#Français de l’actualité

Journal en français facile 19/06/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Loïc Bussières : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loïc, bonsoir à toutes et à tous.

LB : À la Une, l'élection sans surprise -et sans beaucoup de participation- d'Ebrahim Raïssi en Iran. Le successeur d'Hassan Rohani prendra ses fonctions cet été.

ZK : En France, c'est ce dimanche que l'on vote pour un double scrutin : départemental et régional. Le mode d'emploi de ce vote, dans ce journal.

LB : Et puis le Covid-19 qui reprend du terrain en Russie. Le nombre de cas a triplé en deux semaines à Moscou. En cause, selon les autorités : le variant Delta, venu d'Inde.

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ZK : Sa victoire était annoncée, Ebrahim Raïssi remporte sans surprise la présidentielle en Iran.

LB : L'ultraconservateur l'emporte dès le premier tour avec pratiquement 62% des voix et sans concurrence réelle, à l'issu d'une élection qui n'aura que peu mobilisée : moins d'un électeur iranien sur deux s'est déplacé dans un bureau de vote. Ebrahim Raïssi prendra ses fonctions au mois d'août prochain. Son portrait avec Nicolas Falez.

Un hodjatoleslam après un hodjatoleslam. Ebraim Raïssi possède ce titre religieux chiite, tout comme le président sortant Hassan Rohani auquel il va donc succéder. Mais c’est l’un des rares points communs entre les deux hommes. Après Rohani le modéré, Ebrahim Raïssi est un ultra-conservateur, proche du Guide suprême de la République islamique. Ebrahim Raïssi, 60 ans, est d’ailleurs régulièrement cité comme un possible successeur de l’Ayatollah Ali Khamenei, 82 ans, l’homme qui détient l’essentiel du pouvoir en Iran. Barbe grise, petite lunettes, turban noir, longue tunique de membre du clergé, Ebrahim Raïssi est né dans la ville sainte de Machhad. Procureur à 20 ans dans la toute jeune République islamique, il gravit les échelons du système judiciaire jusqu’à en devenir chef en 2019. Pendant la campagne, Ebrahim Raïssi a promis de lutter contre la pauvreté et la corruption. Plusieurs organisations de défense des droits humains affirment qu’en 40 ans de carrière Ebrahim Raïssi a participé à des épisodes de répressions, et notamment à l’exécution de milliers de prisonniers politiques en 1988.

LB : Nicolas Falez.
L'élection d'Ebrahim Raïssi est saluée ce soir par Moscou, Damas et Ankara, alliés de la République islamique. Les organisations de défense des droits de l'Homme expriment en revanche leur réserve, à l'image d'Amnesty International qui rappelle que le nouveau président a joué un rôle central dans plusieurs épisodes de répression, notamment lors de l'exécution de milliers de prisonniers politiques en 1988. Réserve également d'Israël qui, ce soir, affirme que l'élection d'Ebrahim Raïssi montre un « engagement pour le programme militaire nucléaire ».

ZK : Concernant Israël, justement, venons-en à cette décision de l'Autorité palestinienne qui annule l'échange de vaccins avec l’Etat hébreu.

LB : Des doses qui ne répondaient pas aux normes requises, précisent les Palestiniens. Hier, Israël avait annoncé qu’il transférerait environ un million de doses de vaccins en échange d'un nombre similaire de nouvelles doses que les Palestiniens s'attendent à recevoir plus tard dans l’année. Retour sur cette transaction annulée avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard.

Le porte-parole de l’Autorité palestinienne a été clair : « après l'examen du premier lot de vaccins Pfizer reçu d’Israël, il a été découvert qu'il n'était pas conforme aux caractéristiques prévues par l’accord », je cite, « le gouvernement refuse donc des doses en passe d’être périmée », insiste-t-il lors de la conférence de presse, alors que déjà 90 000 doses avaient été reçues et sont sur le point d’être rendue. La date exacte de péremption n’a pas été précisée par l’Autorité palestinienne, mais l’accord incluait des doses encore valables en juillet et en août. Et sur les réseaux sociaux, de nombreuses photos des doses de vaccin périmant en juin ont été partagées. En tout cas, les critiques sont vives, ici, en Cisjordanie occupée. Beaucoup accusaient déjà le gouvernement palestinien de cet accord, sur le fait d’accepter des vaccins de qualité inférieure, suggérant qu’ils pourraient ne pas être efficace. D’autres critiques évoquent « un accord pas si charitable que prétendu », je cite, « ne traitant pas des problèmes fondamentaux qui empêchent un système de santé fonctionnel ». Enfin, certains pointent du doigt le fait que cet accord était de toute façon « dans l’intérêt d’Israël », je cite, « pour que l’État hébreu récupère les nouvelles doses destinées aux Palestiniens en octobre ». Alice Froussard, Ramallah, RFI.

ZK : Toujours concernant le Covid-19, mais en Russie. Le nombre de contaminations à la hausse, à Moscou.

