#Français de l’actualité

Journal en français facile 09/05/2022 20h00 GMT

Studio RFI
SRI LANKA : démission du Premier ministre Mahinda Rajapaksa ; et autres nouvelles.

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI. Il est 22h00 à Paris, 1h30 à Colombo. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir.  

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous. 

CP : À la Une, la démission du Premier ministre du Sri Lanka. Le chef du gouvernement a quitté ses fonctions, après de violents affrontements. Cinq personnes sont mortes.  

SB : L'actualité de ce 9 mai, c'est aussi la fête de la Victoire en Russie. Une journée qui marque la victoire de l'URSS sur l’Allemagne nazie, en 1945. Le président russe Vla

dimir Poutine a tenu un discours. Il a bien sûr évoqué le conflit en cours avec l’Ukraine.  

CP : Et justement, nous irons à Kiev, la capitale ukrainienne, reportage à suivre auprès de ceux qui ont célébré ce 9 mai. Nous verrons comment ils ont réagi au discours de Vladimir Poutine.  

SB : Et puis, la Chine qui montre ses muscles. Pékin mène actuellement une série d'exercices militaires au large de Taïwan.  

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SB : Le Premier ministre du Sri Lanka a donc démissionné.  

CP : Mahinda Rajapaksa a quitté ses fonctions aujourd'hui, après des affrontements entre ses partisans et des manifestants anti-gouvernementaux. Ces violences ont fait cinq morts et plus de 180 blessés. Il s'agit de la journée la plus meurtrière depuis trois semaines, au Sri Lanka. Depuis plusieurs semaines, des manifestations secouent le pays. Les protestataires dénoncent l'incapacité du gouvernement à faire face à la très grave crise économique. Cette démission du Premier ministre est donc une bonne nouvelle pour les manifestants, mais leur combat n'est pas terminé. Sébastien Farcis.  

Le sang a été répandu dans les rues de Colombo. En milieu de journée, des centaines de partisans du Premier ministre ont attaqué à coups de matraques les manifestants pacifiques qui se trouvaient face à la résidence du président, Gotabaya Rajapaksa, ce qui a entrainé une vague incontrôlable de violence. Ce n’est qu’après que son frère, le Premier ministre Mahinda Rajapaksa, a présenté sa démission. Pour Shammas Ghouse, un manifestant venu sur le principal site de protestation, ce départ du Premier ministre n’est que la première étape. « Habituellement, au Sri Lanka, quand des politiciens impopulaires démissionnent, on entend des pétards de célébration. Pas cette fois. Les gens sont contents que quelque chose soit arrivé, mais ne se réjouissent pas. Car l’objectif de tout le monde, c’est la démission du président. Et un nouveau dirigeant doit être choisi par les parlementaires pour diriger le pays. » La priorité est maintenant de rétablir l’ordre, car l’assaut contre les manifestants a entrainé une réaction de colère et de violences. Des protestataires ont ainsi mis feu à la maison d’un ministre et de la famille des Rajapaksa. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI. 

SB : Dans l’actualité également, les Philippines où le fils de l'ex-dictateur Marcos remporte la présidentielle

CP : Ferdinand Marcos junior, fils du défunt dictateur du même nom, remporte le scrutin, 36 ans après la chute de son père. Ce dernier avait été renversé par une révolte populaire. C’était en 1986. La famille Marcos avait alors dû s’exiler aux États-Unis, partir aux États-Unis. Elle est ensuite rentrée au pays et a reconstitué un puissant réseau politique.  

SB : Joe Biden réactive pour l'Ukraine une loi d'assistance militaire datant de la Seconde Guerre mondiale. 

CP : Oui, le président des États-Unis a signé aujourd’hui, devant les journalistes, une loi qui permet d’accélérer l’envoi d’équipement militaire à l’Ukraine. Cette loi était initialement destinée à aider l’Europe à résister à Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est ce que précise la Maison Blanche. Le texte a été soutenu par presque tous les membres du Congrès.  

SB : Et ce texte, il a été promulgué alors que la Russie marquait aujourd'hui la fête de la Victoire.  

CP : Tous les 9 mai, les Russes célèbrent et commémorent la victoire de l'Union soviétique sur l’Allemagne nazie, en 1945. Il s'agit d'ailleurs d'une des célébrations les plus importantes du calendrier russe. Mais cette année, ce n'est pas la Seconde Guerre mondiale qui occupait les esprits, c'était surtout l’Ukraine où l'armée russe poursuit son offensive militaire. À cette occasion, le président russe Vladimir Poutine a tenu un discours. Il affirme que cette guerre sert à « défendre la patrie » russe face à une « menace inacceptable ». On l’écoute :  

« Le bloc de l'Otan a commencé le développement militaire actif des territoires dans notre voisinage immédiat. Une menace absolument inacceptable pour nous a été créée, avec systématisme, directement à nos frontières. Tout indiquait qu'un affrontement avec les néo-nazis serait inévitable. La Russie a repoussé préventivement l'agression. C'était une décision forcée, opportune et juste. » 

CP : Extrait du discours du président russe Vladimir Poutine.  

