#Français de l’actualité

Journal en français facile 25/02/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Anne Verdaguer : Bonsoir et bienvenue dans ce Journal en français facile, pour m'accompagner ce soir Sylvie Berruet, bonsoir.
 
Sylvie Berruet : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous.
 
AV : À la Une ce soir : situation confuse et tendue en Arménie, où le Premier ministre dénonce une tentative de putsch, mais l'opposition reste mobilisée dans la rue.
 
SB : La France condamne les violences post électorales au Niger, elle appelle l'ensemble des parties au « dialogue » alors que l'opposition revendique la victoire.
 
AV : 20 départements placés sous surveillance renforcée en France alors que la situation sanitaire dans le pays s'est dégradé a dit ce soir le Premier ministre.
 
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SB : Le Premier ministre arménien affirme avoir échappé à une tentative de putsch.
 
AV :  Nikol Pachinian a limogé le Chef d’État-major de l’armée et pour montrer qu'il est toujours aux commandes, il a pris la tête ce jeudi d'une importante manifestation de ses partisans dans les rues de Erevan. Non loin, l'opposition s'était-elle rassemblée pour demander le départ du Premier ministre arménien affaibli depuis le conflit au Kazakhstan. Béatrice Leveillé a demandé à Gaiz Minassian professeur à Science Po paris son avis sur la suite des évènements en Arménie.
 
[Transcription manquante]
 
AV : Gaiz Minassian, professeur à Science-Po Paris.
 
SB : À Moscou, la situation en Arménie est suivie avec beaucoup d’attention par les autorités russes.
 
AV : La Russie est le principal allié de l’Arménie dans le Caucase et elle jouit toujours d’une très grande influence dans ce pays à la fois militaire, économique et politique. La correspondance à Moscou de Daniel Vallot.

C’est avec prudence et une bonne dose d’attentisme que le Kremlin a réagi aux accusations formulées par Nikol Pachinian. Sans prendre parti dans le conflit qui oppose le premier ministre arménien au commandement militaire de son pays, Dmitri Peskov le porte-parole de Vladimir Poutine, se contente de lancer un appel au calme. « C’est avec inquiétude que nous observons la situation en Arménie. Nous considérons qu’il s’agit d’une affaire intérieure à ce pays qui est un allié proche et important. Nous appelons tout le monde au calme, et souhaitons que la situation reste conforme au cadre constitutionnel. » Cette position pour le moins prudente reflète sans doute une certaine réticence à soutenir le premier ministre arménien. Nikol Pachinian arrivé au pouvoir à la suite de l’une de ces mobilisations populaires honnies par le Kremlin. Son affaiblissement politique à la suite du désastre subi à l’automne dans le Haut-Karabakh, n’a certainement pas été vu d’un mauvais œil par la Russie. La Russie dont l’influence en Arménie s’est encore accrue à la suite de ce conflit : c’est elle en effet qui contrôle sur le terrain l’application du cessez-le-feu. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : La France condamne les violences post-électorales au Niger.
 
AV : Deux personnes sont mortes lors des troubles qui ont suivi l'annonce des résultats du deuxième tour de la présidentielle. Le domicile du correspondant de RFI, Moussa Kaka, a lui été vandalisé et incendié à Niamey. « La France appelle l'ensemble des acteurs politiques à favoriser un climat de dialogue et d'apaisement, et à recourir aux voies légales pour régler tout différend ».
  
SB : L'ONU dénonce une répression systématique en Biélorussie.
 
AV : Une répression qui se poursuit,  selon la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme qui s'inquiète du fait que les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme soient de plus en plus visés, aussi bien sur le plan institutionnel qu'individuel. De son côté, l'Union européenne a décidé de prolonger ses sanctions pour un an et prépare de nouvelles mesures contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko réélu en Août dernier et certains membres de son régime.
 
SB : Ce nouveau record pour les dépenses militaires mondiales en 2020.
 
