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Journal en français facile 21/09/2022 20h00 GMT

Studio RFI
RUSSIE : le président demande le rappel immédiat de 300 000 réservistes ; et autres nouvelles.

Transcription

Anne Corpet : RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenue dans le Journal en français facile présenté ce soir avec Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin.

ZK : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous.

AC : Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées lors de manifestations en Russie après l'annonce d'une mobilisation partielle. Le président russe a demandé le rappel immédiat de 300 000 réservistes pour aller combattre en Ukraine. 

ZK : Également un drone capable de détecter les mines : c'est l'invention d'un jeune Ukrainien. Il a été récompensé par une fondation américaine et espère utiliser son engin pour nettoyer le sol ukrainien de ces armes meurtrières. 

AC : En Birmanie, une école visée par un bombardement aérien. Il a fait au moins 13 morts dont onze enfants. La junte militaire au pouvoir dit que des rebelles se cachaient parmi les civils. 

ZK : Et puis en Australie, environ 230 cétacés, des dauphins pilotes, échoués sur une plage. Les secouristes s'activent pour tenter de sauver ces animaux.

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ZK : Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées ce mercredi en Russie. 

AC : Elles participaient à des manifestations contre la mobilisation partielle décrétée par le président. Ce matin, Vladimir Poutine a annoncé que 300 000 réservistes seraient envoyés en Ukraine pour combattre. Oriane Verdier vous êtes en direct avec nous en studio. Ces manifestations sont les plus importantes en Russie depuis le début de la guerre.

Oui, elles ont eu lieu dans au moins 23 villes à travers la Russie. À Moscou, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies sur l'une des artères principales. La police semblait les attendre. Ils ont immédiatement procédé à des arrestations violentes, selon les observateurs de défense des droits humains. Ce type de manifestation est illégale en Russie. Mais participer à ce rassemblement particulièrement était très dangereux. Le parquet de Moscou a publié un communiqué, toute personne qui aurait relayé ou participé à l'organisation de ce rassemblement risque 15 ans de prison. Des opposants et des militants anti-guerres ont relayé l'appel à manifester du mouvement russe Vesna rapidement après l'annonce du président russe ce matin. Vladimir Poutine a ordonné, vous le disiez, la mobilisation de 300 000 réservistes. C'est le premier recrutement militaire de la Russie depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans les jours qui ont suivi le déclenchement de l'opération en Ukraine, en février dernier, au moins 16 000 manifestants avaient été interpellés. Toute opération de protestation est donc aujourd'hui plus que jamais un symbole fort.

ZK : Merci Oriane Verdier. Dans sa déclaration ce matin, le président russe a aussi brandi la menace d'utiliser l'arme nucléaire.

AC : Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont décidé de se réunir en urgence ce soir à New York pour répondre à cette menace. Ils envisagent de nouvelles sanctions. Et puis à noter également, ce soir, la Turquie qui a condamné les référendums annoncés par la Russie dans quatre régions ukrainiennes pour officialiser leur annexion. Des scrutins qualifiés d'illégitimes par le ministère turc des Affaires étrangères.

ZK : L'Ukraine occupe donc l'essentiel des débats aux Nations Unies en cette semaine d'assemblée générale. Et à quelques centaines de mètres du bâtiment de l'ONU à New York, un jeune Ukrainien a reçu ce mercredi un prix prestigieux, Anne.

AC : Oui, Igor Klymenko, 17 ans, a reçu le prix global des étudiants pour son invention : un drone capable de détecter les mines.  Selon les autorités ukrainiennes, 23% de leur territoire a été miné par l’armée russe, il faudrait dix ans pour retirer tous ces engins meurtriers. Avec son invention, ce jeune Ukrainien espère réduire ces délais à seulement trois ans. À New York, reportage, Carrie Nooten.

C’est lorsque la Russie a envahi le Donbass en 2014 qu’Igor Klymenko a eu l’idée de ses drones démineurs. Il avait alors 11 ans, et les drones étaient juste accessibles aux particuliers. Il a été encadré par un laboratoire universitaire ukrainien et lorsque la guerre a éclaté en février dernier, il a continué à améliorer ses engins depuis la cave où il a passé plusieurs semaines. Au lieu d’utiliser un chien entraîné ou un détecteur de métaux, deux méthodes qui restent risquées, les quadricoptères sont équipés de détecteurs, et ont été programmés pour calculer les coordonnées des mines. Igor Klymenko. « Maintenant, on travaille à améliorer ces engins. Nous allons leur ajouter des fonctions d’intelligence artificielles. Ces drones pourront non seulement donner les coordonnées et créer une carte, mais ils pourront aussi désigner le type exact de mine, et le moyen de l’enlever en sécurité. Ils pourront aussi marquer avec de la peinture là où la mine aura été détectée. Cela devrait rendre le déminage plus rapide et plus sûr. » 2 brevets ont déjà été déposés, Igor espère très rapidement passer à la production en masse des drones pour assister l’armée ukrainienne. Les 100 000$ du prix remis hier devrait lui permettre de fonder son entreprise. Et ensuite, aider les autres pays. Avant le début de la guerre en Ukraine, le monde comptait déjà 110 millions de mines, enterrées à travers 60 pays. Carrie Nooten, New York, RFI. 

