#Français de l’actualité

Journal en français facile 12/01/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Adrien Delgrange, bonsoir Adrien.

Adrien Delgrange : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump met en garde l’Iran, mais le Président américain se dit prêt à discuter. Il appelle les dirigeants iraniens à ne pas réprimer les manifestations qui se déroulent actuellement dans le pays.

AD : En Haïti les commémorations du séisme de 2010. Le 12 janvier 2010, 200mille personnes avaient trouvé la mort. Ce dimanche le président Jovenel Moïse a déposé des fleurs au mémorial du séisme, et qui se trouve à l’extérieur de la capitale Port-au-Prince.

RA : En sport le Paris Saint Germain accueille Monaco. Le coup d’envoi a lieu actuellement. C’est le dernier match comptant pour la 20e journée de Ligue 1.

AD : Et à la fin de ce journal en français facile vous retrouverez Yvan Amar. L’expression de la semaine. Soyez les bienvenus.

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AD : Des signes de désescalade entre les États-Unis et l’Iran.

RA : On parle de désescalade pour évoquer une baisse des tensions. C’est effectivement ce qui a été observé ce week-end entre Washington et Téhéran. D’abord hier l’émir du Qatar a rencontré le Président iranien à Téhéran. Le Qatar qui est allié des États-Unis. « Nous sommes convenus avec Hassan Rohani (le Président iranien) que la seule solution à la crise passe par la désescalade et le dialogue » a déclaré l’émir. Et puis aujourd’hui c’est le Président américain qui s’est exprimé. Sur Twitter Donald Trump a adressé un message de soutien aux manifestations qui se déroulent actuellement en Iran. Et mis en garde le régime contre la répression de ces manifestations. Correspondance à New York de Loubna Anaki.

« Aux dirigeants iraniens, ne tuez pas vos manifestants ! » prévient le président américain en lettres capitales, sur Tweeter. Depuis hier, Donald Trump multiplie les messages en anglais, mais aussi en persan. Ce matin, il a appelé le régime iranien à je cite rétablir internet, à laisser les journalistes couvrir librement les protestations et à autoriser les organisations internationales à faire leur travail sur le terrain. « Le monde vous regarde, écrit Donald Trump, mais surtout, les États-Unis vous regardent ». Un peu plus tôt, le président américain adressait également un message de soutien aux manifestants en colère après le crash de l’avion d’Ukraine Airlines. « Au courageux peuple iranien qui souffre depuis longtemps, je suis avec vous » a tweeté Donald Trump, « Votre courage nous inspire ». Donald Trump dont le secrétaire à la défense était ce matin interviewé sur la chaîne CBS. Mark Esper a une nouvelle fois affirmé que l’assassinat de Qasem Souleimani était nécessaire en raison d’une menace imminente. Même s’il a peiné à donner une réponse claire quant à la nature de cette menace. « Je n’ai pas vu de preuve claire, mais je partage la position du président », a-t-il déclaré. Il a également ajouté que les États-Unis avaient renforcé la sécurité de certaines de leurs ambassades, notamment en Irak. Loubna Anaki New York RFI.

RA : Et puis également concernant l’Iran, l’appel lancé ce dimanche par les trois pays européens signataires en 2015 de l’accord sur le nucléaire iranien. La France, le Royaume-Uni, et l’Allemagne : dans une déclaration commune, tous trois demandent à Téhéran de revenir « au plein respect » de ses obligations.

AD : En Haïti c’était il y a 10 ans jour pour jour.

RA : Un séisme de magnitude 7 dévastait la région de Port-au-Prince la capitale, et la ville de Jacmel sur la côte sud. Bilan très lourd, 200mille morts. Bilan qui s’explique en partie par la très mauvaise qualité de l’habitat dans le pays. Depuis, Haïti s’est doté d’un code de construction antisismique, c’est-à-dire que les logements qui sont construits doivent respecter des normes pour résister en cas de séisme. Mais un objectif qui est loin d’être appliqué. Reportage des envoyés spéciaux de RFI à Port-au-Prince, Bertrand Haeckler et Stefanie Schüler.