AV : Oui, malgré la crise sanitaire et économique liée à la pandémie de Covid-19, elles ont atteint 1 830 milliards de dollars l'an dernier. Des chiffres qui émanent du rapport annuel publié ce matin de  l’institut international britannique d’études stratégiques. En tête des nations qui dépensent le plus pour leur armée, on retrouve sans surprise les États-Unis et la Chine. Patricia Lecompte.

Sur l'ensemble de l'année 2020, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1 830 milliards de dollars. Ce chiffre est en progression de 3,9% par rapport à 2019, qui était déjà une année record. Les américains ont dépensé 738 milliards de dollars soit 40% des dépenses mondiales. La Chine occupe la seconde place avec 193 milliards de dollars, soit 10 et demi % des dépenses totales.  Pékin a concentré ses dépenses militaires, dans la marine en vue d’accroitre sa flotte. Une stratégie qui affirme ses prétentions territoriales en mer de chine méridionale. Une réponse aux opérations américaines dans ce secteur, lieu de friction avec Washington. En Europe, les dépenses de défense sont également à la hausse de +2%,  en 2020 pour faire face notamment à la Russie considérée comme une menace croissante depuis l’annexion de la Crimée en 2014. Cette tendance va se poursuivre en 2021, malgré la pandémie. Le Royaume Uni, l’Allemagne, et l’Italie ont annoncé une augmentation de leur budget de défense. L’orientation est la même pour la France. Dans sa loi de finances, l’exécutif français a inscrit une hausse 1 milliard 700 millions d’euros, pour atteindre un total de 39 milliards d’euros de dépenses militaires.

SB : En France, le gouvernement a placé 20 départements en surveillance renforcée.
 
AV : Ce qui pourrait être le premier pas vers de nouveaux confinements à l'échelle locale. Le Premier ministre l'a redit lors d'une conférence de presse, « la situation sanitaire du pays s'est dégradée ». La faute notamment au variant anglais du virus, qui représente désormais « à peu près la moitié » des cas positifs. Jean Castex a cependant voulu adresser des notes « d'espoir » et envisage « le retour à la vie normale » dans plusieurs mois, avec un cap fixé « à la fin du printemps ». Selon lui, l'impact de la campagne vaccinale, « commence à se faire sentir dans la population la plus âgée ». 
 
SB : La suite du feuilleton entre les GAFAM et les entreprises de presse.
 
AV : Après avoir bloqué les articles de presse en Australie, Facebook promet de soutenir les médias avec 1 milliard de dollars d'investissements. Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Ailleurs dans le monde, les géants de la « tech. » sont dans le viseur de plusieurs gouvernements afin qu'ils payent les médias pour la publication de leurs contenus sur internet. Anieshka Koumor.

L'amende honorable de Facebook intervient après le torrent de critiques que le groupe américain a essuyées pour avoir bloqué les articles de presse en Australie. Cette décision a été prise pour protester contre une nouvelle loi de Canberra. Loi qui permettrait de forcer les géants du numérique à payer les médias pour la publication de leurs contenus. Un accord a finalement été trouvé, mais le groupe de Mark Zuckerberg veut faire mieux. Il promet d'investir au moins 1 milliard de dollars sur les trois prochaines années pour soutenir l'industrie des médias. 1 milliard c'est à peu près ce qu'a accepté de payer Google en nouant des accords de licence avec plusieurs éditeurs de presse, dont l'hebdomadaire allemand, Der Spiegel. Les géants du numérique sont dans le collimateur de plusieurs gouvernements, et notamment de la Commission européenne. Toutefois, certains éditeurs de presse français craignent que Google signe des accords individuels afin de ne plus avoir à appliquer la directive européenne sur les droits voisins.

SB : Des violences à Rangoun, en Birmanie.
 
AV : Des militants pro-armée ont affrontés des habitants de la capitale économique du pays dans une soudaine montée de la tension presque 1 mois après le coup d'État. Facebook de son côté a annoncé fermer tous les comptes liés à l'armée birmane.

 

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