ZK : En Iran, les manifestations s'étendent et sont sévèrement réprimées par les autorités. 

AC : Oui, il y a eu au moins huit morts, selon un bilan officiel. Des manifestations se déroulent dans une quinzaine de villes du pays. Les Iraniens protestent depuis samedi dernier, après la mort de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police parce qu'elle ne portait pas correctement la tenue islamique. Âgée de 22 ans, elle est décédée à l'issue de sa détention. 

ZK : En Birmanie, l’attaque d’une école, dans le nord du pays, a fait au moins 13 morts, dont 11 enfants.

AC : Elle s'est produite vendredi dernier, mais l'information n'a été révélée qu'hier soir. La région est en proie à de violents affrontements entre armée et forces rebelles. La junte birmane a confirmé avoir envoyé des troupes en hélicoptères. La plus jeune victime de ce raid aérien était âgée de 7 ans. Carole Izou.

L’école primaire rurale, dans le village de Let Yet Khone, a été encerclée par des soldats vers 13h vendredi 16 septembre. Ils ont tiré sur des dortoirs où se trouvaient des enfants et leurs professeurs. Une enseignante rescapée du massacre témoigne au micro du site d’information birman Myanmar Now : « Il y avait déjà eu des raids aériens, en général, on se cache dans les dortoirs, mais là, c’était différent. Tout à coup, on a entendu des coups de feu et mon collègue a été blessé au pied, on s’est précipité sous les lits avec les enfants. Ils ont tiré d’abord avec de grosses mitraillettes, puis des armes de poing plus petites. Tout était détruit, il y avait du sang partout, des bouts de corps. J’ai vu ma collègue se vider de son sang devant moi et puis mon fils. Il avait déjà perdu un bras et une jambe. Avant de mourir, il m’a dit maman, aide-moi, j’ai trop mal, aide-moi à mourir… ». Selon la presse birmane, les soldats auraient reçu des informations selon lesquelles des combattants se cachaient dans l’école et y faisaient du trafic d’armes. Une version formellement démentie par les enseignants. Après le massacre vendredi, les corps des enfants et de leurs deux professeurs ont été transportés à une dizaine de kilomètres pour y être brûlés et enterrés. Depuis quelques semaines, à la faveur de la fin de la saison des pluies, les combats ont repris de plus belle dans la région de Sagaing, poche de résistance à la junte, et dans les alentours de la capitale, Rangoune. Carole Izou, Bangkok, RFI.

ZK : Direction l’Australie, où environ 230 cétacés, des globicéphales, qu'on appelle aussi dauphins pilotes, ont été retrouvés échoués sur une plage.

AC : Ils ont été retrouvés sur la côte ouest de la Tasmanie. La veille, une douzaine de grands cachalots avaient déjà échoué sur ces rives. Sur place, les services de secours s’activent pour secourir les animaux qui sont encore vivants. À Sydney, Grégory Plesse.

Alors qu’environ la moitié de ces cétacés échoués sont encore en vie, les services tasmaniens du département de l’environnement sont à pied d’œuvre pour les remettre au plus vite à l’eau, et ce, malgré les difficultés d’accès au banc de sable, très isolé, où ces animaux sont actuellement coincés. Nul ne sait pour le moment ce qui a poussé ces globicéphales à se diriger vers cette plage, mais un changement dans la température de l’eau, provoqué par un événement météorologique, tel que la Nina, qui affecte actuellement la côte est australienne, aurait pu désorienter ces cétacés. En tout cas, cette nouvelle trouve d’autant plus d’écho aujourd’hui dans les médias australiens, qu’elle arrive, presque deux ans jour pour jour, après le plus important échouage de l’histoire en Tasmanie. En septembre 2020, près de 500 cétacés s’étaient retrouvés échoués exactement au même endroit. Et malgré d’importants moyens déployés, seule une centaine d’animaux avaient pu être sauvés et remis en mer. Gregory Plesse, Sydney, RFI.

ZK : Sachez enfin que le dollar est monté ce mercredi à son plus haut niveau face à l'euro depuis près de vingt ans.

AC : Oui, un euro ne vaut plus que 0,98 dollar. C'est la première fois depuis octobre 2002 que la monnaie américaine est si haute face à la devise européenne. Un record qui survient après l'annonce d'une hausse de taux de la banque centrale américaine. RFI, il est 22h10 à Paris, c’est la fin du Journal en français facile

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