#Français de l’actualité

Journal en français facile 28/07/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

À l’écoute de RFI, il est 22h ici à Paris, 20h en temps universel.

Loïc Bussières : L'heure de retrouver votre Journal en français facile. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez, et bonsoir Zéphyrin Kouadio.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loïc, bonsoir à toutes et à tous.

LB : À mes côtés pour vous présenter cette édition.

À la Une ce soir, le dérèglement climatique qui inquiète les scientifiques. L'activité humaine pèse sur la planète à un rythme de plus en plus inquiétant. Les explications dans un instant.

ZK : Nous reviendrons également dans ce journal sur les débuts du nouveau président péruvien, Pedro Castillo, qui prend aujourd'hui ses fonctions dans un pays en pleine crise politique, économique et sanitaire.

LB : Et puis en France, les lycéens contraints à l'enseignement distanciel s'ils ne sont pas vaccinés en cas de contamination dans leur classe. Jean-Michel Blanquer dévoilait ce matin le nouveau protocole sanitaire dans les établissements scolaires.

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ZK : Tout d'abord ce signal d'alarme tiré par un groupe de scientifiques sur la question du dérèglement climatique.

LB : Des scientifiques qui s'expriment dans la revue Bioscience et qui s'inquiètent de l'affaiblissement des signes vitaux de notre planète. En d'autres termes, cela veut dire que la Terre va mal à cause des activités humaines et cela pourrait nous faire atteindre des points de bascule plus vite que prévu. Les explications de Pierre Olivier.

Superficie des forêts, émissions de gaz à effet de serre, état des récifs coralliens… Voici quelques-uns des signes vitaux qui permettent, en quelque sorte, d'ausculter notre planète et de connaître son état de santé. Ce mercredi, des scientifiques de premier plan tirent, une nouvelle fois, la sonnette d'alarme. Sur les 31 signes vitaux que compte la Terre, 18 atteignent des records. À titre d'exemple : les glaciers fondent 30% plus vite qu'il y a 15 ans, la déforestation de l'Amazonie brésilienne n'a jamais été aussi importante qu'en 2020, les concentrations de CO2 et de méthane dans l'atmosphère ces derniers mois ont explosé les précédents records. Les scientifiques appellent à prendre des mesures fortes pour décarbonner l'économie mondiale au plus vite. Et le temps presse, selon eux, tout démontre que nous approchons dangereusement voire que nous avons déjà franchi certains points de bascule. Autrement dit, un seuil à partir duquel il ne sera plus possible de faire demi-tour et qui générera un changement irrémédiable et rapide du climat.

ZK : Explications signées Pierre Olivier.

À la Une également, la condamnation désormais définitive dans l'affaire des biens mal acquis de Teodorin Obiang.

LB : Le vice-président de Guinée équatoriale et fils du président en exercice avait été condamné par la cour d'appel de Paris, en février 2020, à trois ans de prison avec sursis, ainsi que 30 millions d'euros d'amende et la confiscation de tous ses biens saisis pour « blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics et d'abus de confiance ». La Cour de cassation a rejeté aujourd’hui son pourvoi, c'est-à-dire son appel de la décision dans cette affaire.

ZK : La Tunisie, toujours dans l'attente d'un nouveau gouvernement après le coup de force de Kaïs Saïed.

LB : Dimanche, le président tunisien a limogé son Premier ministre, c'est-à-dire qu'il l'a démis de ses fonctions. Il a aussi gelé les travaux du Parlement expliquant ses décisions par l'arrivée de « périls imminents », alors que le pays est plongé depuis plusieurs mois dans une crise politique et sanitaire. Aujourd'hui, le ministre français des Affaires étrangères appelle à la « nomination rapide » d'un nouveau chef du gouvernement en Tunisie.

ZK : 15h04 à Lima, au Pérou. Lui, prend officiellement ses fonctions ce mercredi. Lui, c'est le nouveau président péruvien Pedro Castillo.

LB : La cérémonie d'investiture va s’étaler sur trois jours. Désigné officiellement comme vainqueur de l’élection, six semaines après le second tour, cet ancien instituteur et syndicaliste, candidat de la gauche radicale et novice, c'est-à-dire débutant, en politique prend les rênes d’un pays en pleine crise : politique, économique et sanitaire. Pedro Castillo va devoir vite s’atteler à la tâche s’il souhaite respecter ses engagements. Romain Lemaresquier.

Il a été élu par des Péruviens qui espèrent un véritable changement. Mais Pedro Castillo sera-t-il en mesure de répondre à leurs attentes ? C’est la question que tout le monde se pose depuis l’officialisation de sa victoire. Car le candidat de la gauche radicale, novice en politique, ne bénéficie d’aucun appui au sein du Congrès de la République, un organe monocaméral qui joue un rôle vital au sein de l’État. Pedro Castillo ambitionne de mettre en place une Assemblée constituante, en vue de réformer une Constitution adoptée en 1993 et dont la rédaction avait été dirigé par l’ancien président Alberto Fujimori. Pedro Castillo va donc devoir négocier avec des formations politique qui n’ont cessé de dénoncer son orientation politique, jugé trop à gauche. Parmi les autres chantiers prioritaires du nouveau président figure bien entendu la lutte contre la pandémie. Le Pérou est l’un des pays les plus touchés au niveau régional. L’éducation sera également un dossier prioritaire pour cet ancien instituteur et syndicaliste qui va aussi devoir trouver de nouvelles alliances sur le plan régional et international et surtout tenter de réconcilier des Péruviens très divisés.

