroix.

Jusque-là restés en retrait dans le débat sur le Brexit, les milieux patronaux ne cachent plus leurs craintes et leur frustration et multiplient désormais les mises en garde. The Institute of Directors, un lobby qui représente 30 000 entreprises a contacté 1200 de ses membres et 29 % d’entre eux ont affirmé qu’ils songeaient à délocaliser tout ou partie de leur activité à l’étranger ou ont déjà commencé à le faire. Des mesures de précaution pour éviter que leurs affaires ne soient perturbées par une sortie brutale de l’UE. Selon l’enquête, les préparatifs ne concernent pas seulement les grands groupes, mais également désormais les petites et moyennes entreprises qui jusqu’à présent n’avaient pas voulu s’engager dans des déménagements coûteux. Ces décisions sont prises à contrecœur face à la confusion actuelle et aux manœuvres du gouvernement de Theresa May pour gagner du temps et faire finalement voter au parlement son accord controversé de retrait négocié avec Bruxelles. Une tactique très risquée qui, si elle échoue, mènerait selon ces entreprises, à un Brexit sans accord le 29 mars et serait synonyme de retour des contrôles douaniers et des formalités administratives avec comme conséquences une perturbation sévère à la fois de leur approvisionnement et de la vente de leurs produits au bloc européen.

ND : En France, Emmanuel Macron a rencontré une soixantaine de maires de l’outre-mer à l’Élysée cet après-midi.

AM : Oui le président français, qui poursuit le grand débat national. La semaine prochaine, Emmanuel Macron va recevoir les chefs de partis représentés à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Parlement européen. Annonce de l’Élysée ce soir.

ND : Un mot de sport Andréane, pour terminer ce journal. C’est le coup d’envoi aujourd’hui du tournoi des six nations en rugby.

AM : Le tournoi des six nations, compétition très attendue chaque année qui regroupe les équipes d’Angleterre, d’Écosse, de France, du Pays de Galles, d’Irlande et d’Italie. Le premier rendez-vous de l’équipe de France c’est ce soir au stade de France. Les bleus affrontent le Pays-de-Galles. Bonsoir Antoine Grognet, vous assistez à la rencontre, qui vient tout juste de commencer.

[Transcription manquante]

AM : Antoine Grognet en direct du stade de France avec nous. C’est la fin de ce journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. RFI, il est 21h10 à Paris.

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