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Journal en français facile 03/07/2021 20h00 GMT

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RFI
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Il est tout juste 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel et 17 heures à Rio.

Marion Cazanove : À la Une de ce journal, cette nouvelle manifestation au Brésil pour demander le départ du président Jair Bolsonaro : il est visé par une enquête autour d'un scandale de corruption lié à l'achat de vaccins contre le coronavirus.

Donald Tusk incarne désormais l'opposition en Pologne : l'ancien président du Conseil européen fait son retour dans la politique intérieure de son pays après sept ans d'absence.

En France, on se pose des questions au sein du Rassemblement national. Réunis en Congrès, les membres du parti de Marine Le Pen ont tenté d'expliquer leur défaite aux élections régionales sans pour autant changer de ligne pour 2022.

Et puis, la huitième étape du Tour de France avec désormais Tadej Pogacar en jaune ! Le Slovène se rassure après des regrets lors des étapes précédentes.

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MC : Des milliers de Brésiliens ont manifesté aujourd'hui contre le président Jair Bolsonaro. Il est visé par une enquête : il s'agit d'une enquête de police sur des soupçons de corruption au sujet de l'achat de vaccins contre le coronavirus. C'est la troisième journée de manifestation en un peu plus d'un mois, pour demander le départ du président populiste, c'est-à-dire qui se veut proche du peuple. Parmi les manifestants à Rio, il y avait Rafael, 29 ans. Il accuse Jair Bolsonaro d'être responsable de la situation sanitaire catastrophique dans le pays.

« On a déjà dépassé les 520 000 morts, et chaque jour la Commission d’enquête parlementaire met à jour un nouveau crime commis par le président Bolsonaro. Des crimes sans lesquels on aurait pu éviter ce nombre de morts. Nous avançons toujours très lentement dans la vaccination... Ce dont nous avons besoin, c’est que Bolsonaro tombe pour que le Brésil puisse à nouveau se mettre en marche et progresser. Bolsonaro est un frein à la nation brésilienne. Je me sens lésé, privé… Parce que si Bolsonaro n’avait pas snobé Pfizer l’an dernier, la population serait vaccinée et nous serions presque en train de retrouver une vie normale. Donc si, aujourd’hui, nous sommes privés d’un retour à la normale, c’est aussi la faute de Bolsonaro. »

MC : Des propos recueillis par notre correspondante à Rio, Sarah Cozzolino.

Des combats ont éclaté entre les talibans et l'armée en Afghanistan. L'armée assure avoir tué plus de 300 combattants talibans. Elle intensifie ses opérations ces derniers jours, alors que les États-Unis poursuivent, eux, le retrait de leurs troupes. Hier, déjà, étape importante : l'évacuation de la base militaire de Bagram, la plus grande base du pays. Mais ce retrait américain sera progressif, les États-Unis ont précisé qu'il serait totalement fini d'ici la fin du mois d'août. L'accord initial passé entre l'ancien président américain Donald Trump et les talibans prévoyait ce retrait « avant le 11 septembre ».

En Pologne, Donald Tusk fait son grand retour dans la vie politique après sept ans d'absence. L'ancien président du Conseil européen prend la tête du parti d'opposition, Plateforme civique, un parti qu'il a co-fondé il y a vingt ans. Réuni en congrès aujourd'hui, le parti a acclamé Donald Tusk lorsqu'il a annoncé son retour. À Varsovie, la correspondance de Sarah Bakaloglou.

« Je suis de retour à 100% », a clamé Donald Tusk, ce samedi, après des semaines de rumeur dans les médias annonçant son prochain retour. Un premier discours dirigé contre le parti national conservateur Droit et Justice, le PIS, au pouvoir depuis 2015. « Aujourd’hui, le mal dirige la Pologne, et nous allons le combattre », a déclaré Donald Tusk, ajoutant que « le parti Droit et Justice était en train de voler aux jeunes générations tout espoir d’un meilleur futur », avant de dénoncer des relations diplomatiques très froides entre la Pologne et de nombreux pays, à cause de l’homme fort du PIS, Jaroslaw Kaczynski, ennemi de Donald Tusk. L’ancien Premier ministre l’a dit, ce samedi, il veut insuffler un nouveau souffle au parti d’opposition Plateforme civique. Car pour l’instant, le parti Droit et Justice au pouvoir reste en tête des sondages, à deux ans des prochaines élections dans le pays, même si des tensions éclatent régulièrement au sein de la coalition au pouvoir. Reste à voir, en tout cas, comment ce retour sera accueilli par les Polonais : selon un récent sondage Kantar, 60% d’entre eux ne veulent pas un retour de Donald Tusk en politique. Sarah Bakaloglou, Varsovie, RFI.

MC : Autre congrès politique, cette fois en France, où le parti de Marine Le Pen est fragilisé. Le Rassemblement national s'est réuni aujourd'hui à Perpignan, une ville dans les Pyrénées-Orientales proche de l'Espagne. Et l'ambiance à ce congrès était morose, c'est-à-dire bien triste, une semaine après la défaite du RN lors des élections régionales. Des membres du parti ont justifié ces faibles scores par l'abstention. L'abstention avait battu des records. Près de deux électeurs sur trois n'avaient pas voté au deuxième tour. Au Rassemblement national, certains commencent même à douter pour l'élection présidentielle l'an prochain. Reportage de notre envoyée spéciale Anne Soetemondt.

Porte-parole du parti, Laurent Jacobelli donne le ton. Les mauvais résultats des régionales ne sont que le fruit de l’abstention, un refrain repris en boucle tous les orateurs. Maire de Moissac, Romain Lopez aborde, de manière feutrée, la question de la stratégie. Nationaliser la campagne, investir des candidats envoyés par Paris n’était peut-être pas toujours une bonne idée. Romain Lopez, applaudi, car si beaucoup n’osent pas évoquer les doutes qui traversent le parti. L’inquiétude est bien là et si l’échec des régionales était un mauvais signal pour 2022 ? Et si la stratégie de Marine Le Pen, dédiabolisation-normalisation-ouverture, n’était pas la bonne ? À dix mois de la présidentielle, Marine Le Pen espérait sans doute un meilleur lancement de campagne. Anne Soetemondt, Perpignan, RFI.  

MC : Ce congrès a été accueilli par des manifestations à Perpignan : environ 2 000 personnes ont protesté contre l'extrême droite dans cette ville dirigée par le Rassemblement national.

On reste en France, avec du cyclisme. Les coureurs du Tour de France sont arrivés dans les Alpes ce samedi, au terme de cette huitième étape entre Oyonnax et le Grand-Bornand, c'est le Belge Dylan Teuns qui remporte cette épreuve de montagne de 150 kilomètres. Le Slovène Tadej Pogacar, lui, prend le maillot jaune des épaules de Mathieu van der Poel. Il met fin aussi au doute sur ses performances des jours précédents, Frédéric Suteau.

(Transcription manquante)

MC : Demain, neuvième étape de la Grande Boucle : nouvelle étape de montagne entre Cluses et Tignes soit 145 kilomètres.

Et puis les quarts de finale de l'Euro de football. Le Danemark se qualifie pour le tour suivant en battant la République tchèque, 2-1. En ce moment, l'Ukraine affronte l'Angleterre. En ce début de seconde période, l’Angleterre mène 1 but à 0.

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