#Français de l’actualité

Journal en français facile 17/01/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Anne Verdaguer : Bonsoir à tous, merci de nous rejoindre pour votre Journal en français facile. Je suis accompagnée ce soir de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.
 
Sylvie Berruet : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous.  
 
AV : Dans l'actualité de ce dimanche 17 janvier 2021 : Washington méconnaissable et transformée en camp retranché à quelques jours de l'investiture de Joe Biden, les autorités craignent de nouvelles violences de la part des partisans de Donald Trump.

SB : Une caravane de migrants face à face avec la police à son arrivée au Guatemala, mais ils comptent bien poursuivre leur périple vers les États-Unis.
 
AV : Le principal opposant au Kremlin a atterrit à Moscou ce soir, son avion a été dévié à la dernière minute mais Alexei Navalny a bien mis le pied sur le sol russe après des mois de rémission en Allemagne suite à son empoisonnement présumé.
 
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SB : Le début demain d'une semaine historique aux États-Unis avec d’abord une procédure de destitution contre Donald Trump et une cérémonie d'investiture mercredi du président élu Joe Biden sous très haute surveillance.
 
AV : Les autorités sont en alerte dans la capitale fédérale mais aussi dans d'autres États, alors que des milliers de manifestants pro-Trump se rassemblent symboliquement devant les capitoles de différentes villes. D’importants dispositifs de sécurité ont été mis en place pour éviter les débordements comme celui du 6 Janvier dernier à Washington. Loubna Anaki à New York.

Autour de la Maison-Blanche, autour du Capitole, tout le centre-ville de Washington est bloqué par des véhicules de police, des véhicules de l’armée. Des points de contrôles ont été installés un peu partout. En prévision de l’investiture de Joe Biden, la ville a été placée sous haute protection. Un dispositif qui pourrait être mis à l’épreuve dès aujourd’hui. Des milliers de manifestants pro-Trump se sont donnés rendez-vous à nouveau pour dénoncer ce qu’ils estiment être une élection volée. Un homme a été arrêté en possession d’une arme chargée et de 500 munitions lors d’un contrôle. Il a été remis en liberté après plusieurs heures. La police ayant déterminé qu’il était agent de sécurité et avait oublié qu’il avait laissé son arme dans le coffre de sa voiture. Des manifestations doivent commencer en ce moment dans d’autres États où la sécurité a là aussi été renforcée autour des capitoles locaux pour éviter les mêmes scènes du 6 janvier dernier. Le FBI dit craindre notamment que les partisans de Donald Trump soient armés. Plusieurs États ont tout simplement décidé de fermer leurs capitoles jusqu’à la fin de la semaine prochaine.
 
SB : Et puis à Harrisburg, la capitale de la Pennsylvanie, on se prépare aussi à de possibles violences.
 
AV : Harrisburg, petite ville d’à peine 50 000 habitants où se trouvent nos envoyés spéciaux Stefanie Schüler et Bertrand Haeckler qui ont interrogé cette habitante qui est nerveuse à l'idée de ces débordements.
 
« Je pense qu’ils attendront jusqu’au jour de l’investiture. Parce que personne ne s’y attend. Bon, nous voyons les mesures de sécurité qui seront en place à partir de ce dimanche, mais aussi lundi et mardi. Mais je suis sure qu’ils tenteront un grand coup le jour de l’investiture. Harrisburg est petit et pourtant l’une des plus importantes capitales des États-Unis parce que nous sommes un État clé électoral. Donc presque tout ce qui se passe à Washington DC se passe aussi ici. Nous sommes très près. » Mais contrairement à Washington, les gens d’Harrisburg habitent et travaillent juste à côté du capitole. Est-ce un problème de sécurité ? « Là-bas, vous voyez, les gens travaillent, et tous ces immeubles-là sont des logements. C’est insensé ! En effet, à Washington, le capitole est séparé des quartiers résidentiels. Ici, le capitole se trouve en plein milieu d’Harrisburg. Quand quelque chose arrive, ça ne concerne pas seulement le capitole mais chaque habitant ».
 
AV : Des propos recueillis par Stéfanie Schüler et Bertrand Haeckler.
Joe Biden a lui promis une série de décrets dès sa prise de fonction mercredi. Le futur président américain a promis de ré-engager les États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat et de prolonger le moratoire sur les expulsions et les saisies immobilières, lié à la pandémie de coronavirus. 

SB : Ailleurs dans le monde,  La vaccination contre le Covid-19 franchit une nouvelle étape avec près de 200 000 vaccinés en Inde.
 
AV : L'Inde, deuxième nation la plus peuplée de la planète avec 1,3 milliard d'habitants, a vacciné samedi plus de 190 000 personnes au cours de sa première journée de vaccination, un véritable record.
De son côté, l'Espagne a commencé à administrer une deuxième dose du vaccin contre le Covid-19 aux personnes prioritaires qui avaient reçu une première dose en Décembre.
 
