#Français de l’actualité

Journal en français facile 11/03/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la une ce soir : des accusations de crimes contre l'humanité en Birmanie. Elles sont portées par le rapporteur spécial de l'ONU. Il affirme que plus de 70 personnes ont été tuées par la junte militaire depuis le coup d'État du 1er février.

ZK : Il y a 10 ans, la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon. Elle avait été provoquée par un tsunami lui-même provoqué par un très fort séisme. Plus de 18 000 personnes ont été tuées ou sont portées disparues. Des cérémonies d'hommage ont eu lieu aujourd'hui.

RA : Et puis le Mexique qui pourrait bientôt légaliser le cannabis. Il ne reste plus qu'au sénat de valider un texte qui ferait du Mexique l'un des plus gros marchés de cannabis au monde.

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ZK : Au moins neuf manifestants ont été tués ce jeudi en Birmanie.

RA : La répression par la junte militaire se poursuit près d'un mois et demi après le coup d'État qui a renversé le gouvernement d'Aung San Suu Kyi. L'ancienne dirigeante qui est visée par de nouvelles accusations Cléa Broadhurst.

Aung San Suu Kyi est à présent accusée d'avoir reçu 600 000 dollars de pots-de-vin et plus de 11 kilos d'or. Pour rappel, elle était déjà accusée d’avoir importé illégalement une dizaine de talkies walkies dans le pays, raison pour laquelle elle est, depuis le 1er février, assignée à résidence. Parallèlement les violences se poursuivent dans les rues birmanes, et la directrice du programme Réaction aux crises d’Amnesty International, Joanne Mariner, a déclaré que ce qu’il se passait dans le pays n’était pas des mesures prises individuellement par des policiers submergés. Selon elle, ce sont des commandants déjà impliqués dans des crimes contre l’humanité qui déploient leurs soldats en employant des méthodes meurtrières tout à fait ouvertement. À l'international, dans une déclaration adoptée à l’unanimité par les 15 membres, incluant la Chine et la Russie, alliés traditionnels des généraux birmans, l'organe exécutif des Nations unies s'en est pris de manière inédite à l'armée. Il appelle à « faire preuve de la plus grande retenue » - sans pour autant condamner le coup d’Etat lui-même. La Chine a même appelé à la « désescalade » et au « dialogue », les États-Unis ont eux adopté des sanctions économiques contre des militaires proches du pouvoir.

RA : Et puis à noter ce soir la prise de parole du rapporteur spécial de l'ONU sur la Birmanie. « Il y a de plus en plus de preuves » que l'armée et ses plus hauts dirigeants « commettent probablement des crimes contre l'humanité » affirme Thomas Andrews. Qui recense plus de 70 personnes tuées par les forces de l'ordre depuis le coup d'État du 1er février.

ZK : Au Japon de multiples cérémonies aujourd'hui pour commémorer la triple catastrophe du 11 mars 2011.

RA : C'était il y a dix ans jour pour jour, un séisme de magnitude 9 au large des côtes nord-est du pays déclenchait un tsunami à l'origine de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Bilan au total 18 000 morts ou disparus. A 14h46 heure locale ce jeudi, à l'heure où le séisme s'est produit, une minute de silence a été observée dans tout le pays suivie à Tokyo d'une cérémonie où se sont exprimés l'empereur Naruhito et le Premier ministre Yoshihide Suga. D'autres cérémonies partout au Japon comme dans la ville côtière d'Iwaki située non loin de Fukushima où des habitants se sont regroupés près de la mer, au son des prières de moines bouddhistes.
La catastrophe de Fukushima classée au niveau 7 le niveau maximal comme Tchernobyl 25 ans plus tôt. Aujourd'hui les autorités japonaises travaillent pour prévenir à l'avenir le risque d'accident de ce type. Et pour cela elles utilisent les dernières technologies. Écoutez Youki Wiens, employé au département des affaires internationales de la préfecture de Fukushima.

« Le gouvernement a mis en place un programme appelé le Programme d’Innovation de la côte de Fukushima. Il s’agit du développement de la recherche sur l’énergie et la robotique, il y a d’ailleurs une base à Fukushima spécialisée sur les tests de terrains par les robots. On y fait de la recherche sur les drones mais on utilise surtout les robots pour faire de l’inspection d’infrastructure dans les zones jugées à risque si une catastrophe naturelle venait à se produire. Beaucoup de gens veulent se préparer à ces catastrophes éventuelles, mais ils veulent surtout trouver des moyens pour faire revenir les résidents. Ils veulent penser à leur avenir, de façon positive, grâce à l’innovation et la technologie au lieu de ne penser qu’au passé. Ils veulent aller de l’avant et construire une préfecture bien meilleure qu’elle ne l’était il y a dix ans. »

RA : Youki Wiens, employé au département des affaires internationales de la préfecture de Fukushima.

ZK : La pandémie de coronavirus. Et de plus en plus de questions autour du vaccin du groupe AstraZeneca.