Et en Ukraine, où les cérémonies officielles ont été annulées, à cause du conflit actuel, des habitants de Kiev, la capitale, ont tout de même tenu à se recueillir devant le Mémorial de la Seconde Guerre mondiale. Reportage Murielle Paradon et Sami Boukhelifa

Des prêtres orthodoxes chantent une prière devant le Mémorial du parc de la Gloire. Quelques personnes, pour la plupart âgées, sont venues se recueillir et déposent des œillets rouges, en hommage aux Ukrainiens tombés durant la Seconde Guerre mondiale. Olexander a 65 ans et il est ému : « Aujourd’hui c’est le jour de la Victoire pour le peuple soviétique, durant la grande guerre patriotique. Ce sont les commémorations les plus émouvantes, nous avons les larmes aux yeux. Car aujourd’hui nous rendons hommage à nos morts et à nos héros. » La plupart de ces personnes âgées refusent de commenter la guerre actuelle entre la Russie et l’Ukraine, nostalgiques d’un temps où les deux pays étaient réunis sous un seul bloc, l’union soviétique. Mais Felix, lui, est d’une autre génération. À 43 ans, il n’hésite pas à condamner Vladimir Poutine et son invasion de l’Ukraine : « Nous avons gagné la guerre il y a 74 ans, et nous gagnerons cette fois-ci. L’idéologie nazie n’a pas disparu, elle existe toujours et nous devons tout le temps la combattre. De quelle coté elle se trouve ? Posez-vous la question : qui a envahi l’Ukraine ? » Pour Felix, dont le grand père a combattu durant la Seconde Guerre mondiale, cette cérémonie réduite au minimum cette année, à cause de l’invasion russe, a un gout bien amer. Murielle Paradon, Sami Boukhelifa, Kiev, RFI. 

CP : Et le président ukrainien Volodymir Zelensky a lui aussi tenu un discours. Il assure que son pays ne laissera pas Moscou « s’approprier la victoire sur le nazisme ». Le dirigeant se dit aussi confiant dans une victoire prochaine de l’Ukraine contre les forces russes.  

SB : La Chine mène une série d'exercices militaires au large de Taïwan. 

CP : L'Armée populaire de libération a annoncé, ce lundi, avoir mené la semaine dernière une série d'exercices militaires au large de Taïwan, pays démocratique considéré par Pékin comme une de ses provinces historiques. Depuis jeudi dernier, Taipei comme Tokyo avaient identifié des mouvements de navires et d'avions militaires chinois dans la zone. Les précisions d’Adrien Simore.  

Un porte avion et cinq destroyers, accompagnés par le vol régulier d'avions et d'hélicoptères. C'est un exercice d'envergure qu'a mené Pékin entre vendredi et dimanche dernier au large de Taïwan, et que l'armée populaire a confirmé ce lundi matin. Selon les experts taïwanais, le porte-avions chinois évoluait à environ 500 kilomètres à l'est des côtes taïwanaises, mais plusieurs avions ont aussi pénétré l'espace d'identification aérien taïwanais, près d'une vingtaine pour la seule journée de vendredi. C'est la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine que Pékin mène de telles exercices. Des manœuvres qui se sont multipliées depuis deux ans et la réélection de la présidente souverainiste Tsai Ing-wen. Depuis le début de l’année, près de 400 incursions d'avions militaires chinois ont ainsi été recensées par Taïwan. Taïwan qui envoie en retour ses propres jets pour repousser les appareils chinois, comme ce fut le cas vendredi dernier. « Nous sommes déterminés à nous défendre face à la Chine », a d'ailleurs rappelé ce matin Joseph Wu, le ministre des affaires étrangères taïwanais. Adrien Simore, Taipei, RFI. 

CP : Et en France, François Fillon condamné à de la prison ferme en appel. L'ancien Premier ministre français écope d'un an ferme, dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse Pénélope. Marine de la Moissonière

Quatre ans de prison, dont un ferme pour François Fillon, contre cinq ans, dont deux ferme, en première instance, ainsi que 375 000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité. Quant à Pénélope Fillon, elle s'est vu infliger deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende. Mais le couple s'est immédiatement pourvu en cassation. Les peines sont donc suspendues, le temps que le recours soit examiné. Depuis le début, François et Pénélope Fillon contestent tout emploi fictif. Lors de leur procès en appel, en novembre dernier, ils ont maintenu cette ligne de défense, l'ancien Premier ministre réaffirmant que sa femme avait bien travaillé à ses côtés, sur le terrain. Une version des faits qui n'a pas convaincu la Cour d'appel de Paris qui les a, donc, à nouveau, reconnus coupables de « détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux », sauf en ce qui concerne l'un des trois contrats d'assistante parlementaire de Pénélope Fillon. Pour celui-là, le couple a été relaxé « au bénéfice du doute ». 

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