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Le modèle français du maintien de l’ordre en question

Des CRS lors d'une manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 5 décembre 2019.
Des CRS lors d'une manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 5 décembre 2019.
REUTERS/Gonzalo Fuentes
En janvier 2020, Cédric Chouviat, livreur, mourait des suites d’une interpellation violente lors d’un simple contrôle de police, en France. Ce dérapage a ravivé le débat sur les violences policières dans l'Hexagone.

15'22" - Première diffusion le 29/01/2020

Car, depuis le début des manifestations des « Gilets jaunes » en novembre 2018, les cas de blessures graves par la police se sont multipliés dans les rangs des manifestants. Échymoses, brûlures, voire des mains ou des yeux arrachés, le journaliste David Dufresne a recensé 550 blessés par la police, depuis novembre 2018. Lilian Diéssié est l'un d'entre eux. Cet adolescent de 15 ans a reçu un tir de LBD en pleine mâchoire, alors qu'il sortait d'un centre commercial, un jour de manifestations de « Gilets jaunes » à Strasbourg. C'était en 2019, et depuis, sa mère Flore se bat pour faire sanctionner le policier à l'origine de ce tir et obtenir réparation. Mais, son combat est loin d'être gagné. Notre correspondant Robin Dussenne l'a rencontrée.

►À lire L'usage fréquent du LBD, une quasi-exception française en Europe

Et dans ce contexte de débat public sur les violences policières, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé, dimanche 26 janvier 2020, le retrait d'une grenade lacrymogène particulièrement controversée -- la GLI-F4 – car elle contient une charge d'explosifs, et a provoqué des mutilations graves. Mais, pour les organisations de policiers, cette décision s'apparente surtout à de la communication, car cette munition n'est plus produite depuis quelques années, et ses stocks quasi épuisés. Surtout, elle doit être remplacée par une autre qui ne contient pas de TNT, mais dont la dangerosité est à ce stade assez méconnue.

En Allemagne, les scènes de violence entre les « Gilets jaunes » et la police suscitent l’incompréhension. Car outre-Rhin, la police a une stratégie totalement différente que celle de la France face aux manifestants. C'est la doctrine de désescalade, inscrite dans la loi depuis les années 80. Communiquer plutôt que réprimer. Les explications de Déborah Berlioz.           

Autre exemple : la Belgique. Les armes autorisées y sont différentes, pas de Ianceurs de balles de défense ou grenades assourdissantes, sont autorisées les matraques ou canons à eau. Des armes dites simples, mais qui n'empêchent pas les dérapages, Laxmi Lota.

En Roumanie, une manifestation a particulièrement marqué les esprits. Le 10 août 2018, les forces de l'ordre répriment violemment un rassemblement monstre contre le gouvernement. Amnesty International s'était alors inquiété de l'usage aveugle et excessif de gaz lacrymogène. Un an et demi plus tard, malgré 800 plaintes déposées par des civils, aucun policier n'a été interpellé. Les explications de Benjamin Ribout.  

Comment sanctionner les dérapages de la police quand il y en a ? En France, il y a bien l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de contrôler le comportement des forces de l’ordre, mais peu de plaintes aboutissent à des condamnations. Daniel Vigneron, journaliste pour le site myeurop.info compare les systèmes en Europe pour sanctionner les abus.

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Publicado el 08/06/2020 - Modificado el 03/07/2020 - Por autor

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