RA : Trois pays viennent de décider de suspendre les injections d'AstraZeneca il s'agit du Danemark, de l'Islande et de la Norvège. Ils affirment vouloir être prudents, le Danemark évoque des « cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées » (un caillot c'est une petite masse de sang). L'Agence européenne des médicaments se veut rassurante, pour elle le risque de caillot sanguin n'est pas plus élevé chez les personnes vaccinées et donc elle estime que le vaccin peut continuer à être utilisé. C'est d'ailleurs ce qu'a décidé la France qui a annoncé par la voix du ministre de la Santé Olivier Véran qu'il n'y avait « pas lieu de suspendre » les injections de vaccin AstraZeneca.

ZK : Tandis qu'aux États-Unis : les restrictions ont été levées au Texas.

RA : Depuis hier il n'est plus obligatoire de porter un masque dans le deuxième État le plus peuplé du pays, et tous les commerces ont rouvert. Des décisions fortes mais les habitants ont bien du mal à abandonner le masque, ils sont inquiets quand on sait qu'au Texas à peine plus d'une personne sur dix est vaccinée contre le coronavirus. Reportage à Houston de Thomas Harms.

Devant ce grand magasin de bricolage des affiches réclament toujours de porter des masques et à l’intérieur la plupart des clients ont décidé de ne pas relâcher leur vigilance sauf les Texans typiques à la barbe longue. « Oui avec ces barbes ils ne veulent pas porter de masque. Mais la plupart des gens les portes et les employés n’ont pas le choix. » Ce constat de Jody est partagé par la majorité des employés des grandes enseignes. Comme Zahra qui travaille dans un Supermarché (HEB). « Quelques personnes sont grossier et ne veulent pas les porter, mais ils ne se rendent pas compte que le danger n’est pas une blague ». Dans la plupart des restaurants de Houston, la salle n’a pas changé, le nombre de table est resté le même et les clients viennent toujours masqués. Comme dans ce restaurant Tommy Bahama où travaille Leanne. « On demande aux clients de porter un masque, mais si ils refusent, on ne peut rien y faire. On n’est pas encore ouvert à 100%, mais à 75% ». Ici, les mesures de précautions vont encore rester en vigueur pendant quelques semaines. Il faut dire que Houston est la seule ville des États-Unis, pour l’instant, à avoir des cas de toutes les variantes connues de la Covid-19. Alors même dans les écoles, les instituteurs sont appelés à jouer les médiateurs avec les enfants qui ne voudraient plus porter de masque en leur rappelant que tous les districts scolaires du Texas l’imposent toujours, même si leurs parents ou le gouverneur y sont opposés. Thomas Harms, Houston, RFI.

ZK : Et puis le Mexique tout près de légaliser le cannabis.

RA : La balle est dans le camp des sénateurs après le vote hier de la Chambre des députés. C'est un projet de loi porté par le gouvernement qui prévoit de de dépénaliser l'usage récréatif de la marijuana (c'est une autre manière de dire légalisation). Il ne reste donc plus qu’aux sénateurs mexicains de valider le texte et alors le Mexique deviendra l’un des plus gros marchés du cannabis au monde. Et il y a peu de suspense sur le vote des sénateurs puisque le parti du président Andres Manuel Lopez Obrador bénéficie de la majorité. Romain Lemaresquier.

C’est un projet de loi qui doit « contribuer à obtenir la paix ». Voilà en quelques mots la raison pour laquelle le président mexicain veut légaliser l’usage du cannabis, selon Ruben Cayetano, député de Morena, le parti au pouvoir et qui a voté en faveur de ce projet de loi ce mercredi. Avec 316 voix en faveur, 129 contre et 23 abstentions, les députés ont largement validé l’initiative qui doit donc désormais obtenir l’aval du Sénat. Un vote doit s’y tenir avant le 30 avril. Le Sénat avait déjà donné son aval en novembre dernier, mais des modifications du texte apportées par les députés oblige un nouveau vote. Ce projet de loi va autoriser la consommation de cannabis pour les personnes âgées de plus de 18 ans. Des consommateurs qui seront autorisés à cultiver chez eux et pourront transporter jusqu’à 28 grammes. La consommation sera interdite sur les lieux de travail, les bureaux et les écoles. Cette légalisation du cannabis va permettre de lutter plus efficacement contre les cartels selon les élus proches du président. Du côté de l’opposition on estime que cette initiative va accentuer la consommation et les phénomènes de dépendance. Un projet de loi qui permet de respecter une décision de la Cour suprême mexicaine qui avait estimé en 2019 anticonstitutionnelle l’interdiction totale de la consommation de cannabis.

ZK : Enfin en tennis c’est déjà fini pour Roger Federer.

RA : À Doha son tournoi de reprise après 13 mois d’absence en raison de blessures au genou, le Suisse Roger Federer a été battu en ¼ de finale par le Géorgien Nikoloz Basilashvili. C’était son deuxième match, hier il avait battu le Britannique Daniel Evans.

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