#Français de l’actualité

Journal en français facile 26/02/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

François Bernard : Merci d'écouter Radio France internationale en direct de Paris où il est 21 heures.
Bonsoir à tous, merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile. C'est Zéphyrin Kouadio qui va le présenter avec moi, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir François, bonsoir à toutes et à tous.

FB : Dans l’actualité de ce vendredi 26 février 2021, le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman a « validé » l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018. C'est un rapport des services de renseignement américains qui l'affirme.

ZK : La justice israélienne suspend finalement le transfert par Israël à ses alliés de vaccins anti-Covid.

FB : La Cour suprême britannique refuse le retour au Royaume-Uni de Shamima Begum, une jeune femme de 21 ans qui avait rejoint le groupe jihadiste État islamique en Syrie.

ZK : Le premier adjoint à la mairie de Paris retire la proposition d'un confinement de trois semaines dans la capitale avant un retour à la normale.

-----

FB : Les États-Unis viennent de dévoiler le contenu du rapport de la CIA sur l'assassinat en octobre 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du régime saoudien.

ZK : Ce rapport déclassifié à la demande du président Joe Biden met directement en cause le prince héritier Mohammed ben Salman, qui aurait validé l'opération.

FB : Un commando a été chargé de capturer et tuer le journaliste de 59 ans au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Avec vous Jelena Tomic, des précisions sur ce rapport de la CIA.

Les conclusions de la direction du renseignement national qui tiennent sur seulement quatre pages sont sans appel : le prince héritier d'Arabie saoudite considérait Khashoggi comme une menace pour le Royaume et soutenait le recours à des mesures violentes si nécessaire pour le faire taire. Mohammed ben Salman aurait donc validé l'opération pour capturer et tuer le journaliste. Comme autre élément de preuve du rôle de commanditaire qu'aurait joué le prince héritier dans ce meurtre, le rapport souligne que Mohammed ben Salman disposait depuis 2017 d'un contrôle absolu des services de renseignement et de sécurité, autrement dit l'hypothèse d'une opération sans son feu vert demeure hautement improbable. Jamal Khashoggi, chroniqueur du Washington Post et fervent critique du régime saoudien, a été assassiné -rappelons-le- le 2 octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul. Son corps, démembré sur place, n'a jamais été retrouvé. Ces révélations, longtemps tenues au secret par l'administration Trump, ont été déclassifiée à la demande de Joe Biden, elles risquent d'avoir des conséquences explosives pour les relations bilatérales entre Riyad et Washington. Des mesures viennent d'ailleurs d'être annoncées : une restriction de visas pour 76 Saoudiens, accusés d'avoir menacé des dissidents à l'étranger, ainsi que des sanctions financières visant une unité d’intervention spéciale et l’ancien numéro 2 du renseignement saoudien.

FB : Jelena Tomic.
Après un an d'arrêt, des milliers d'Algériens sont descendus dans la rue ce vendredi. Cette manifestation qui marque un retour des marches hebdomadaires du mouvement de protestation populaire Hirak face au pouvoir.

ZK : Des camions de la police ont pris position à proximité des principales places du centre-ville et des barrages filtrants ont été installés sur plusieurs routes menant à la capitale.

FB : Malgré l'interdiction des rassemblements pour raisons sanitaires, plusieurs cortèges se sont formés après la prière dans des quartiers d'Alger, notamment à Bab El Oued, pour rejoindre le centre-ville.

La justice israélienne suspend finalement le transfert des vaccins anti-Covid par Israël à ses alliés. Plus tôt, cette semaine le Premier ministre Benyamin Netanyahu avait pourtant fait part de son intention de fournir 100 000 doses de vaccins aux Palestiniens et à des pays amis.

ZK : Cette décision a suscité la colère de l’opposition et d’une partie des Israéliens. La justice doit dire si oui ou non, cette démarche relève effectivement du pouvoir du Premier ministre.

FB : À Jérusalem, Sami Boukhelifa.

Le vaccin anti-Covid-19 au service de la diplomatie israélienne, c’est non ! S’indigne le ministre de la Défense Benny Gantz. Dans une lettre, ce rival politique de Benyamin Netanyahu, explique : « Ce n’est pas le transfert des vaccins à l’Autorité palestinienne qui pose problème, puisque cela suit une procédure régulière », c’est bien le partage avec d’autres pays de vaccins destinés initialement aux Israéliens qui semble contrarier la population. La question est désormais entre les mains de la justice. C’est le procureur général qui doit trancher et dire si Benyamin Netanyahu a le pouvoir de transférer à des pays tiers, des vaccins payés par le contribuable israélien. Benyamin Netanyahu espérait tirer profit de ces dons de vaccins à double titre : améliorer l’image d’Israël et gagner des soutiens sur la scène internationale. Et ainsi mettre à son crédit ce rayonnement, alors qu’il est en pleine campagne électorale et qu’il espère être réélu. Benny Gantz, lui aussi candidat aux législatives de mars prochain, estime que la question des dons de vaccins aurait dû être discutée par un comité ministériel. Il accuse Benyamin Netanyahu de « diriger le pays comme une monarchie ». Sami Boukhelifa, Jérusalem, RFI.