LB : La capitale russe enregistre ce samedi un nouveau record de nouveaux cas et ce pour le deuxième jour de suite avec 9 120 infections en 24 heures. C'est presque trois fois plus qu'il y a deux semaines. Les autorités l'expliquent par la présence à Moscou du variant Delta.

Par ailleurs, toujours concernant le Covid, les États-Unis annoncent l'envoi vers Taïwan de 2,5 millions de doses de vaccins -au risque de froisser Pékin. L’île, vue il y a encore quelques mois comme un modèle de gestion des contaminations, fait aujourd'hui face à une forte reprise de l'épidémie.

ZK : Le coronavirus qui continue d'inquiéter. En revanche, en Guinée, c'en est terminé de l'épidémie d'Ebola.

LB : C'est ce que déclarent l'Organisation mondiale de la santé et les autorités guinéennes. La fièvre hémorragique était réapparue dans le pays, au mois de février. Elle est aujourd'hui maitrisée, « grâce aux leçons tirées de la précédente épidémie, il y a sept ans », appuie le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

ZK : 16h06 à New York. On se rend aux États-Unis où l'on célébrait aujourd'hui le Juneteenth.

LB : Le Juneteenth, c'est le jour anniversaire de la fin de l’esclavage dans le pays. Et pour la première fois, il est célébré comme une fête nationale grâce au vote du Congrès cette semaine. Le reportage à New York de notre correspondante Loubna Anaki.

À Harlem, Juneteenth était déjà célébrée chaque année. L’occasion, comme aujourd’hui, de se retrouver en famille, danser, manger, rendre hommage à l’histoire des Noirs aux États-Unis. Ici, on salue l’adoption du 19 juin comme fête nationale : « Ça aurait dû être fait il y a longtemps déjà ! » « Les gens reconnaissent enfin cet événement que la communauté noire fête depuis des années. Maintenant, le reste du pays sait et peut-être que certains sauront enfin ce que cette journée représente vraiment. » Juneteenth marque la fin effective de l’esclavage en 1865, deux ans et demi après son abolition par Abraham Lincoln. À l’époque, la guerre de sécession fait que la nouvelle de la fin de l’esclavage met deux ans et demi à arriver dans les États sudistes. Si l’ambiance est à la fête aujourd’hui, certains estiment qu’il faut plus que des gestes symboliques, surtout à l’heure où le droit de vote des minorités est menacé dans certains États républicains : « On doit continuer à nous battre. On ne peut pas s’arrêter à cette petite victoire. Il faut continuer pour obtenir ce qu’on mérite et préserver nos droits de vote partout ! » Deux élus se sont joints aux célébrations dans ce parc de Harlem, le maire Bill de Blasio et le sénateur new-yorkais Chuck Schumer, lequel a renouvelé son engagement pour la lutte contre le racisme et la protection des droits civiques. Loubna Anaki, New York, RFI.

ZK : Retour en France. À la veille du premier tour des élections régionales et départementales.

LB : Dernier rendez-vous dans les urnes en France avant la présidentielle de 2022. Ces élections doivent permettre de désigner 1 757 conseillers régionaux et 4 108 conseillers départementaux. Mode d'emploi de ce double scrutin avec Valérie Gas.

Les conseillers régionaux et départementaux bénéficient tous de mandats de six ans, mais le mode de scrutin est différent. Les conseillers régionaux sont élus à la proportionnelle sur des listes paritaires, dans 12 régions métropolitaines auxquelles s'ajoutent la Guadeloupe et la Réunion. Les listes sont régionales, mais les candidats se présentent dans des sections départementales. Pour accéder au second tour, les listes doivent obtenir 10% des suffrages exprimés au premier tour. La liste qui arrive en tête obtient une prime majoritaire de 25% des sièges. Les listes qui ont obtenu plus de 5% des voix se répartissent le reste des sièges. Aux élections départementales, anciennement cantonales, ce sont des binômes femme-homme qui se présentent. Le scrutin est majoritaire, seul le binôme qui arrive en tête est élu. Pour accéder au second tour, il faut obtenir au premier tour le vote de plus de 12,5 % des inscrits. À Paris et dans la métropole de Lyon, on ne vote que pour les régionales car le conseil municipal et la métropole exercent les compétences départementales. En Corse, Martinique et Guyane, en vertu de leur statut, ce sont des élections territoriales régies par des règles équivalentes à celles des régionales.

LB : Explications signées Valérie Gas du service politique de RFI.

Un mot de l'euro de football, avant de refermer ce journal, avec le match nul de l'équipe de France. Un but partout, contre la Hongrie. Une victoire aurait permis aux hommes de Didier Deschamps de se qualifier directement pour les huitièmes de finale. Prochain match mercredi, ce sera face au Portugal, champion d'Europe en titre. Le Portugal qui s'est incliné, lourdement face à l'Allemagne, 4 buts à 2, dans le groupe F. Dernier match à suivre ce samedi, Espagne-Pologne. Et c’est l’Espagne qui mène un but à zéro.

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