SB : Plusieurs milliers de migrants honduriens sont entrés au Guatemala vendredi en forçant la frontière, avec l'espoir d'atteindre les États-Unis.
 
AV : Et Ils ont été accueillis aujourd'hui à coups de gaz lacrymogène dans la ville de Vado Hondo, à environ 50 km de la frontière. Certains ont cherché refuge dans les montagnes voisines. Les organisations humanitaires présentes dans cette caravane s'inquiètent des conditions sanitaires dans lesquelles se trouvent ces migrants. Mauricio Paredes est le vice-président régional de la Croix Rouge du Honduras.

« C'est difficile de quantifier exactement le nombre de personnes tout au long de la route. Ils présentent souvent des signes de déshydratation et des problèmes plantaires à cause de long trajets qu'ils ont parcourus. Cette fois les conditions sont un peu différentes par rapport à d'autres années. C'est plus compliqué parce que nous faisons face une forte vague de Covid et nous venons aussi de sortir de la période des cyclones dans la région des Caraïbes, et maintenant commence la période froide, avec des températures à la baisse. Tout cela a une incidence sur la santé des gens, en particulier sur des problèmes respiratoires et sur d'autres maladies associées à la saison ».

AV : Le vice-président régional de la Croix Rouge du Honduras joint par Paula Estanol du service Amérique latine de RFI.

SB : Alexei Navalny a atterri à Moscou ce soir, et il est a été arrêté dès son arrivée.
 
AV : Alexeï Navalny arrêté à son arrivée à Moscou par les services pénitentiaires. Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a pour sa part appelé les autorités russes à « respecter les droits » de l’opposant et a également réclamé sa « libération immédiate ». Alexeï Navalny qui est déterminé à continuer de défier le pouvoir Russe.

SB : La série noire continue en Afghanistan. Deux femmes juges ont été tuées par balle ce matin dans le centre de Kaboul. 
 
AV : Elles se rendaient en voiture à leur travail quand des hommes à moto leur ont tiré dessus. Aucune revendication pour l’instant. Mais les assassinats ciblés sont souvent imputés aux talibans. Une campagne de terreur qui dure à l’encontre des employés gouvernementaux, des militants des droits de l’homme, et des journalistes et qui frappe le pays depuis plusieurs mois malgré les pourparlers de paix entre les talibans et le gouvernement de Kaboul. Le deuxième round de ces discussions a d’ailleurs démarré au début du mois. Les précisions à Kaboul de Sonia Ghezali.

1% des juges femmes a été tué aujourd’hui en Afghanistan écrit sut Twitter une représentante de Human Rights Watch. Les deux juges assassinées ce matin faisaient partie des 200 magistrates que compte la cour suprême afghane. Elles étaient à bord du véhicule qui les transportait à leur travail quand des hommes armés ont ouvert le feu sur elles. Ces meurtres s’ajoutent à une longue liste d’assassinats ciblés contre des militants de la société civile, des journalistes, des employés du gouvernement tués par balles ou dans l’explosion de leur voiture piégée par une bombe dissimulée souvent sous le véhicule. Cette campagne de terreur a commencé il y a plusieurs mois. Les autorités afghanes accusent les talibans d’être derrière ces assassinats même si certains ont été revendiqué par le groupe État islamique. Les talibans et les autorités afghanes font montre d’une défiance respective qu’ils ne cachent pas. Les deux parties ont entamé le deuxième round des négociations de paix à Doha au Qatar dans un climat délétère au début du mois. Certains affirment que les discussions sont au point mort. Les États-Unis ont de leur côté respecté leur engagement vis-à-vis des insurgés en réduisant encore le nombre de leurs soldats. Ils ne sont plus que 2500. Washington s’est engagé en février 2020 dans le cadre d’un accord avec les talibans à retirer la totalité de ses troupes d’ici le mois de mai.
 
SB : Au Darfour, des affrontements entre tribus rivales.
 
AV : Des affrontements qui ont coûté la vie à près de 80 personnes ces dernières 24 heures selon un dernier bilan. Ces violences sont les plus meurtrières depuis la fin de la mission de paix conjointe de l'ONU  et de l'Union africaine au Darfour le 31 décembre dernier.

SB : En Centrafrique, les Casques Bleus ont repris le contrôle d'une ville occupée par les rebelles.
 
AV : Deux semaines après en avoir pris le contrôle, les rebelles centrafricains ont quitté la ville de Bangassou, à 750 km à l'est de la capitale Bangui, après un ultimatum de l'ONU. Ces rebelles mènent depuis décembre une offensive contre le régime du président centrafricain

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