FB : Plus de 60 combattants ont été tués à Marib au Yémen dans les affrontements entre rebelles et forces gouvernementales.

ZK : C'est la journée la plus sanglante depuis la reprise des combats dans cette région du nord du pays en guerre.

FB : La Cour suprême britannique a refusé le retour au Royaume-Uni de Shamima Begum, une jeune femme de 21 ans qui a rejoint le groupe jihadiste État islamique en Syrie.

ZK : Elle voulait revenir en Grande-Bretagne pour contester sa déchéance de nationalité, Béatrice Leveillé.

Shamima Begum a quitté le Royaume-Uni pour la Syrie en 2015. Elle avait 15 ans et vivait avec ses parents dans le nord de Londres. Des images avait été diffusées à l’époque la montrant s’enregistrant à l’aéroport avec deux autres collégiennes comme si elles partaient en vacances. Une de ses deux amies a été tuée, l’autre a disparue. Son mari, épousé peu après son arrivée en Syrie, un jihadiste néerlandais, est enfermé dans une prison kurde. Leurs trois enfants sont morts et elle est toujours détenue par les forces démocratiques syriennes dans un camp dans le nord de la Syrie. En 2019, la jeune femme affirmait n’avoir aucun regret. Ses déclarations avaient choqué les Britanniques et elle avait été déchue de sa nationalité. Les autorités arguant du fait qu’elle pouvait revendiquer la nationalité du pays d’origine de ses parents, le Bangladesh. Elle s’est alors lancée dans une bataille juridique pour revenir au Royaume-Uni, mais à l'unanimité la haute juridiction a estimé qu'il convenait de suspendre son recours contre la déchéance de nationalité car « le droit à un procès équitable ne l'emporte pas sur toutes les autres considérations, telles que la sécurité du public ». Tant que Shamima Begum sera considérée comme représentant un danger, elle ne pourra pas rentrer au Royaume-Uni.

FB : Béatrice Leveillé.
En France, en proposant un confinement de trois semaines à Paris, Emmanuel Grégoire, le premier adjoint de la maire Anne Hidalgo, a suscité de nombreuses critiques notamment dans l'opposition municipale.

ZK : Il a donné le sentiment de tenter une manœuvre politicienne. Dès ce matin, il a tenté de rectifier le tir, Valérie Gas.

Ça ressemblait à un coup politique, un bon moyen pour positionner Anne Hidalgo face à Emmanuel Macron dans une campagne qui ne dit pas son nom. Une accusation sans fondement selon Emmanuel Grégoire : « Je en fais pas de l’exégèse sur ce que dit l’opposition. Le sujet n’est pas celui-là. Le sujet, c’est que les indicateurs qui tombent chaque soir sont extrêmement préoccupant. » Le premier adjoint de la maire de Paris revient aussi sur le confinement de trois semaines dans la capitale et évoque une mauvaise compréhension de son propos : « L’hypothèse que j’ai évoqué qui n’est pas une proposition, mais une hypothèse de confinement, ce n’est pas nous qui l’avons proposé à chaud, c’est le Conseil scientifique du président de la République qui l’a proposée en janvier en disant qu’il fallait un confinement très dur. » Emmanuel Grégoire affirme que Paris adhère à la méthode du gouvernement visant au dialogue avec les élus locaux, mais dénonce la tentation des demi-mesures, notamment le confinement le week-end, et donc les choix de l'exécutif : « Si nous avions fait ce confinement très dur depuis février, sans doute serions-nous aujourd’hui dans une situation différente. Nous venons simplement nous assurer que dans la prise de décision, il y a de l’objectivité scientifique et pas de la procrastination. » Du côté du gouvernement, on n'est pas entré dans le jeu de la surenchère politique. Gabriel Attal a précisé que la proposition de la mairie de Paris serait étudiée, sous-entendu comme les autres.

FB : Un mot de rugby pour terminer. La Coupe du monde 2023 qui sera organisée en France débutera par le choc entre la France et les All Blacks néo-zélandais.
C'est la fin de votre Journal en français facile. Merci à vous de l'avoir suivi et merci Zéphyrin Kouadio de l'avoir présenté avec moi. Bonsoir à tous à demain.

ZK : À demain.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias