#Français de l’actualité

Journal en français facile 13/09/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

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Clémentine Pawlotsky : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clémentine, bonsoir à toutes et à tous.

CP : Dans l'actualité, l'ouverture du procès d’Alexandre Benalla en France. Cet ancien proche du président Emmanuel Macron risque 7 ans de prison. On vous explique pourquoi dans un instant.

ZK : Le Premier ministre israélien s'est rendu en Égypte. Naftali Benett s'est entretenu avec le président Abdel Fattah al-Sissi. C'est la première fois depuis 2011 qu'une telle visite est organisée.

CP : Le réchauffement climatique et la pollution menacent les droits humains. C'est la commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, qui l'affirme. Elle s'est exprimée aujourd'hui à Genève en Suisse. Nous l'entendrons dans ce journal.

ZK : Et puis, on parlera d'économie : les prix de l'aluminium et du nickel s'envolent actuellement. Altin Lazaj nous expliquera pourquoi.

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ZK : En France, le procès d'Alexandre Benalla s'est ouvert aujourd'hui. 

CP : L'ancien chargé de mission de l'Élysée est notamment jugé pour les violences du 1er mai 2018. Le tribunal correctionnel de Paris est tout de suite entré dans le vif du sujet, c'est-à-dire le point le plus important, le plus intéressant, à savoir une photo d'Alexandre Benalla qui a beaucoup fait parler. Ce cliché date d'avril 2017, on y voit Alexandre Benalla dans un restaurant avec une arme à feu. Il était alors en charge de la sécurité du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron. Le problème, c'est qu’Alexandre Benalla n'avait pas le droit de porter d'arme en dehors des locaux du parti En marche. Il risque donc la peine la plus importante : 7 ans de prison. Le récit de Marine de la Moissonière.

[Transcription manquante]

ZK : Ça n'était pas arrivé depuis 2011 : le Premier ministre israélien a effectué une visite en Égypte. 

CP : Naftali Bennett a été reçu par le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à Charm el-cheikh. Les deux responsables politiques ont parlé de sécurité et de la relance du processus de paix, entre les palestiniens et l'État hébreux. Un processus de paix au point mort depuis 2014. Les précisions de notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukélifa.

Un Premier ministre israélien reçu en Égypte, cela n’était pas arrivé depuis plus de dix ans. Janvier 2011, l’Égypte était encore dirigée à l’époque par Hosni Moubarak, le raïs chassé du pouvoir quelques jours plus tard, lors des printemps arabes. Une décennie s’est écoulée, un laps de temps durant lequel les relations entre les deux pays ont connu des hauts et des bas. Mais finalement ces quelques dernières années, ont surtout étaient marquées par une étroite coopération sécuritaire, et notamment la lutte contre les groupes terroristes dans le Sinaï. Mais aussi une coopération énergétique : depuis 2020 l’État hébreu exporte son gaz vers l’Égypte. Forts de cette collaboration, les Égyptiens qui discutent également avec les responsables de l’Autorité Palestinienne et ceux du Hamas, au pouvoir à Gaza, cherchent à relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens. L’État hébreu de son côté, vient de présenter un plan de réhabilitation de Gaza, à condition que le Hamas s’engage au « calme ». Et Israël a besoin du soutien de l’Égypte pour atteindre son objectif.

ZK : Toujours au Proche-Orient, le nouveau gouvernement libanais a tenu aujourd'hui sa première réunion. 

CP : Une réunion en présence du président Michel Aoun et du Premier ministre Najib Mikati. La séance a débuté à 11 heures, au palais présidentiel. La nouvelle équipe gouvernementale s'est penchée sur les nombreux défis qui l'attendent, notamment la crise économique. Le pays fait face à des pénuries, des manques de carburant et de médicament inédites. Les coupures de courant se multiplient aussi. Selon l’ONU, 78% des libanais vivent actuellement sous le seuil de pauvreté. Et pour rappel, ce nouveau gouvernement a été nommé vendredi, après 13 mois de blocages politique.

ZK : En Norvège, l'opposition travailliste est sur le point de remporter les législatives. 

