#Français de l’actualité

Journal en français facile 17/10/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d’être à l’écoute de la radio du monde. Radio France internationale, il est 20h00 en temps universel, 22h00 dans nos studios à Paris.

Raphaël Delvolvé : Bonsoir à tous et bienvenu dans ce nouveau Journal en français facile. Avec moi pour le présenter, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël, Bonsoir à tous.

RD : Aujourd'hui à Paris, une manifestation pour demander à la France de reconnaître un crime d'État commis il y a soixante ans jour pour jour contre des Algériens. Le 17 octobre 1961, la police française tuait ou torturait plusieurs dizaines d'Algériens à l'entrée de Paris.

SB : Dans ce journal, nous parlerons aussi de cet enlèvement hier en Haïti. Plus de quinze missionnaires américains ont disparu dans les environs de la capitale.

RD : Une équipe de cinéma a tourné un film dans l'espace, ce qui n'avait jamais été fait auparavant. C'est un film russe et l'équipe de tournage est revenu sur terre ce dimanche.

SB : Et puis enfin, nous parlerons de cette passion mondiale pour la course à pied. Elle rencontre un grand succès ces derniers mois et, vous l'entendrez, la pandémie de coronavirus n'y est pas étrangère.

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SB : Après les hommages du président Macron hier, la maire de Paris et le préfet de police se sont recueillis ce dimanche en mémoire des victimes du 17 octobre 1961.

RD : Il y a 60 ans, à l'entrée de Paris, la capitale française, une manifestation d'Algériens était réprimée par la police. Réprimer, ça veut dire empêcher quelque chose, un évènement en l'occurrence de se dérouler. Ainsi, pour de nombreux historiens, en ce 17 octobre 1961, en pleine guerre d'Algérie, de nombreux Algériens ont été tués, parfois même jetés dans l'eau par la police française. Hier, le président Emmanuel Macron reconnaissait, je cite, « des crimes inexcusables pour la République ». Cependant, beaucoup de personnes, des Algériens, mais pas seulement, demandent des excuses plus importantes. Ils l'ont exprimé dans les rues de Paris lors d'une manifestation ce dimanche. Notre journaliste, Aram Mbengue était sur place.

« Crime d’État, 17 octobre », ce slogan scandé par les participants à la marche en hommage aux Algériens tués alors qu’ils manifestaient à Paris, résume la principale revendication des descendants de victimes. Pour cette fille de rescapés, Maurice Papon préfet de police de l’époque, n’était pas le seul responsable de cette sanglante répression : « L’État français est responsable aussi. Papon avait des gens au-dessus de lui. Ils savaient très bien. Il n’a pas pu faire ce qu’il a fait sans l’aval du gouvernement français. Il y avait un Premier ministre, un ministre de l’Intérieur et un président. On a laissé faire. » On a laissé faire, ce que dénonce cette parisienne qui se dit française, mais pas complice : « C’était une boucherie, un massacre. On ne jette pas des gens comme ça dans la Seine. Quand on est humain, on ne pas cautionner ce genre de chose. C’est un crime d’État, il n’y a pas d’autres mots. » Les descendants des victimes algériennes réclament justice et réparation ce qui, selon eux, n’est possible que si l’État français reconnaît sa responsabilité dans cet évènement tragique du 17 octobre 1961.

RD : Aram Mbengue.

C'est à retenir également dans l'actualité. L'ambassadeur de France en Biélorussie a quitté le pays ce dimanche. Il s'appelle Nicolas de Bouillane de Lacoste. Sans que l’on sache pourquoi, les autorités de Biélorussie demandaient son départ avant le 18 octobre, c’est-à-dire demain.

SB : En Haïti, toujours aucune nouvelle des missionnaires américains enlevés hier à la mi-journée.

RD : Ils sont une quinzaine, il s'agit de missionnaires chrétiens. Des missionnaires se sont des personnes chargées de diffuser leur foi en l'Église dans le monde entier. En l'occurrence, ces missionnaires américains venaient visiter un orphelinat en Haïti. Ils ont été enlevé par un gang, près de Port-au-Prince, la capitale. Des Haïtiens ont également été enlevés. Loubna Anaki, notre journaliste présente aux États-Unis, nous donne les dernières informations à leur sujet.

On en sait un peu plus sur le groupe de missionnaires dont on n’a plus de nouvelles depuis hier. L’organisation religieuse Christian Aid Ministries, qui est une organisation basée dans l'Ohio, a confirmé l’enlèvement de ses missionnaires. 16 Américains et un Canadien, parmi lesquels il y aurait au moins deux enfants parmi le groupe. Selon le Washington Post, l’un des missionnaires a réussi à envoyer un message audio sur WhatsApp au moment même du kidnapping. Le quotidien reprend le message : « Priez pour nous, nous sommes pris en otages, on ne sait pas où ils nous emmènent. » Lorsqu’ils ont été kidnappés, les missionnaires étaient de retour d’une visite dans un orphelinat. Pour le moment, les soupçons pèsent sur le gang 400 Mawozo, connu pour ce genre d’actions. Le groupe avait installé un barrage et détourné plusieurs voitures. Des Haïtiens ont également été kidnappés. De leurs côtés, les autorités américaines n'ont pas fait de déclarations officielles à ce sujet. Une porte-parole du gouvernement s’est contentée d’affirmer, je cite, que « la sécurité des citoyens américains est une priorité ». Loubna Anaki, New York, RFI.

