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Journal en français facile 08/03/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la une ce soir : aux États-Unis le début du procès sur la mort de George Floyd retardé. Le policier Derek Chauvin doit être jugé pour le meurtre de cet Afro-Américain dont la mort avait entrainé une vague de mobilisation mondiale. Nous serons en direct de Minneapolis dans un instant.

ZK : Une journée de grève générale en Birmanie. Les contestataires entendent paralyser l'économie pour faire pression sur la junte qui poursuit la répression : trois manifestants ont été tués ce lundi.

RA : Et puis la journée internationale des droits des femmes. Direction la Pologne dans cette édition où les manifestantes ont défilé pour dénoncer les nouvelles restrictions liées à l'avortement.

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ZK : Il est devenu le symbole du racisme et des violences policières aux États-Unis.

RA : Derek Chauvin est le policier qui a maintenu pendant neuf minutes son genou sur le cou de George Floyd, conduisant à la mort de cet Afro-Américain, les faits datent de mai 2020 et suite à ce drame une vaste mobilisation mondiale avait alors débuté : ce qui allait devenu le mouvement « Black lives matter », « les vies des Noirs comptent ». Près de 10 mois plus tard le procès de Derek Chauvin devait s'ouvrir ce lundi aujourd'hui. On retrouve en direct de Minneapolis Éric de Salve. Il devait s'ouvrir mais il a été reporté et ne devait pas commencer avant demain, au mieux.

[Transcription manquante]

RA : Éric de Salve en direct de Minneapolis où va se tenir ce procès.

ZK : La répression se poursuit en Birmanie.

RA : Nouvelles manifestations ce lundi et effectivement la junte militaire qui veut éteindre la contestation. Trois manifestants ont été tués, et l'inquiétude est très forte concernant 200 autres manifestants qui sont encerclés par les forces de sécurité depuis la tombée de la nuit dans un quartier de Rangoon. Union européenne et États-Unis appellent les forces de sécurité à laisser les manifestants rentrer chez eux. La journée a également été marquée par une grève générale lancée par les contestataires. Grève qui a été bien suivie, Christophe Paget, malgré les menaces de la junte.

En ce jour de grève, des usines de textile, des banques, des postes, des centres commerciaux sont restés fermées : neuf des plus importants syndicats avaient appelés à « l’arrêt complet et prolongé de l’économie », « permettre aux activités économiques de se poursuivre ne ferait qu’aider l’armée » selon leur communiqué commun. La junte a eu beau menacer les fonctionnaires qui feraient grève de licenciement, peine perdu : il y avait bien des fonctionnaires entre autres ce lundi dans la rue... Beaucoup de femmes également, à l'occasion de la journée internationale des droits des femme : « Ensemble nous pouvons changer le monde », c'est ce qu'on pouvait lire à Rangoun sur les panneaux de ces activistes, enseignantes, agricultrices, intellectuelles et étudiants - selon la FIDH depuis le début des manifestations les femmes sont beaucoup moins discrètes que lors des soulèvements de 1988 et 2007, elles sont souvent en tête des cortèges. Et suspendent leur jupe traditionnelle dans les rues pour effrayer les forces de sécurité - selon une croyance, tout hommes passant sous des vêtements féminins perd sa virilité... Ce qui n’a pas empêché les violences ce lundi, comme chaque jour : la police a tiré des balles en caoutchouc mais aussi à balles réelles. Et selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques des dizaines de personnes ont été arrêtés.

ZK : Cela nous amène à évoquer la journée internationale des droits des femmes.

RA : Avec à l'image de la Birmanie des manifestations partout dans le monde, malgré la pandémie. Des défilés en Inde, en Espagne, en Grèce, en France plusieurs milliers de personnes à Paris. Et puis en Pologne où il s'agissait de dénoncer les conditions d'avortement. L'avortement qui n'est possible en Pologne que dans trois conditions : viol, inceste ou danger pour la vie de la femme. Ce sont de nouvelles restrictions qui sont entrées en vigueur en début d'année. Face à cela les associations souhaitent présenter une initiative civique au Parlement afin de libéraliser le droit à l’avortement. Reportage à Varsovie de Sarah Bakaloglou.

Devant un cordon de policiers, pancarte dans les mains, Halina, une polonaise de 50 ans, est venue comme chaque année manifester pour les droits des femmes, mais cette fois-ci, sa colère face au gouvernement est encore plus importante. « C’est une journée des droits de la femme alors qu’en Pologne les droits sont bafoués complètement, avec justement l’interdiction de l’IVG introduire récemment. C’est pas un bon pays pour vivre pour les femmes en Pologne. On traite les femmes comme uniquement des mamans, qui doivent faire des enfants, rester à la maison, servir des maris et c’est tout ! » Comme plusieurs dizaines de personnes, Halina se prépare à apposer sa signature, recueillie par l’organisation la grève nationale des femmes. Il en faut 100 000 pour pouvoir déposer au Parlement ce projet de loi libéralisant l’avortement, mais les signataires ont peu d’espoir. « Je ne suis pas sûre que cela va vraiment changer quelque chose : la seule manière de changer, ce sera lors des prochaines élections dans 2 ans, la, ce sera différent. » Car en effet, difficile de changer la loi tant que le parti conservateur droit et justice conserve la majorité absolue à la chambre basse du parlement polonais. Sarah Bakaloglou, Varsovie, RFI.

ZK : Au Sénégal l'opposant Ousmane Sonko inculpé mais relâché.

RA : Cela veut dire que des charges pèsent contre lui, il est accusé contre viol, lui dénonce un complot. Mais il a pu rentrer chez lui à la suite de son rendez-vous avec le juge et placé sous contrôle judiciaire. Son arrestation a provoqué des heurts importants dans le pays ces derniers jours. À nouveau ce lundi il y a eu des manifestations de milliers de ses partisans à Dakar. Les manifestants ont été dispersés par la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes.

ZK : Et puis du nouveau dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 en France.

RA : Cela intervient alors que le procès des pires attaques terroristes en France doit se tenir dans 6 mois. La police italienne annonce avoir ouvert une procédure contre un Algérien de 36 ans membre présumé du groupe État islamique. Il est soupçonné d'avoir fourni de faux papiers aux auteurs des attentats du 13 novembre 2015. Explications Vincent Souriau.

Il s'appelle Athmane Touami, il a 36 ans. Au moment de son arrestation, quelques mois avant les attaques du Bataclan et du Stade de France, il détenait plusieurs cartes d'identités belges contrefaites. Similaires à celles utilisées par les commandos de la mort qui ont semé la terreur à Paris. Et qui leur avaient permis de louer leurs appartements, d'ouvrir des comptes bancaires et de se déplacer librement en Europe. Les liens précis entre Touami, ses deux frères eux aussi mis en cause et la cellule d'Abdelhamid Abaoud restent flous à ce stade. On ignore si les faussaires ont joué un rôle direct dans la conduite des opérations et la justice française n'a d'ailleurs pas demandé leur rapatriement. Mais leur implication dans la mouvance jihadiste ne fait aucun doute. Les perquisitions l'ont montré. Et le nom des Touami apparaît même dans les éléments de l'enquête autour du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015. Déjà incarcéré en Italie depuis le mois de mai 2019. Ahtmane Touami devait sortir de prison dans quelques mois.

ZK : Et puis en football la dernière rencontre pour les 1/16e de finale de la Coupe de France.

RA : Un match qui oppose Nice à Monaco deux villes distantes de seulement quelques kilomètres. 0-0 pour le moment entre les deux équipes, c'est la 8e minute de jeu.

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