CP : Le scrutin s'est tenu hier et aujourd’hui. Et effectivement, le chef de file du Parti travailliste, Jonas Gahr Store devrait récupérer le poste de chef du gouvernement. Si cette victoire se confirme, il succèdera à la conservatrice Erna Solberg. On ne dispose pour l'instant que de résultats partiels et provisoires.

ZK : Le pape François poursuit sa tournée européenne. Aujourd'hui, il a exprimé sa « honte » pour le massacre des Juifs de Slovaquie. 

CP : Le souverain pontife est en visite dans le pays. Il réagissait au témoignage d'un survivant né en 1942. À cette époque plus de 100 000 juifs slovaques ont été exterminés. Aujourd'hui, la communauté juive de Slovaquie ne compte plus qu'environ 2000 personnes. Le pape a appelé à condamner unanimement toute forme de violence et d'antisémitisme. L'antisémitisme, c'est l'hostilité, la haine, le racisme contre les Juifs. À noter que le souverain pontife a lancé un appel similaire hier à Budapest, en Hongrie.

ZK : L'ONU lance l'alerte : l'organisation estime que les dangers environnementaux menacent les droits humains. Oui, selon Michelle Bachelet, la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l'homme, le réchauffement climatique, la pollution et la perte de biodiversité ont un impact direct sur les population les plus vulnérables. Michelle Bachelet s'est exprimée aujourd'hui, à l’occasion de la 48e session du Conseil des Droits de l'homme de l'ONU, à Genève en Suisse. La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l'homme réclame une action climatique plus ambitieuse.

« Les dommages environnementaux impactent ceux qui sont le moins bien protégés : les gens plus pauvres et les plus marginalises qui vivent dans les pays qui ont le moins de capacités pour répondre à cette situation. D’après un rapport de l’Unicef publié le mois dernier 36 pays présentent des risques extrêmes d’être affectés par des problèmes de pollution, des vagues de chaleurs ou des inondations ces pays ne représentent que 9% des émissions de carbone mais à peu près la moitié de la surface de la planète, plus de deux milliards d’enfants vivent dans ces pays. L’exploitation historique et les dizaines d’années pratiques qui ne respectent pas l’environnement dans les pays développés ont contribués à cette situation ».

CP : Michelle Bachelet, la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l'homme. Des propos recueillis par Béatrice Léveillé.

ZK : De l'économie à présent. Les prix du nickel et de l'aluminium flambent. 

CP : Des prix qui « flambent », ce sont des prix qui augmentent beaucoup. Depuis la reprise économique, presque toutes les matières premières ont vu leurs prix s'envoler. C'est le cas, en particulier, des métaux industriel comme le nickel et l'aluminium. Cela s'explique par une forte demande et une production insuffisante. Explications d'Altin Lazaj.

Le prix de l'aluminium a atteint ce lundi 3 000 dollars la tonne sur le marché des métaux de Londres, c’est son niveau plus haut depuis 2008. Cette envolée a été alimenté par craintes d’un manque d’approvisionnements en raison du récent coup d’état en Guinée. Le pays d’Afrique est le deuxième producteur mondial de bauxite, un minerai qui sert à la fabrication de ce métal. Mais ce qui a poussé les prix vers le haut ces dernières semaines c’est surtout la réduction de l’offre chinoise. La Chine essaye en effet de maitriser sa consommation d’électricité et a décidé de baisser la production des fonderies d’aluminium qui sont très énergivores. Le prix du nickel atteint aussi des sommets, plus de 20 700 dollars la tonne, le plus haut depuis mai 2014. L’offre mondiale est d’ailleurs insuffisante pour satisfaire la demande croissante en raison notamment de la transition énergétique. Cette dernière dope les besoins de ce métal utilisé pour la fabrication de certaines batteries électriques.

CP : C’était Altin Lazaj, du service économie de RFI.

ZK : Le président français a reçu ce soir les médaillés olympiques et paralympiques de Tokyo.

CP : Emmanuel Macron a accueilli plus d'une centaine de sportifs, pour célébrer et préparer les prochains jeux olympiques, ceux qui se tiendront à Paris en 2024. Emmanuel Macron a promis que l'État français soutiendrait les sportifs français.

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