ZK : Romain Lemaresquier.

En bref, pas d'excuses formelles, mais la reconnaissance d'une dette à l'égard de la Polynésie. Une dette de la France pour avoir réalisé près de 200 essais nucléaires dans le Pacifique pendant 30 ans.

LB : La déclaration est signée Emmanuel Macron, en marge de son déplacement à Papeete. Le président français a notamment annoncé que les victimes de ces essais, dont certains souffrent de cancer, devaient être mieux indemnisées.

ZK : Emmanuel Macron qui présidait par ailleurs en visioconférence, son dernier Conseil des ministres avant la trêve estivale.

LB : Conseil largement consacré à la pandémie de Covid-19, alors que l'inquiétude continue de grandir autour du variant Delta, responsable d'une hausse des contaminations en France. Un peu plus tôt, c'est Jean-Michel Blanquer qui dévoilait justement le protocole qui s'appliquera à la rentrée dans les établissements scolaires. Une rentrée qui se fera, cette année encore, avec la menace du coronavirus. Le ministre de l'Éducation envisage donc quatre scénarios en fonction du niveau de l'épidémie dans le pays, Nina Droff.

Quatre scénarios différents en fonction du niveau de l'épidémie. Les scénarios de niveau 1 et 2 prévoit de conserver les cours en présentiel. Mais à partir des niveaux 3 et 4, une alternance entre présentiel et distanciel ainsi que des jauges pourraient à nouveau être instaurées au collège et au lycée. Le ministre de l'Éducation, Jean Michel Blanquer, l'a confirmé au micro de France Info : pas de « pass sanitaire » dans les écoles ni de vaccination obligatoire pour les professeurs, mais il y aura bien une différence de traitement entre les élèves vaccinés et non-vaccinés à partir du collège. Si un étudiant est testé positif mais vacciné, il pourra continuer à suivre les cours. À la différence des élèves non-vaccinés, qui eux devront suivre les cours à distance. Le ministère estimant que les personnes vaccinées n'ont que peu de risque de transmettre le virus. Une mesure déjà décriée par les syndicats de parents d'élèves qui y voit la création d'une inégalité. Dans les écoles primaires, la classe sera fermée dès qu'un cas de Covid sera détecté. 6 000 à 7 000 centres de vaccinations devraient également être déployés dans les établissements à la rentrée.

LB : Précisions signées Nina Droff.

Toujours concernant le Covid, j'ajoute que les nouvelles mesures pour freiner le virus en France entreront en vigueur le 9 août. Cela concerne notamment le « pass sanitaire » dans les transports longue distance, les restaurants et les bars sous réserve toutefois de validation de la loi par le Conseil constitutionnel qui doit rendre son avis jeudi prochain.

Et puis le Covid qui rime aussi avec bons résultats financiers pour Pfizer. Le laboratoire américain prévoit d'écouler cette année pour 33,5 milliards de dollars de son vaccin mis au point en partenariat avec l'allemand BioNTech. C'est nettement plus que les espérances du groupe. Et ses ventes pourraient encore gonfler, puisque Pfizer préconise notamment une troisième dose de vaccin pour le rendre plus efficace.

ZK : On reste sur les questions de santé avec l'OMS qui s'inquiète des effets de la cigarette électronique.

LB : L'Organisation mondiale de la santé reproche aux fabricants de cibler en priorité les plus jeunes. Et de les faire passer de vapoteurs à fumeurs. À Genève, Jérémie Lanche.

Toxique et addictive pour les uns, moindre mal si on veut arrêter de fumer pour les autres. Les méfaits supposés de la cigarette électronique continuent de faire débat chez les professionnels de santé. Mais dans son dernier rapport sur la lutte contre le tabagisme, l'OMS se veut bien plus directe. La e-cigarette est dangereuse, ne serait-ce que parce qu'elle vise les mineurs. Le Dr Ruediger Krech est responsable du département promotion de la santé à l'OMS : « Il y a à peu près 16 000 arômes différents sur le marché : bubble-gum, crème glacée vanille, cookie au chocolat... Je crois que ça parle plus à mes petits-enfants qu'à moi. Et on sait très bien que les enfants ont deux à trois fois plus de chances de devenir des fumeurs quand ils consomment ces produits. » Alors faut-il interdire la cigarette électronique ? L'OMS ne le demande pas clairement, mais ses experts plaident pour une interdiction des arômes et une législation plus stricte, équivalente à celle appliquée aux cigarettes classiques. 79 pays ont aujourd'hui adopté des mesures pour encadrer l'utilisation de la cigarette électronique, 32 l'ont même interdite à la vente. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

ZK : Un mot de l'actualité des JO pour refermer ce journal.

LB : Avec la médaille d'or des rameurs Matthieu Androdias et Hugo Boucheron en aviron deux de couple. Les Français qui quittent en revanche le tournoi de football par la petite porte. Battus pour le dernier match de poules 4-0 face au Japon.

RFI, il est 22h10, ici, à Paris.

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