La belle maison de Gaspard tranche avec les logements précaires qui s’entassent le long des ruelles étroites de son voisinage. Le 12 janvier 2010, le sexagénaire a perdu 7 membres de sa famille à l’endroit même où nous sommes assis aujourd’hui. « Ma maison s’est complètement effondrée. Mes enfants et petits-enfants sont morts ici. » « Est-ce qu’aujourd’hui vous vous sentez en sécurité dans votre maison ? » « Je n’ai pas peur parce que l’ingénieur a construit selon les normes antisismiques, il a installé plus de poteaux. Et puis j’ai diminué le poids en posant de la tôle sur le toit ». Pour pouvoir faire appel à un spécialiste en construction antisismique et utiliser des matériaux de qualité -  coûteux -  Gaspard a hypothéqué son salaire de fonctionnaire. Une exception dans ce bidonville, explique Augusta, une habitante du quartier. [...]  Manque de moyens et absence de contrôle. Que se passerait-il en cas de nouveau séisme ? Claude Prépetit, directeur du réseau haïtien de surveillance sismique : [...]. Stefanie Schüler, Bertrand Haeckler et Marc Kingtoph Casimir, Port-au-Prince, RFI.

RA : Et en ce jour de commémoration du séisme, en présence de de hauts fonctionnaires et des diplomates étrangers, le président haïtien Jovenel Moïse a déposé des fleurs au mémorial du séisme, et qui se trouve à l’extérieur de Port-au-Prince.

AD : En sport football actuellement le dernier match comptant pour la 20e journée de Ligue 1.

RA : Le Paris Saint Germain en tête au classement, accueille Monaco. Martin Guez en direct du Parc des Princes. Le coup d’envoi a été donné il y a quelques minutes.

[Transcription manquante]

RA : C’est l’heure de retrouver l’expression de la semaine, avec Yvan Amar. Ce soir, erreur humaine.

L’Iran, apprend-on plaide coupable dans l’affaire du crash du Boeing ukrainien abattu : Une erreur humaine, nous dit-on. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que c’est un homme (ou une femme, encore qu’en Iran il y ait bien peu de femmes qui soient responsables d’une importante décision militaire !) qui est à l’origine de l’ordre d’abattre l’avion ! Et quand on parle d’erreur humaine, on oppose ça à une cause technologique : ce n’est pas une panne, un court-circuit, un appareil qui s’est cassé ou qui a mal fonctionné : on incrimine donc un membre du personnel, une personne vivante et non une mécanique défaillante. L’expression est courante parce qu’en plus, elle rappelle un vieux proverbe l’erreur est humaine, et que souvent d’ailleurs, on le cite en latin : errare humanum est. Ce proverbe a une signification spéciale, ou en tout cas un sous-entendu particulier : comme si l’erreur en question était excusable : tout le monde peut se tromper. Avec cette idée par derrière qu’en fait ce n’est pas si grave que ça, et qu’il ne faudrait pas en faire toute une affaire ! Quand on dit « l’erreur est humaine », on dit aussi, même si on ne l’exprime pas clairement : vous auriez pu en faire autant ! Un Tel s’est trompé, mais ç’aurait pu être vous. On cherche à minorer, à relativiser, à éviter une réaction. Et d’ailleurs cette formule, « l’erreur est humaine » a un accent religieux et chrétien : comme si non seulement les humains se trompaient parfois, mais que justement c’est à qui faisait comprendre leur humanité : on est humain parce qu’on se trompe. La particularité humaine, c’est de se tromper. Alors est-ce que toutes ces excuses sont présentes quand on parle d’erreur humaine ? Non ! N’exagérons pas… Mais elles sont sous-jacentes : on les entend parfois murmurer sourdement derrière cette formule.

RA : Fin de ce Journal en français facile.

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