RD : Et puisque nous évoquions les États-Unis. Sachez que l'ancien président américain Bill Clinton est sorti de l'hôpital où il était depuis mardi en Californie. Il a été soigné d'une septicémie, une infection généralisée provoquée par une bactérie.

SB : C’est une première dans l'histoire de l'humanité, un film a été tourné dans l'espace.

RD : Un long métrage russe tourné dans la Station spatiale internationale. L'équipe de tournage composée d'une actrice et d'un réalisateur est revenu sur terre en début de journée ce dimanche. Paul Gogo nous parle de ce défi réussi pour le pays de Vladimir Poutine.

L'idée venait des États-Unis, mais c'est la Russie qui l'a concrétisée en premier. Dimanche matin, l'actrice Ioulia Peressild et le réalisateur Klim Chipenko ont retrouvé la terre ferme, dans les steppes du Kazakhstan, après avoir passé 12 jours dans la Station spatiale internationale. Objectif : tourner le premier film jamais réalisé dans l'espace. Il s'intitulera Le défi, Ioulia Peressild y interprétera une chirurgienne envoyée dans le cosmos pour sauver un cosmonaute. « C'est très difficile de décrire cette atmosphère quand tu regardes par le hublot et que tu vois la terre. On aimerait vraiment réussir à transmettre cette atmosphère dans notre film, vu par les yeux d'une personne qui n'est pas professionnelle, car mon personnage n'est pas une professionnelle du cosmos. » Pendant 12 jours, le cinéma a côtoyé le pragmatisme des scientifiques russes. Une équipe de tournage était présente dans les steppes pour filmer le retour pourtant bien réel et encadré des deux artistes. Cinéma, science, mais aussi, géopolitique, avec ce coup d'éclat, la Russie veut montrer au monde entier qu'elle reste un concurrent solide dans la course à l'espace. Mais l'opération n'a pour autant pas déclenché de vague de patriotisme chez les Russes. Russes qui sont aujourd'hui nombreux à déplorer que leur programme spatial se retrouve dépassé par les innovations de l'américain Elon Musk. Paul Gogo, Moscou, RFI.

SB : C’est un air de déjà-vu. À Khartoum, la capitale du Soudan, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour un sit-in - un sit-in est un rassemblement assis - aux abords du palais présidentiel. C’est déjà le deuxième jour. Un vaste campement. Aujourd’hui, les manifestants réclament le départ du Premier ministre soudanais Hamdok et la remise du pouvoir aux militaires.

RD : Parlons de sport à présent. Après plus de deux ans d'interruption en raison du Covid, le marathon de Paris a de nouveau eu lieu ce dimanche en France.

SB : Un marathon, c'est une course à pied très difficile, elle se dispute sur plus de 42 kilomètres.

RD : Aujourd'hui à Paris, le Kenyan Elisha Rotich a gagné chez les hommes et l'Éthiopienne Tigist Memuye l'emporte chez les femmes. Ce marathon de Paris, plus de 35 000 personnes y a participé. Ça n'est pas dû au hasard, car la course à pied remporte un certain succès depuis la pandémie de Covid. En raison des confinements, beaucoup de personnes s'y sont mis. N'est-ce pas Alexis Bedu ?

À grandes enjambées, sans se retourner, le marché de la course à pied poursuit sa route. En France, il pèse désormais plus d'un milliard d'euros. Une génération Covid de coureurs est même apparue explique Virgile Caillet, délégué général de l’Union sport et cycles, syndicat professionnel du sport et des loisirs : « La course à pied était pratiquement la seule activité que l’on pouvait faire en dehors de chez soi. Je rajouterai même que, sur la deuxième période de confinement, à l’automne 2020, les pouvoirs publics ont même incité les Français à les pratiquer, à faire du jogging, de la course à pied. Et donc, ça a invité plein de personnes à passer à l’acte. C’est presque un million de de runners que l’on a retrouvé dans les rues, dans les parcs dans les chemins. ». 8 millions de paires de chaussures sont vendues chaque année en France. Alors les marques de sport se précipitent sur le secteur. L'allemand Puma, par exemple, veut se faire un nom dans la course à pied. Virgile Caillet : « C’est à la fois un marché, j’allais dire juteux, intéressant sur le plan économique. Mais c’est aussi un marché d’image parce qu’il traduit la technicité des produits des marques. Et donc pour les marques, c’est aussi un point important à cultiver, dans leur image technique produit. » Même si l'essentiel des ventes concernent les chaussures, d'autres produits sont apparus. Les ventes de textile et d'accessoires nécessaires pour la course en montagne notamment sont également en pleine croissance.

RD : Les précisions de notre journaliste Alexis Bédu.

C’est ainsi que se referme le Journal en français facile sur RFI. Merci de l’avoir suivi.

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